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CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 16 septembre 2023
Sa note : 15/20

LINE UP

-Stuart Douglas "Stu" Mackenzie
(chant+guitare+basse)

-Joseph "Joey" Walker
(chœurs+guitares+basse)

-Nicholas Roderick "Cook" Craig
(chœurs+guitare)

-Ambrose Kenny-Smith
(chœurs+harmonica)

-Eric Moore
(chœurs)

-Michael Cavanagh
(chœurs+batterie)

TRACKLIST

1) Planet B
2) Mars for the Rich
3) Organ Farmer
4) Superbug
5) Venusian 1
6) Perihelion
7) Venusian 2
8) Self-Immolate
9) Hell

DISCOGRAPHIE


King Gizzard & the Lizard Wizard - Infest the Rats' Nest



« Eh les gars, et si on essayait le thrash metal, cette fois ? On l'a déjà fait ou pas ?
- Attends, je regarde notre page wikipedia… Apparemment, non.
- Banco ! »
Voilà en substance, la discussion qui a dû animer les membres de King Lizzard & The Lizard Wizard, collectif à la discographie encore plus longue que le suggère son nom, avant d'enregistrer Infest the Rats' Nest. En cet été 2019 et après moins de dix années d’existence, les Australiens s’apprêtent à sortir leur quinzième album, soit autant que Megadeth en plus de trois décennies. Plutôt habitués à recevoir des louanges sur leurs travaux, les rockeurs multi styles sortent de leur vaste zone de confort en s’attaquant au metal.


Si l’entreprise a tout de l’exercice de style, ce n’est pas tout à fait le cas. Plusieurs membres de King Gizzard sont fans de metal et de thrash en particulier, ils ne découvrent pas le genre la veille d’entrer en studio. Et ça s’entend, dans l’intention du moins. "Planet B" s’ouvre sur un roulement de toms serré annonçant un riff incisif exécuté sur un tempo frénétique. Stu Mackenzie, le chanteur principal, troque les vocalises séraphiques dont il nimbait Fishing for Fishies, le LP précédent paru quatre mois (!) plus tôt, avec une voix nettement plus goudronneuse. Cependant, la tentative d’« evilisation » des cordes vocales du frontman n’est qu’à moitié convaincante, le résultat s’apparentant à une imitation light de James Hetfield. De toute façon, le son est un peu trop rond pour du pur thrash. N’ayant fait appel ni à Jens Bogren (dommage) ni à Andy Sneap (tant mieux), les gars se sont occupés de la production tout seuls, comme ils en ont l’habitude. Et c’est ce qui fait tout l’intérêt de l’enregistrement.
Le sextet, recentré sur ses trois musiciens les plus metal, déroule la version la plus agressive de lui-même tout en conservant son identité foncièrement psychédélique, ne virant au stoner – qui lui tendait les bras compte tenu de son ADN – que sur un seul titre, "Superbug". Du Black Sabbath à voix d’ours, avec un break à la basse, et des frappes appuyées, pas autant toutefois que les spécimens les plus lourds du circuit. Les résidents de Melbourne ne renient pas leurs racines psyché, comme en témoignent la conclusion de "Venusian 1", l’harmonica fantomatique à la fin de "Perihelion" ou encore les ultimes scansions de "Hell", placé en clôture du recueil. Les metalheads purs et durs risquent de ne pas trouver leur ordinaire sur cette réalisation, d’autant que celle-ci est dépourvue de solo de guitare, hormis une brève intervention sur "Self-Immolate" ainsi qu'un récurrent motif chromatique, davantage développé sur "Planet B" et son refrain imparable « There is no Planet B » - il y a des milliardaires complètement tarés qui en doutent, rappellent utilement McKenzie et sa bande.
En revanche, la basse a droit à un moment d’exposition sur le très motörheadien – et entraînant - "Mars for the Rich" (ce qui est ironique puisque Lemmy ne faisait pas de solo). Sur "Organ Farmer", les concitoyens de Michael Mills se la jouent punk, façon Metallica reprenant les Misfits alors que "Venusian 2" cite furtivement "Whiplash" – le meilleur titre des Mets, pas le groupe. Pour autant, il ne faut pas s’y tromper, malgré leur consanguinité, les riffs tranchent dans le vif et même si les morceaux de la seconde partie auraient mérité d’être fignolés, la plupart des thèmes se révèlent percutants. Et niveau célérité et force de frappe, le batteur Michael Cavanagh ne souffre guère la comparaison avec ses confrères spécialisés dans la chose métallique, abattant un travail considérable qui crédibilise le projet.


Curieux, cohérent, dynamique : avec Infest the Rats’ Nest, les brillants stakhanovistes de King Lizzard & The Lizard Wizard réussissent à se réinventer, sans se renier, avec un style qu’ils abordent pour la première fois, en en respectant – presque - tous les codes. Une écriture qui tend à se répéter et quelques morceaux un peu bruts n’empêchent pas le recueil de procurer un plaisir pas loin d’être inédit à l’écoute de ce thrash psychédélique. Porteur d’une fraîcheur de moins en moins répandue sur les terres balisées du rock et du metal, l’essai mérite incontestablement d’être transformé.





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