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CHRONIQUE PAR ...

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Eudus
Cette chronique a été mise en ligne le 03 janvier 2023
Sa note : 17/20

LINE UP

-Belinda Kordic
(chant)

-Joel Segerstedt
(chant)

-Justin Greaves
(guitare+basse+batterie+programmation)

-Andy Taylor
(guitare)

-Helen Stanley
(claviers+trompette)

Ont participé à l'enregistrement :

-Frode Kilvik
(chœurs sur "Ghostland")

-Jacob Bannon
(chœurs sur "No Regrets")

-Kurt Parker Ballou
(guitare sur "No Regrets")

-Chrissie Caulfield
(violon sur "The Reckoning" et "Down The Rabbit Hole")

-Jörgen "Jugglo" Wall
(batterie sur "The Scene Is A False Prophet")

-Lucy Marshall
(batterie sur "The Reckoning")

-Andy Marshall
(batterie sur "The Reckoning")

TRACKLIST

1) Incantation Dor The Different
2) Wyches And Basterdz
3) Ghostland
4) The Reckoning
5) Bonefire
6) Rose Of Jericho
7) Blackout77
8) Down The Rabbit Hole
9) Everything Is Beautiful But Us
10) The Pilgrim
11) I'm Ok, Just Not Alright
12) The Scene Is A False Project
13) No Regrets (bonus track)

DISCOGRAPHIE

Great Escape (2018)
Ellengæst (2020)
Banefyre (2022)

(2022) - post rock - Label : Season Of Mist



On ne change plus une formule gagnante. Depuis leur signature avec Season of Mist, Crippled Black Phoenix est réglé comme un coucou et propose un album tous les deux ans. Après les deux petits bijoux que sont Great Escape et Ellengaest, Justin Greaves et ses acolytes tentent le tiercé gagnant avec Banefyre, et autant vous prévenir d’emblée, il en faut des écoutes pour digérer cette œuvre d'une heure quarante.

Pourtant les Britanniques avaient un peu raccourci leur propos sur les précédents efforts. Cependant, avec un line-up dorénavant stable et une crise de covid laissant le temps à la composition, Crippled Black Phoenix a laissé place à sa créativité pour offrir une œuvre musicale riche, post rock, prog, toujours un peu goth par moment et riche en influences (coucou Pink Floyd, en témoigne le final de "The Scene Is A False Project"). Banefyre regorge d'idées, et le combo ne lésine pas sur les efforts déployés pour les mettre en avant. Ce nouvel effort alterne morceaux simples, adaptés au format live en témoigne les singles "Bonefire", "Blackout 77" (narrant le blackout général qui a touché la ville de New York en 1977) ou encore "Wyches And Basterdz". Si ces occurrences sont de qualités, elles paraissent au fil des écoutes comme les moins intéressantes puisqu'elles côtoient des compositions léchées, pas facile d'accès et qui, pour les nons initiés aux œuvres de Greaves, assez foutraques.
Pourtant comment ne pas se laisser subjuguer par "Rose Of Jericho" qui reprend une grande partie des codes du rock anglais des années quatre-vingt-dix avec notamment ses chœurs qui pourraient être repris dans un stade de foot (ou de rugby au choix). Situé en plein cœur d'album, cet epic est à l'image de la carrière de Crippled Black Phoenix, à plusieurs visages, puisque la seconde partie, elle, met en lumière le grand talent du nouveau vocaliste permanent du quintet, Joel Segerstedt. Son timbre illumine l’œuvre et complète parfaitement celui de Belinda Kordic. Le point d'orgue de cette complémentarité sera atteint sur le final de "Everything Is Beautiful But Us". La présence de Joel n'empêche pas Belinda de briller également, à l'instar de sa performance toute en nuance sur "I'm Ok, Just Not Alright". Banefyre est une œuvre vivante, sans temps mort, variées (comme l'hypnotisante "Ghostland") et qui ne pourra que faire succomber les fans du groupe Anglais.


Est ce que Crippled Black Phoenix fera changer d'avis ses détracteurs avec Banefyre ? Absolument pas. Long, très riche, difficile d'accès, ce nouvel effort n'en est pas moins, une nouvelle fois, parfaitement réussi, faisant briller l'intégralité de ses membres. La stabilité du line-up (avec l'ajout de Joel) permet au combo d'enchaîner les œuvres de qualités et de confirmer son statut de groupe confirmé. Il n'y a plus qu'à attendre 2024.





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