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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 06 mars 2024
Sa note : 12/20

LINE UP

-Tommi Salonen
(chant)

-Pyry Pohjanpalo
(guitare)

-Jussi Pulliainen
(guitare)

-Arto Viitanen
(basse)

-Rainer Pekkinen
(claviers)

-Leo Korhonen
(batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-Stephanie Mazor
(chant sur "Our Final Hour")

-Tommy Tuovinen
(chant sur "Necropolis")

TRACKLIST

1) To Serve the Pestilence
2) Kaamos
3) Harbingers of Genocide
4) Icaros
5) My Fortress
6) Our Final Hour
7) Para Bellum
8) The Engram
9) Necropolis

DISCOGRAPHIE


Northern Genocide - The Point of No Return



Groupe de death brutal tout droit sorti des marches du cercle polaire… Oh bordel, la boulette ! Que voulez-vous, il est tellement aisé de se mettre en pilotage automatique et user du générateur de chronique afin de se débarrasser des promos. Je vous en explique rapidement le principe : se basant sur le nom du groupe et celui de l’album, le générateur automatique de chronique permet de s’acquitter de sa tâche de chroniqueur tout en profitant de l’existence. Sauf que tout ceci n’est qu’un mirage et nous sommes harassés du travail de vous informer.

Et Northern Genocide ne fait point de death brutal contrairement à la violence indue de son patronyme. En fait, de death, les Finlandais (tiens tiens tiens ! va-t-on devoir citer Insomnium ?) en font du mélodique. Et même plus que du death mélodique (ok d’accord, melodeath pour les puristes), ils répondent à une question que très peu de personnes (sensées) sur Terre se sont un jour posée : qu’arriverait-il si on fusionnait le melodeath et power ? J’en vois déjà certains trembler à juste raison de tout leur corps. Pourquoi s’infliger ceci et pourquoi vouloir le partager avec le reste de l’humanité ? Ne partez pas en courant ! Halte. Car si les Finlandais ont une idée saugrenue, sa mise en pratique reste la mère de toutes les batailles. Et de manière fort intéressante, ils ont décidé de partir d’une base In Flames période Clayman, évidemment un peu de Insomnium, on ne se refait pas, et de mélanger tout ça avec les canons du power/speed mélodique.
De ce postulat dérangeant naît une musique qui ne l’est pas. Que les choses soient dites clairement, The Point of No Return est un album agréable. Putassier, non, grossier, non plus. Faisant le pari d’un entremêlement inattendu voire non désiré, il parvient à en créer une musique qui se tient pour notre plus grand plaisir. Portée évidemment par une pelletée incroyable de mélodies, vous en avez littéralement partout. La présence parcimonieuse mais notable d’un chant clair féminin ne fait qu’abonder en ce sens. Parlant de chant, le pendant masculin ne s’essaie fort heureusement pas à l’exercice clair (hormis le featuring pas inoubliable de Tommy Tuovinen sur "Necropolis"), et ses versants écorché ou growlé, bien que maîtrisés ne disposent pas d’une texture remarquable. Et d’où viennent-elles ces mélodies ? Des guitares bien sûr, mais aussi, power/speed oblige, des claviers. Claviers qui se permettent des sonorités technoïdes limite dance que ne renierait pas un Stratovarius sur ses derniers albums. On reste entre gens des Lacs, tout va bien.
Ce qui est totalement marrant ou estomaquant sur cette sortie, c’est finalement l’absence de véritable point d’achoppement, tout autant qu’il n’existe pas spécialement de sommet indétrônable. "My Fortress" apporte un souffle épique agréable, la mise en bouche, "To Serve the Pestilence" un entrain contagieux. Pour autant Northern Genocide ne parvient pas à tutoyer les cimes. D’ailleurs globalement l’idée des claviers techno est bonne, mais elle finit par tourner en rond. Trop systématique. Un Dark Tranquillity s’y essaie par exemple plus précautionneusement, et ça fonctionne bien mieux. De plus le socle commun des compositions repose sur des riffs certes sympa, mais génériques. Pareil pour les différents tempi usés. Alors voilà, The Point of No Return finit par lasser. Une musique facile à digérer avec ses qualités et sa capacité à produire de la mélodie à la kilotonne sans toutefois écœurer, mais qui pêche au moment de tâter de ce qui fait le metal, les riffs.


Album d’une fusion improbable de deux genres qui finalement partagent en commun plus que l’imaginaire immédiat leur attribue, il n’en demeure pas moins un mets à conseiller aux curieux. L’exercice melodeath ou power est meilleur chez d’autres et leur jointure manque de riffs marquants pour véritablement imprimer.





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