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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 01 septembre 2023
Sa note : 17/20

LINE UP

-Omar K.
(tout)

A participé à l'enregistrement :

-Mink Koops
(batterie)

TRACKLIST

1) Viakte
2) Regnum
3) Verban
4) Heriwalt

DISCOGRAPHIE

Euprosopon (2018)
Vergezicht (2021)

Iskandr - Euprosopon
(2018) - black metal non Dickien - Label : Eisenwald



Composer un album d’un seul titre est un défi auquel peu de groupes ont répondu. Ça se comprend, les dangers sont multiples. Danger de lasser l’auditeur, danger de voir sa rémunération des plateformes, déjà bien maigre, s’effriter encore plus. Et puis écrire un morceau suffisamment homogène pour tenir en un seul bout mais suffisamment varié pour tenir le fan, donc, en haleine, ce n’est pas évident. Crimson et Light of Day, Day of Darkness ? Moui.

Mais là… Là j’en tiens un ! Il s’appelle Euprosopon, et c’est le frère cadet de la fratrie engendrée par Omar, sous le nom d’Iskandr. Alors vous allez rire deux fois. Un : ayant pris la discographie du projet néerlandais par la fin, je vais me servir du petit frère Vergezicht comme point de référence. À l’envers, quoi ! Hilarant, non ? Deux : cet album d’un seul titre n’est pas un album d’un seul titre. Encore plus fendard ! Il se trouve que la belle histoire musicale proposée ici a été coupée en quatre bouts, quatre chapitres, pourrions-nous dire. Mais je maintiens : cet Euprosopon peut - que dis-je ? - doit s’écouter d’une traite. Si les titres s’enchaînent sans les quelques secondes de battement habituelles, c’est qu’il y a une raison ! Faites-le et vous sentirez la magie opérer autant que sur Vergezicht. Si les deux œuvres donnent dans le black atmosphérique mélodique imprégné d’une atmosphère fantastique prenante, leurs registres respectifs s’avèrent néanmoins significativement différents. Vergezicht est délicat et aérien, souvent cristallin voisin de Fluisteraars, certes, mais également d’Enslaved.

Euprosopon, lui, sonne tout aussi NWODABM (New Wave of Dutch Atmospheric Black Metal), mais possède un feeling plus sombre, plus inquiétant. "Vlakte" ouvre l’album sur une rythmique martiale répétitive qui provoque une entrée en matière incertaine : où Iskandr veut-il en venir ? Si la fin du titre initial nous donne des pistes quant à la teneur du matériel écouté, c’est "Regnum" qui marque réellement la direction prise par ce fascinant Euprosopon. Après un début « old-school » (riff opérant seul, la batterie retardant sa frénésie), le deuxième titre de l'album se la joue Nederland à fond les ballons, à savoir : mur de guitares éraillées et inspirées qui galopent en compagnie de la batterie, mais ajoute également quelques breaks instrumentaux qui confèrent une beauté noire à l’ensemble, un peu comme les parties acoustiques de Griseus ajoutaient à la noirceur glacée du propos d’Aquilus. Les guitares opethiennes de la fin de "Regnum" ou les notes et arpèges sèchement égrenés au début d’un "Heriwalt" quasi-épique, avec son duo inattendu de guitares, en sont les plus belles illustrations. Attention néanmoins, les moments de calme et les interventions des chœurs sont plus rares que sur l’album suivant. Sans être d’une agressivité absolue, Euprosopon s’avère plus rêche que Vergezicht mais tout aussi agréable.

Après les peintres, les black métalleux. Cela fait maintenant quelques années que certains adeptes de black metal originaires des Pays-Bas s’échinent à construire des pièces musicales de toute beauté, ayant, n’en doutons point, l’objectif de bâtir un nouvel Age d’Or - plus confidentiel, certes - de l’art batave. Euprosopon n’est pas la moins brillante des pierres de ce nouvel édifice. Un régal.





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