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CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 15 octobre 2023
Sa note : 16/20

LINE UP

-Christoffer Bråthen
(chant+guitare+claviers+basse)

-Jonas Bye
(basse)

-Carl Christian Holm
(batterie)

A participé à l’enregistrement :

-Eirik Wojtko Nilsen
(chœurs sur "Hypatia" et "Path to Nowhere (Elysian Fields)"+claviers sur "Valley of the Moon")

TRACKLIST

1) Hypatia
2) Valley of the Moon
3) Comet of Gold
4) Echoes of Journeys Past
5) Path to Nowhere (Elysian Fields)
6) Moondance
7) Mystic Mountain : The Gates of the Destroyer / Transformation / Return to Forever / Stardust

DISCOGRAPHIE


Flight - Echoes of Journeys Past



(For English version, scroll down)

À partir du moment où, dans cette chronique, il va être question d’un groupe appelé Flight, le challenge sera de ne pas donner dans la métaphore aéronautique, d’autant que le procédé a été largement utilisé afin d’évoquer les bombinettes de bonheur larguées depuis dix ans par The Night Flight Orchestra. Il n’en reste pas moins qu’avec son troisième album intitulé Echoes of Journeys Past, la formation premièrement nommée s’est donnée les moyens de franchir un nouveau palier.

Les changements factuels sont pourtant restés mesurés depuis la parution de A Leap through Matter en 2018 : départ – non compensé - du guitariste Kristian Ingvaldsen et migration depuis High Roller Records vers un autre label allemand, Dying Victims, spécialisé dans le metal traditionnel qui abrite notamment les speed métalleux de Nocturnal (toujours sans Tyrannizer, hélas), les Rennais de Hexecutor, Mälheür de Vitry-le-François et plusieurs entités dont le nom commence par « Iron ». Le style, old school assumé, est toujours d’actualité et la production est à nouveau assurée par Jamie « Elton » Leven dont la cote a monté depuis A Leap through Matter puisqu’il s’est vu confier le dernier Tribulation (2021) et un live de Watain en cette année 2023.
C’est avec bonheur que l’on retrouve dès l’entame de Echoes of Jouneys Past les guitares qui cavalent à bride abattue façon Iron Maiden. Il serait inexact néanmoins d’assimiler Flight à un clone des imputrescibles Londoniens, le propos étant au moins autant au romantisme seventies qu’à l’héroïsme des années quatre-vingt, amalgame brillamment réussi en ouverture sur "Hypithia", bonifiée par une énergique modulation finale. Les Norvégiens semblent reprendre les affaires là où ils les avaient laissées, malgré un scream surprenant (et unique) en introduction. Les couplets sont fervents mais le chant de Christoffer Bråthen, plus proche que jamais de celui de son aîné Paul Gaskin, reste aimable alors que le refrain, bien qu' agréable, n’est pas des plus marquants. Cependant, les interventions du leader respirent davantage la confiance, et hormis sur "Comet of Gold", tentative - réussie - de power ballad, toute trace de (légère) fausseté, a disparu. En outre, les Scandinaves ont manifestement eux aussi trouvé que les chœurs pour doper les refrains, à l’instar de celui de "The Pendulum", la meilleure piste du LP précédent, étaient une bonne idée. Hormis sur "Cornet of Gold", ils en ont donc mis sur tous les titres. Et ça fonctionne.
Les mélodies ventousent joyeusement les synapses tandis que le collectif ose davantage, comme baisser le tempo et confier le thème principal à un Korg que d’aucun(e)s qualifieraient de « cheesy » sur le délectable "Valley of the Moon". Les claviers, sans être omniprésents, sont davantage mis en avant, toujours de manière judicieuse. Certes, ils sont plus en retrait sur la chanson-titre qui reste dans les schémas habituels de la section nordique ainsi que sur "Path to Nowhere (Elysian Fields)" à l’ambiance délicieusement proche de celle instillée jadis par Thin Lizzy – quel refrain encore ! Mais les synthés sont bien de la partie en conclusion de la courte réalisation (à peine plus de trente-cinq minutes), sur un morceau roboratif nommé "Mystic Mountain" qui témoigne d’une ambition clairement à la hausse, en dépit d’une coda fanant dans une mélancolie placide. Les quelques huit minutes qui précèdent sont un pur bonheur de heavy épique mené au galop des guitares, entre accélérations et montée en puissance vers une séquence d’ivresse, de celle que provoquent les courses poumons béants entre les sommets.


