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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 01 septembre 2023
Sa note : 18/20

LINE UP

-Sarah Jane "Jezebel Deva" Ferridge
(chant)

-Stian André "Nagash" Arnesen
(chant+basse)

-Amund "Blackheart" Svensson
(guitare)

-Jamie "Astennu" Stinson
(guitare)

-Steinar Sverd Johnsen
(claviers)

-Jan Axel "Hellhammer" Blomberg
(batterie)

TRACKLIST

1) The Sulphur Feast
2) Bizarre Cosmic Industries
3) Planetarium
4) The Last of Dragons
5) Bringer of the Sixth Sun
6) Dragonheart
7) Planetary Black Elements
8) Chariots of Thunder
9) New World Order (Clubmix)
10) New World Order (Metalmix)

DISCOGRAPHIE


Covenant - Nexus Polaris
(1998) - black metal - Label : Nuclear Blast



Que d’évolution en un an de temps à peine ! Les fans de Covenant (pas The K… encore à l’époque) ont dû faire les grands yeux à la découverte de Nexus Polaris. Suite de In Times Before the Light, Nexus Polaris s’en distingue grandement par les moyens mis à sa disposition, le son faisant un bon en avant, passant du début des années quatre-vingt dix directement au début des années deux mille. Quid musicalement ?

Là aussi les changements se font sentir. Bien moins clairement black metal symphonique que son prédécesseur, il appuie sur les originalités du prédécesseur : l’aspect spatial et les riffs cassés qui s’entrapercevaient entre des tremolos bien plus classiques. Ceux-ci ont plus ou moins disparu dans les faits. Une bonne chose pour un groupe de cette trempe. Les membres peuvent alors librement laisser s’exprimer leur créativité, tout en restant dans un carcan clairement metal. La poussée vers des rivages encore plus lointains leur jouera des tours par la suite. Profitons que cela ne soit point le cas. Car Nexus Polaris a bien des merveilles à vous faire découvrir. Tout d’abord cet aspect cavalcade enchantée marquée par des riffs syncopés tout à fait particuliers et la batterie de maître Hellhammer.
D’ailleurs, arrêtons-nous un instant sur ce monsieur. Tous les projets auxquels il a participé dans les années quatre-vingt dix se sont révélés autant de perles du black metal, et étonnamment dans des styles très variés à chaque fois. Dans le cas présent, Hellhammer fait étalage de toute la classe de sa sensibilité aux cymbales. Évidemment la maîtrise rythmique épate, mais c’est bien ce travail merveilleux en haut du spectre qui fait honneur aux extra-terrestres. Chapeau bas. Ne souligner que ses (divines) interventions serait faire injure au reste du groupe. Car la créativité de la paire de gratteux se doit d’être mise en lumière. L’absence de tremolo est brillamment compensée par une avalanche de riffs différents, tantôt en progression, tantôt en accélération, tantôt en apesanteur, tantôt simplistes. Bref, tous les tantôts. Oyez l’accélération finale de "Bringer of the Sixth Sun". Ils portent indéniablement l’album, auréolés de soli tout aussi bons (et rares dans le genre), le mettent sur des rails dont la splendeur n’attend que l’ultime intervention pour resplendir : les claviers.
Si Emperor avait montré la voie du symphonique, à laquelle In Times Before the Light s’accrochait encore, Nexus Polaris prend son indépendance pour s’envoler dans les cieux. Les progressions d’accords n’hésitent pas à se faire hypnotiques ou subjuguantes. Tout comme verser dans le grandiloquent si nécessaire. Bref tout ce petit monde s’entend à merveille afin de produire une perle stellaire qui brillera longtemps. Un petit mot sur le mot le chant, œuvre de Nagash, un temps membre tutélaire de Dimmu Borgir, c’est râclé, c’est black. C’est pas forcément millénaire mais ça fait le taff. Les interventions de Sarah Jezebel Deva font leur office : douceur et beauté (et parcimonie, merci madame). Il n’est dès lors pas étonnant que la partie la moins réussie de tout l’album soit la très faible intro de "Dragonheart", pur black qui arrive comme un cheveu sur la soupe, comme pour prouver que le groupe sait encore en faire (comme si c’était nécessaire lorsqu’on a Hellhammer en son sein). Fort heureusement le groupe repart rapidement sur ses bases.


Sublime réalisation que voilà, emplie de raffinements et de subtilités. Du black pas vraiment black et pour autant toujours tout à fait black. Le genre de sortie qui a participé à la définition du genre, lui ouvrant de nouvelles voies.



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