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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 04 juillet 2024
Sa note : 15/20

LINE UP

-Kyle Earl "Naas Alcameth" Spanswick
(chant+guitare+claviers)

-Dustin Charles "Nox Corvus" Selveen
(guitare)

-Evan "Eoghan" Knight
(basse+batterie)

TRACKLIST

1) The Mask of Night – Speaking
2) Maze of Phobetor
3) Through the Abyssal Door
4) Black Geminus
5) Sister Silence, Brother Sleep
6) Eye of the Daemon – Daemon I

DISCOGRAPHIE


Akhlys - House of the Black Geminus



Akhlys est une entité fort opaque et absconse. Sa musique évidemment en est la cause. Ou la résultante. Pas si claire l’affaire. Basée sur d’anciennes croyances et faisant appel au grand passé occulte avec House of the Black Geminus, Akhlys ne facilite pas son cas.

Pourtant musicalement, j’avais personnellement fraîchement accueilli The Dreaming I, affublé du défaut mortel d’être trop poli. Mystique, obscur, occulte, opaque, etc… certes, mais travaillé au point d’en paraître un poil artificiel, tel était mon grief majeur. À l’écoute de ce nouvel opus, je me demande également pourquoi n’avoir jamais cité un groupe (français qui plus est, cocorico) : Drastus (probablement car je les ai découverts a posteriori... merci Robert). Il y a ressemblance, et pas qu’un peu mes neveux, même si les premières minutes rappellent étonnamment Infestus et le début, aussi, de son The Reflecting Void. Dans cette façon de murer les guitares dans un agrégat massif. Dans cette volonté de pousser les aigus pour tendre vers la stridence, et agresser les tympans. Dans cet acte de contrition de la batterie, porte-musique plus que porte-rythme. Et cette manière de fusionner les accords pour ne produire qu’un immense mur de son, palpable et proche de la nappe de claviers. Alors oui Drastus propose plus de variations, audibles tout du moins. Mais l’esprit malfaisant qui rôde est bien le même.
Voilà House of the Black Geminus paré d’une aura noire particulièrement poisseuse et homogène. Homogénéité qui peut porter préjudice à la puissance de l’album, tout autant qu’elle en est bien sûr la source. Car de ce bloc monolithique duquel ne se distinguent qu’à force d’écoutes les menues variations, les détails qui permettent de sortir d’une routine unique, surgit une atmosphère forcément abrasive. C’est le but, et oserais-je écrire, le seul. Car tout Akhlys tend vers la création de cette bulle sonore qui vous happe, vous mâche et vous digère. On n’écoute pas les Américains pour se fendre la gueule de riffs. On les affronte pour plonger tête la première dans un lac noir peuplé de créatures monstrueuses anciennes dont on ne perçoit que le mouvement, effrayant, de surface.
À la question de savoir si cette nouvelle livraison maintient la barre, ou si elle fait mieux, je poserai surtout la question de votre état d’esprit. Car tout est affaire de prédisposition mentale au moment d’entrer par la porte monumentale de vos cauchemars. Akhlys tisse parfaitement sa toile, et prend grand soin de prendre son temps pour la confectionner. Mesurez ceci. Quatre albums en quinze ans (Drastus ironiquement produit encore moins), un enregistrement étalé sur quasiment deux ans, ça en dit long sur le méticuleux des troupes. Ainsi que sur l’absence totale de hasard, par extension de folie surprenante. Car Akhlys fait toujours du Akhlys même s’il n’impressionne plus en 2024. Tout semble terriblement à sa place, au point qu’il est impossible de sortir du chemin. Sachez vivre avec cela. De manière plus légère, le groupe conserve sa propension à jouer sur les inversions de mots, mirez donc les "Sister Silence, Brother Sleep" et autre "Eye of the Daemon – Daemon I" (bon, un peu facile celle-là).


Car au final House of the Black Geminus marque. Sa musique brise les neurones, clairement pas là pour vous faire passer du bon temps. Elle nécessite implication et dévouement bizarrement alors que techniquement rien n’impressionne. Mais cette enveloppe. Quatre-vingt-dix pourcents du message passe par le son, l’ambiance. Et pour ça, ils sont forts les Akhlys.





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