Il manquait un petit quelque chose pour propulser Flight dans la stratosphère où évoluent les avions les plus racés de la scène du metal traditionnel. Sur Echoes of Journeys Past, le sursaut d’inspiration s’est produit, des progrès – chant et arrangements – ont été effectués. Ok, le pari évoqué dans le paragraphe d’introduction est raté, mais l’enregistrement, lui est l'un des bonheurs musicaux du millésime, et c’est bien là le plus réjouissant.






In this review dealing with the rise in power of a band called Flight, it will be a challenge to avoid using an aeronautical metaphor, especially as it has been widely used to evoke the bombs of happiness dropped by The Night Flight Orchestra over the past ten years. Nonetheless, with their third album, Echoes of Journeys Past, the first-named band have given themselves the means to reach a new level.

Yet the factual changes have remained restrained since the release of A Leap through Matter in 2018: the guitarist Kristian Ingvaldsen's departure - uncompensated - and the migration from High Roller Records to another German label, Dying Victims, which specialises in traditional metal who has signed bands like speed metallers Nocturnal (still without Tyrannizer, alas), Hexecutor from Rennes, Mälheür from Vitry-le-François and several other bands whose names begin with 'Iron'. The style is as old school as ever, and the production is once again handled by Jamie 'Elton' Leven, whose reputation has risen since A Leap through Matter, since he was entrusted with the latest Tribulation (2021) and a live Watain album in 2023. Echoes of Jouneys Past opens with a delightful Iron Maiden-style rush of guitars.
Nevertheless, it would be inaccurate to equate Flight with a clone of the invicible Londoners, as the focus is at least as much on seventies romanticism as it is on eighties heroism, an amalgam brilliantly achieved in the opening track "Hypithia", enhanced by an energetic final modulation. The Norwegians seem to pick up where they left off, despite a surprising (and unique) scream in the introduction. The verses are fervent, but Christoffer Bråthen's singing, closer than ever to those of his elder Paul Gaskin, remains amiable, while the chorus, though pleasant, is not the most striking. However, the leader's interventions breathe more confidence, and with the exception of 'Comet of Gold', a successful attempt at a power ballad, all traces of (slight) falseness have disappeared. What's more, the Scandinavians have obviously also found that backing vocals to boost the choruses, like the one on 'The Pendulum', the best track on the previous LP, were a good idea. So, apart from 'Cornet of Gold', they've included them in every track. And it works.
The melodies happily wind their way through the synapses, while the band dares to do more, such as lowering the tempo and entrusting the main theme to a Korg that some would describe as 'cheesy' on the delectable "Valley of the Moon". The keyboards, without being omnipresent, are given greater prominence, always in a judicious manner. Admittedly, they're more subdued on the title track, which sticks to the usual patterns of the Nordic section, and on 'Path to Nowhere (Elysian Fields)', with its deliciously Thin Lizzy-like ambience - and what a chorus! But the synths do come into their own at the end of the short album (just over thirty-five minutes), on a bracing track called 'Mystic Mountain' which testifies to a clear increase in ambition, despite a coda fading into placid melancholy. The eight minutes or so that precede it are a pure joy of epic heavy metal, driven by galloping guitars, accelerating and building towards a sequence of happiness, the kind that comes from racing lung-deep between peaks.


Something was missing to propel Flight into the stratosphere where the most racy planes on the traditional metal scene fly. On Echoes of Journeys Past, a burst of inspiration, and progress - vocals and arrangements - has been made. OK well, the bet mentioned in the introductory paragraph is lost, but the record itself is one of the musical delights of the year, and that's the most satisfying thing.


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