20130

CHRONIQUE PAR ...

3
TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 27 février 2026
Sa note : 17/20

LINE UP

-Belinda Kordic
(chant)

-Ryan Patterson
(chant)

-Justin Greaves
(guitare+claviers+batterie)

-Andy Taylor
(guitare)

-Lucy Marshall
(claviers)

-Wes Wasley
(basse)

TRACKLIST

1) One Man Wall of Death
2) Ravenettes
3) Things Start Falling Apart
4) No Epitaph/The Precipice
5) The Void
6) Hollows End
7) Dropout
8) Vampire Grave
9) Colder and Colder
10) Under the Eye
11) Tired to the Bone
12) Beautiful Destroyer

DISCOGRAPHIE

Great Escape (2018)
Ellengæst (2020)
Banefyre (2022)
Scaeduhelm (2026)

Crippled Black Phoenix - Scaeduhelm
(2026) - rock prog post rock et autres... - Label : Season Of Mist



Mega bordel, act I. Se lancer dans la chronique d’un groupe totalement inconnu de mes oreilles et adoré d’un chroniqueur (mirez la collection de notes supratoniques).
Mega bordel, Act II. Subir un line-up totalement dodécacomaniaque. Ça change à chaque chanson ! Bordel, cette chronique ne va pas être aisée, pourtant je les entends les vrais métalleux : « Ah enfin un vrai chroniqueur metal ! Il va lui mettre sa tannée méritée à ce groupe de progressistes ! »


À la lecture de ces maigres lignes introductives, vous mesurez toute la pression sur mes maigres épaules. Je n’ai pas poussé l’étude jusqu'à me plonger dans l'écoute des précédents efforts du phénix, mais bon, on va dire que ça correspond à la fois à l’idée que je m’en étais faite suite aux échanges tout autant qu’aux effleurements effectués de-ci de-là. Bref, post rock avec des trucs prog disons, emballé-pesé. Pour autant sans le cantonner entièrement à une seule case, celle-ci en définit largement les contours. Je me repose donc sur les déclarations de notre grand Eudus.
Côté sonorités, si l’estropié noir creuse son propre sillon, l’ensemble n’en rappelle pas moins certaines influences bien identifiables. Les classiques du post rock évidemment, et en l’occurrence j’ai envie de citer Red Sparrowes, rejeton d’un ex-Isis qui pourra lui-même être mis en lumière au moment des nominations pour l’aspect éthéré de la musique (sans du tout l’aspect hardcore, nous sommes d’accord). Sceaduhelm mise ainsi fort sur les ambiances, se réservant le droit à posséder la dynamique, haussant et baissant le ton au gré des humeurs de son maître compositeur. Écoutez seulement le quasi Marduk (je pensais pas les citer eux) "Beautiful Destroyer" singeant "Dreams of Blood and Iron" le temps d’un riff. Musique-agrégat d’un collectif au service de ses inspirations, clairement le fil conducteur s’étend malgré les diverses intentions senties le long du disque (les saturations toujours plus poussées de "Things Start Falling Apart" sur fond d’aller-retours monocordes sont un des grands marqueurs post).
Richesse ? Prenez "No Epitaph/The Precipice" ode crooner pur US sudiste (aspect qui reviendra régulièrement avec succès). Patterson emprunte fort judicieusement un timbre d’une chaleur imparable pour nous happer dans les méandres d’une musique qui souhaite vous faire voyager. Car voilà l’objectif avoué du collectif : aller. Qu’importe où. Loin. Proche. Nulle part. Partout à la fois. Cette musique évocatrice des rêves et désirs de tout un chacun, illustrée par une pochette à la fois simple, esthétique et parfaitement évocatrice ne se met aucune limite si ce n’est que sa post-rockicité implique un carcan. À suivre bizarrement. Car malgré toutes les ambitions de Justin Greaves d’enrichir son art, il parvient surtout à le définir comme étant extrêmement post rock, ingérant tous les pas de côté en autant de variations sur le thème post. À ce titre, l’enchaînement No "Epitaph/The Precipice" – "The Void est un délice" – dépassé cependant par le sommet, personnel de cet album : la déchirante et passionnante "Under the Eye", démonstration des ambiances, des sursauts énergétiques dont se révèle capable Crippled Black Phoenix, stratifié avec virulence ensuite sur une langueur sans annonce mais au grand contraste.


« Alors TheDecline01, tu le maraves hein ? »
Avez-vous lu ce qui a été écrit plus haut ? Alors, vous sauriez que non. Sous des couverts protéiformes, tous les emprunts pointent dans une direction commune créant une homogénéité inattendue tenant le haut du pavé plus d’une heure (car oui, fidèle à ses habitudes, le groupe fait long). Oui, c’est post rock jusqu’à la moelle au final, mais c’est beau et BIEN FAIT. Et bien fait tant pour vos gueules que pour la mienne.






©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Latex Dresses for Prom,Latex catsuits in the goth subculture latex clothes The potential dangers of overheating and dehydration while wearing latex catsuits,The ethics of wearing and producing latex clothing sexy latex clothing
Trefoil polaroid droit 6 polaroid milieu 6 polaroid gauche 6