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CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 16 septembre 2023
Sa note : 16/20

LINE UP

-Stuart Douglas "Stu" Mackenzie
(chant+guitare+claviers+basse)

-Joseph "Joey" Walker
(chant+guitare+claviers+basse)

-Nicholas Roderick "Cook" Craig
(chœurs+claviers+basse)

-Ambrose Kenny-Smith
(chœurs+claviers)

-Lucas Harwood
(claviers)

-Michael Cavanagh
(chœurs+batterie)

A participé à l’enregistrement :

-Leah Senior
(narration sur "Dawn of Eternal Night")

TRACKLIST

1) Motor Spirit
2) Supercell
3) Converge
4) Witchcraft
5) Gila Monster
6) Dragon
7) Flamethrower
8) Dawn of Eternal Night (bonus vinyle)

DISCOGRAPHIE


King Gizzard & the Lizard Wizard - PetroDragonic Apocalypse; or, Dawn of Eternal Night: An Annihilation of Planet Earth and the Beginning of Merciless Damnation
(2023) - stoner tendance speed - Label : KGLW



Ces types sont timbrés. Onze ans après leur premier LP, ils en sont déjà à sortir son vingt-troisième successeur qu’ils ont intitulé, on retient son souffle, PetroDragonic Apocalypse; or, Dawn of Eternal Night: An Annihilation of Planet Earth and the Beginning of Merciless Damnation (on ne l’écrira qu’une fois). King Gizzard & The Lizard Wizard s’est fait une solide réputation sur la scène indie, à coups de concerts consistants et en changeant de style à chaque enregistrement, chacun étant généralement bien accueilli. En 2019, les Aussies avaient sorti, en autres, Infest the Rats’ Nest, un essai globalement réussi, à la tonalité metal revendiquée. Quatre années ont passé, de l’eau sous les ponts aussi, et ils ont décidé de remettre ça. Mais pas de la même manière.

Infest the Rats’ Nest se voulait un hommage au thrash metal. L’affaire a viré à l’appropriation – respectueuse, la plupart des membres du groupe sont des fans de Metallica, Overkill, Kreator & co. Sur PetroDragonic Apocalypse, le propos est plus conforme à ce que l’on peut attendre d’une formation psychédélique, qui est à peu près le seul qualificatif commun aux avatars de sa discographie protéiforme : la troupe de Melbourne fait du stoner. Pas du stoner à pas lourd avec voix raclée au fond des pots à beuh, plutôt la version les-Queens-of-the-Stone-Age-appuient-sur-le-champignon, époque Songs for The Deaf en gros. La galaxie dans laquelle évolue King Gizzard sur cet album maboul – car c’en est un – est à un paquet de parsecs de leur précédent long-jeu intitulé Changes paru à l’automne 2022, du pop prog rock psyché funky avec voix éthérée, flûte et Wurlitzer (aka le clavier de Supertramp), délicieux pour qui aime les mélodies qui font danser dans l’espace.
Oui, ce sont bien les mêmes types qui sur l'ovni suivant transforment chaque morceau en départ de course de dragsters. Ça file pleine balle, un point commun avec Infest the Rats’ Nest, le sextet ne consentant à ralentir l’allure que sur les breaks shamaniques des trois epics du recueil, les terrassants "Motor Spirit", "Dragon" et "Flamethrower". Sur le dernier nommé, la messe façon disciples d’une nouvelle religion après l’holocauste planétaire mute en trip astral, dans un registre que l’escouade des Antipodes maîtrise et qui s’accorde parfaitement avec la tonalité générale hard rock psyché. Le niveau des instrumentistes n’ayant pas baissé depuis quatre ans, on retrouve les guitares vibrionnantes, la basse volubile ainsi que la battue sèche de l’infatigable Michael Cavanagh – pas de grosse réverbe cache misère ici.
Quant au chant, Stu McKenzie a repris sa voix de grogneur des cavernes, toujours aussi peu accommodant avec les attentats que la cupidité des accapareurs et l’indifférence des épargnés font subir à notre environnement. L’illustration de la pochette résume bien le sentiment du leader qui précise que les paroles sont « à propos de l'humanité, et de la planète Terre, mais aussi des sorcières et des dragons, et de la merde ». Également constitué d’interventions en chant clair, le registre vocal est donc lui aussi cohérent avec le genre abordé et sert les compositions à l’intensité condensée, "Supercell" dopée par des chœurs féminins ou encore "Gila Monster" et son refrain tribal. Deux bijoux : "Converge", dont les contrastes et les scansions font songer à une synthèse digeste de Tool et "Witchcraft", psalmodie mélancolique valorisée par une énergie sans faille au service d’un sabbat ravageur.


Deuxième incursion dans la sphère metal et deuxième succès pour King Gizzard & the Lizard Wizard, cette fois en déroulant sans temps mort un hybride speed stoner ultra dynamique. Plusieurs passages incantatoires rappellent toutefois l’identité psychédélique du collectif, autant que les racines du genre qu’il incorpore à son vaste monde mouvant et généreux. Plus qu’un décalque déférent, mieux qu’un pastiche narquois, PetroDragonic Apocalypse est la preuve que l’on peut faire différent avec de l’ancien, et qu’il n’y a pas besoin de verser dans l’avant-garde imbitable pour se démarquer, avantageusement, de l’ordinaire. Chapeau les dingos.






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