19560

CHRONIQUE PAR ...

21
Wineyard
Cette chronique a été mise en ligne le 21 juin 2024
Sa note : 18/20

LINE UP

-Marcel "Marsél" Dreckmann
(chant+narration)

-Stefán Drechsler
(chant+guitare+basse)

-Árni
(chant+guitare+alto+violoncelle+percussions)

TRACKLIST

1) Hvítir hjorvar Heimdalls aldraðra fjallgylða
2) Stormr, hvítundit grand grundar gjálfrs
3) Er faðir kulda ok myrkrs hopar fyrir endalausum vegi Ránar
4) Eftir bjartlogar hróts hreggs kveikja ógnarstríðan úlf storðar í grasinu
5) Nú er lengstu miskunndir dalreyðar ná hátindi
6) Nauð greyprs élreka
7)
Ek sneri aftr til golfholkvis fleygra sárelda heiftar
8) Fyrsta fonnin fellr úr hátunnu regns
9) Ofsaveðrsgnýr ber auma bústaði

DISCOGRAPHIE


Arstidir Lifsins - Aldrlok
(2024) - black metal Pagan épique avec une voix magique - Label : Van Records



C’est toujours avec appréhension que j’aborde les suites. Je l’ai déjà écrit, mais tout de même, quelle fébrilité parfois. Le coup d’après le chef d’œuvre, c’est le révélateur de la pérennité d’un groupe, non dans l’absolu, mais dans mon affect qui est tout de même bien plus important pour moi que les avis populaires musicaux dont j’ai parfois tendance à me foutre. J’avais été subjugué par Saga á Tveim Tungum II: Eigi Fjoll né Firðir, et mitigé par l’EP Hermalauzaz en priant pour que ce ne soit qu’un EP et que l’album qu’il préfigurait reviendrait vers mon monde. Ne vous méprenez pas, Hermalauzaz est très bon, mais il n’atteint pas le sommet personnel que fut Saga á Tveim Tungum II: Eigi Fjoll né Firðir. Au risque de dévoiler à la face du monde le masochisme qui m’habite (oui, détaché et avec un « h »), j’ai envie de reprendre une claque, la première fut si bonne, j’en veux encore. Oh oui, Marsèl, refais-moi mal avec ta grosse…voix.

Autant se débarrasser de l’embarrassant : le premier flirt avec Aldrlok a été presque triste. J’ai été perdu, je n’arrivais pas à m’accrocher à quelque chose. La densité, la longueur des titres et la durée totale sont conséquentes, et ne permettent pas un attrait rapide dans la globalité. C’est la première mise en garde, il faut persévérer, ne pas se laisser désarçonner et passer à autre chose car ce serait alors la certitude de passer à côté d’Aldrlok. Cet affect dont je parle dans l’introduction, c’est ce qui m’a fait persister dans les écoutes, titre par titre, pour retrouver le Árstíðir Lífsins que j’avais perdu en partie. Je ne parle pas du Árstíðir Lífsins auquel on s’attend, car il est bien là ; je parle de celui qui sublime certains moments par des détails dans les chœurs ("Nauð greyprs élreka"), dans les instruments et leur utilisation, dans les récits dictés par le vieux guerrier fatigué, dans les montées épiques ou les soudaines rages vocales.
Ce qui m’a capté, c’est clairement "Nú er lengstu miskunndir dalreyðar ná hátindi" qui a ramené Aldrlok vers les contrées défrichées par son prédécesseur. Un pagan non metal et presque tribal, puis la voix ensorcelante de Marsèl qui provoque toujours en moi un tremblement épidermique, avec juste un décorum sonore faire-valoir en guise d’accompagnement. Quand j’ai enfin plongé, je savais qu’Aldrlok venait de s’ouvrir. Et je l’ai remis au début. J’ai redécouvert le final de "Hvítir hjorvar Heimdalls aldraðra fjallgylða" qui s’est enfin révélé à moi par une petite poussée pileuse que je n’avais pas eue sur les premières écoutes. Ce final, épique as fuck, est sublimé par la voix grave et caverneuse de Marsèl. Ce grand Marsèl qui ne cesse de m’attirer à lui quoiqu’il fasse tellement sa voix résonne en moi. Puis ce fut au tour de ce passage en voix grave après la moitié de "Eftir bjartlogar hróts hreggs kveikja ógnarstríðan úlf storðar í grasinu". J’avais découvert le code de déchiffrement, et depuis je boucle sur cet album, dont seul le dernier Königreichssaal a pu me sortir sporadiquement. Mais c’est une autre histoire que je vous conterai bientôt.

Maintenant qu’Árstíðir Lífsins a vomi Aldrlok, je m’aperçois que cela fait six ans que j’attends une suite à Niederkunfft et Vanitas Vanitatvm. L’écoute sereine de la voix de Marsèl dans tous ses aspects m’a ramené vers l’absence d’Helrunar. Certes, ce dernier n’a pas la majesté d’Árstíðir Lífsins, mais l’autre enfant de Marsèl a ce petit charme d’utiliser sa voix en allemand d’une façon ravissante. Heureusement que je peux me mettre Aldrlok sous la dent en attendant. Cet album est presque au même niveau que Saga á Tveim Tungum II: Eigi Fjoll né Firðir, mais peut-être que la claque à retardement a juste un peu moins d’effets que la claque immédiate. Depuis une semaine, j’ai reçu mon exemplaire et j’arborerai également un estimé T-shirt du groupe : mon premier.





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