20097

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 23 janvier 2026
Sa note : 15/20

LINE UP

-Tero Ruohonen
(chant)

-Jussi Hänninen
(tous les instruments)

TRACKLIST

1) Plagued By Sorrow
2) Absolution
3) Code of Ethics
4) Without the I
5) Circular Reflection
6) Silent Exit
7) City of Ghosts

DISCOGRAPHIE


The Bleak Picture - Shades of Life



**Mode boomer on** Appelée streaming, la perfusion permanente qui nous relie à la grande poche de musique nous a rendus malades, moi le premier. Pas de persévérance, si un album ne provoque pas un déclic rapide, c’est poubelle et au suivant. Si, dans le « bon vieux temps », j’avais investi mon argent de poche sur Shades of Life en format vinyle ou CD, renonçant par la même occasion à découvrir d'autres groupes, croyez-moi que je l’aurais poncé avant de me faire un jugement. Et le déclic serait venu plus vite.

Teasé par un premier EP très prometteur, puis un tantinet refroidi par le premier effort longue durée de The Bleak Picture, je décrétai trop rapidement que le second album du duo finlandais ne valait pas le coup. Toujours pas de titre me collant la chair de chapon - la chair de poule, c’était avant l’ère du streaming, le chapon c’est la version premium. J’abandonnai ainsi Shades of Life, sans avoir trop cherché à rentrer dedans. Et puis certaines chroniqueuses de bon goût, en ayant parlé en des termes assez élogieux, je décidai de lui redonner sa chance. Bien m’en prit. Même si, pour l’instant, The Bleak Picture ne me fait toujours pas orgasmer tel Priape, le gothic-doom-death proposé ici reste aussi solide que sur Meaningless. Et un peu plus intense. Pas de changement de cap au programme, les Nordiques continuent à utiliser les éléments classiques du sous-genre en question, substituant toujours le chant féminin de rigueur par les notes cristallines et aigres-douces d’une guitare acoustique. Simplement, le couple de musiciens insiste un peu plus sur les références au Katatonia de Brave Murder Day. Sans aller jusqu’à faire de la grande référence suédoise un objet d’adoration à l'instar de leurs compatriotes de Counting Hours, Tero et Jussi intègrent plus d’éléments directement inspirés des mythiques Scandinaves, comme vous pourrez l’entendre sur "Absolution", "Without the I" et sur la fin de "Circular Reflection", où la guitare lead va chercher des phrasés du côté de Last Fair Deal Gone Down.
Pour le reste, l’alternance entre growls très Draconiens et chant clair est toujours de mise, tout comme le mid-tempo et la composition de titres faisant la part belle à la lourdeur et à la mélancolie. À l’image de Meaningless, l’album se compose de sept titres pour environ quarante-cinq minutes d’écoute, un format idéal pour déployer ses idées sans jamais lasser l’auditeur. Et, toujours comme sur Meaningless, le résultat se révèle très convaincant, peut-être même davantage. Ici, chaque chanson possède son charme, et si ma préférence se pose sur la séquence "Absolution", "Code of Ethics" et son leitmotiv rappelant les descentes dans les ultra-graves de Shape of Despair (en mode « vitesse x100 », bien sûr) et "Without the I". Il n’y a aucun filler. Le groupe a même le chic pour retourner une situation mal engagée : l’ouverture en chant clair de "Silent Exit", un poil gentillette, laisse d’abord dubitatif, mais les riffs qui suivent redonnent de l’ampleur au morceau et lui insufflent une réelle puissance. Il est juste dommage que malgré la richesse et la qualité des séquences proposées, le groupe ne parvienne pas à faire totalement monter la sauce. Même si j’adore les guitares katatoniennes de "Without the I", je pense que le groupe avait le moyen de maintenir la tension provoquée par lesdites guitares sans retomber dans des séquences plus plan-plan. D’aucuns argumenteront que plutôt que de me plaindre, je n’ai qu’à composer mes propres chansons. Et on ne pourra pas leur donner tort.


Et si The Bleak Picture devenait une valeur sûre ? Après Meaningless, Shades of Life est une nouvelle preuve de la qualité globale du duo finlandais. Impeccable de constance, à défaut de posséder l’éclat des plus beaux diamants, la musique tout en clair-obscur que Jussi et Tero nous proposent ici saura intéresser tous les gothic-doomsters, notamment les nostalgiques des vieux Katatonia, qui devraient probablement arrêter de se passer Counting Hours en boucle pendant un moment. Ce n'est pas rien.





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