20143

CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 13 mars 2026
Sa note : 14/20

LINE UP

-Simone Colombo
(chant+guitare+orchestrations)

-Andrea Lenzi
(chœurs+guitare+orchestrations)

-Fulvio Manganini
(basse)

Ont participé à l'enregistrement :

-Serena "Rehn Stillnight" Zaffaroni
(chant sur 11 et 12)

-Iacopo Hacken
(piano)

-Federico Pennazzato
(batterie)

-Simone Campete
(orchestrations)

TRACKLIST

1) Cosmic Silence at the Edge of the New World
2) Shadow Spell
3) Seduced by the Beauty of the Darkness
4) Absence of Illumination
5) Tears of the Past
6) Vortex of Light
7) Lights of Dawn
8) Alone Again
9) Stardust
10) Blackened Vision
11) Collapsing Dream
12) Flowers Swept Away by the Autumn

DISCOGRAPHIE


Nefastis - Shadows at the Light of Dawn



Mmmmmh… le charme de l’ancien, de l’artisanal. Nefastis, troupe lombarde originaire de Milan, exsude de ces attributs. Ne vous fiez pas à ses quasi vingt années d’existence, avec une simple démo et un album le groupe est presque un soulier neuf. Accompagné des moyens généralement associés.

Souvenez-vous la récente chronique de Bill Clove. Une arnaque intellectuelle qui a fini par m’envoûter. Par la magie de son néo-classicisme. Alors non, Nefastis ne pratique pas le même style note pour note. Déjà, il est chanté. Ensuite il est clairement plus orienté extrême. Mais l’orientation néo-classique est partagée. Nefastis adore ajouter des caisses d’orchestrations. Manipuler ses manches pour en sortir des mélodies médiévales dignes des cours de l’époque. De plus, les Italiens ont un vrai batteur (bien qu’il soit affublé d’un son de boîte à rythmes ironiquement).

Reste que dans l’ensemble l’esprit y est. Et donc metal extrême typé death, orchestrations lourdes, Italie… ne serions-nous pas dans les pas des munificents Romains Fleshgod Apocalypse ? Non pour plusieurs raisons :
- Tagada tsoin-tsoin (les claviers quoi)
- La brutalité extrême non partagée
- Le son incomparablement plus amateur
Il faudra chercher ailleurs les comparaisons. Une qui m’est venue à l’esprit bien qu’éloignée : Clamoris. Pour ces inspirations néo-classiques, les mélodies très présentes et le côté extrême mais pas trop.

Shadows at the Light of Dawn (ah oui, le quatuor semble posséder une attirance pour les titres à rallonge et la… grammaire créative anglaise de Rhapsody - of Fire ou non) affirme une appartenance à la musique de bals du Rinascimento, drapée d’atours recherchant le classieux. Et malgré cette carence en moyens, étonnamment nos gaillards parviennent à leurs fins. Pourquoi, comment ? Car même si on pourrait déblatérer sur les ressorts utilisés, parfois grossiers dans leur manque de finesse, les compositions se tiennent et dégagent vraiment cette ambiance baroque qui souvent sied au metal. Car de leur enveloppe sonore approximative se dégagent de la poésie, la volonté de bien faire et l’attention aux détails.

Oui les choses pourraient se concevoir de manière moins circonvolues. Oui les tartines de claviers moyenâgeux ne sont pas systématiquement judicieuses, mais comme écrit dans l’introduction : le charme de l’artisanal. Tant et si bien qu’on se prend au jeu (ok, il faut posséder cette appétence innée pour ce type de musique aisément qualifiée de monstrueuse).

Shadows at the Light of Dawn ne mérite pas d’apparaître dans les listes des albums de l’année, par contre il a gagné le droit de se retrouver cité entre amateurs de metal extrême néo-classique. Il suinte l’envie, la bienséance malgré les circonstances. Donc si vous vous sentez concerné(e)s, vous seriez bien mal lunés de ne pas tenter le coup.



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