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CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 15 mai 2023
Sa note : 11/20

LINE UP

-Michael "Mike Tramp" Trempenau
(chant)

-Marcus Nand
(guitare)

-Sebastian Groset
(claviers)

-Claus Langeskov
(basse)

-Alan Tschicaja
(batterie)

TRACKLIST

1) Lady of the Valley
2) Little Fighter
3) Broken Heart
4) Love Don't Come Easy
5) Hungry
6) Cry for Freedom
7) Goin' Home Tonight
8) Wait
9) All the Fallen Men
10) Living on the Edge
11) Tell Me
12) When the Children Cry

DISCOGRAPHIE


Tramp, Mike - Songs of White Lion
(2023) - hard rock - Label : Frontiers Records



Mike Tramp vient d’un autre monde. Celui des eighties triomphantes, de la gloire suspendue aux « rotations » sur MTV et des excès capillaires. Il ne s’agit pourtant que d’une petite partie de sa carrière, la plus connue, il est vrai. Celui qui a endossé il y a vingt-cinq ans une défroque de troubadour rock, exhibant moto, stetson et bandana, propose sur son quatorzième album solo des reprises du groupe qui lui a offert fortune (du moins on le suppose) et notoriété : White Lion.

En même temps, c’est marqué dessus - « Songs of White Lion » - un auto-tribute, donc. Avec l’aide de musiciens qui collaborent avec lui depuis plusieurs années, dont Marcus Nand qui l’épaulait dans Freak of Nature, la formation post-White Lion de Tramp, le Danois va-t-il offrir une relecture de son œuvre passée ou se contenter de la reproduire ? La réponse ne tarde pas. Amorce costaude, la version 2023 de "Lady of the Valley", pièce maîtresse du multiplatiné Pride (1987), est un décalque note-à-note de l’originale - tant mieux pour le solo, au passage. Le remplaçant du virtuose Vito Bratta qui l’a créé il y a trente-six ans s’en sort honorablement, à l’instar de ce qu’il réalise sur le reste de l’enregistrement - on regrettera d’autant plus l’amputation du solo de "All the Fallen Men" (initialement sur Fight To Survive, le premier LP paru en 1985), qui en constitue l’atout principal. Le son s’est étoffé, profitant notamment à la paire rythmique, sans céder en quoi que ce soit à une certaine forme de « modernité » (infra basses, samples envahissants, ce genre).
Mais la grosse affaire est évidemment le chant de Tramp, qui a nettement perdu en stridence - il n’était toutefois pas le plus haut perché des frontmen peroxydés des années quatre-vingt. Les allergiques au glam metal diront « tant mieux », sauf que le rendu se révèle trop calme, pas assez incisif, spécialement le retraitement des pépites extraites de Pride. Sur "Hungry", Tramp et ses acolytes semblent repus après s’être mollement attaqués à de la barbaque prémâchée. Le constat est le même sur "Tell Me", dont les « oh oh oh » liminaires, jadis électrisants, sentent la résignation. Et quand le sexagénaire scandinave entonne "Wait" d’un ton las, il fait songer à un pré-retraité s’essoufflant après son bus, comme s’il n’était pas convaincu lui-même par ce qu’il chantait. Le résultat est un peu pathétique, cependant les lignes vocales sont justes. Les tempos légèrement ralentis accentuent le sentiment d’entendre un cover band de bon niveau mais pas précisément animé par la passion. Sur les pistes issues de Big Game (1989), le décevant successeur de Pride, le résultat est moins gênant pour le vocaliste étant donnée la mollesse initiale. Mais faute d’idées neuves pour les customiser, les "Little Fighter", "Cry for Freedom", "Goin' Home Tonight" et "Living on the Edge" évoquent plus que jamais des rengaines de boy scouts.
Le choix des morceaux pose d’ailleurs question : l’occasion était belle de réhabiliter l’excellent Mane Attraction (1991), bide commercial mais réussite artistique, soit le contraire de Big Game. Hélas, non seulement le quatrième LP et dernier rugissement du Lion Blanc du temps de sa splendeur a été délaissé, mais en plus la seule occurrence revisitée, la ballade un brin nunuche "Love Don't Come Easy", en est l’un des rares temps faibles, ou disons moins forts - le fait qu’elle soit sortie en single à l’époque expliquant probablement le choix opéré ici. "Broken Heart", le fervent opener de Fight to Survive, est victime lui aussi de la dévitalisation générale mais un autre titre iconique de White Lion, celui par lequel la célébrité (nord-américaine) est arrivée, a heureusement bénéficié de nouveaux arrangements – c’est le seul dans ce cas. "When the Children Cry" émeut en mode piano, au moins autant que son modèle à la guitare acoustique, d’autant que l’iconique solo à la six-cordes (électrique) a été judicieusement conservé. La voix patinée et désabusée de Tramp est parfaitement adaptée à cette chanson certes naïve mais vraiment poignante.


Réenregistrer des compositions vieilles de trente ans sans leur apporter autre chose que la fatigue et le poids des ans n’était sans doute pas l’idée du siècle. Le chant marqué de Mike Tramp, s’il convient à une version « mature » du hit "When the Children Cry", donne l'impression sur le reste du recueil qu’un producteur sadique l’a obligé à chanter ses vieux succès pour le confronter à sa jeunesse perdue. Le résultat n’est pas honteux mais interroge sur la nécessité de ces versions même pas actualisées, qui risquent de décevoir les fans sans séduire pour autant un public plus jeune n'ayant sans doute que faire de ces artefacts d’un temps révolu.



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