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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 28 avril 2023
Sa note : 16/20

LINE UP

-Kimmo Jankkari
(chant)

-Juha Matinlompolo
(guitare)

-Väinölä
(guitare)

-Marko "Riverend" Joenperä
(basse)

-Timo Anttonen
(battterie)

TRACKLIST

1) Pedon synty
2) Kolmas
3) Kipupiste
4) Sieluvaras
5) Häpeäpaalu
6) Kuoleman morsian
7) Pelin henki
8) Taudinkantaja
9) Päätös

DISCOGRAPHIE

Pedon synty (2023)

Kuoleman Galleria - Pedon synty



Originaire de Tempere, Finlande, Kuoleman Galleria s’inscrit donc dans une lignée fournie de groupes ayant vu le jour sur ces terres localisées au beau milieu des Mille Lacs qui font la renommée du pays. En l’occurrence, cela ne nous sera guère utile pour prendre le pouls métallique du quintet. D'autant que le pouls en question est solidement arrimé, ceci étant un quatrième album.

Commençant comme un bon Einherjer style Norron ou Enslaved période Frost, fracassé de riffs saccadés et syncopés, Pedon synty fait office d’excellente mise en bouche. On attend la suite. On veut plus. Et nous sommes évidemment servis, s’agissant d’un album. Pourtant une chose trouble l’esprit. Black’n’roll, de ce genre se voit affublé Kuoleman Galleria. Étrange car le côté ‘n’roll n’est pas plus présent que ça dans cette piste introductive, si ce n’est le groove induit des syncopes. Il va falloir persister dans l’enquête afin de déterminer la véracité d’une telle assertion (cf. metal-archives). "Kolmas" qui suit semble poursuivre l’infirmation de cette hypothèse. Toujours portée par des riffs ne rechignant pas à la syncope, celle-ci ajoute des pleurs de guitare et des mélodies plus présentes. Le travail de la batterie se voit conforté dans un marquage des temps appuyé, pour conforter l’emprise des rythmes sur les compositions. La basse devrait dès lors jouer un rôle prépondérant dans l’ensemble, elle est malheureusement trop en retrait pour devenir une pièce maîtresse de l’édifice. Faute en partie aux kicks de grosse caisse puissants et remplis.
Ce début d’album consacre un groupe à l’aise dans ses tempos. Il manque pourtant l’aération induite par la variété. Réponse apportée avec "Kipupiste". La batterie force désormais la main sans toucher au blast. Les riffs prennent plus d’ampleur en quittant cette sphère dominée par la démarcation. L’on retrouve des incarnations plus classiques, portées par la mélodie sans en dégouliner. Ce Pedon synty traverse la frontière de l’intrigue pour devenir intéressant. La production puissante galvanisée par des guitares froides soutient efficacement le propos tandis que le chant éraillé apporte la confirmation de l’appartenance au genre black metal, même s’il ne s’agit manifestement pas de la préoccupation première du groupe. Ses thématiques tournent autour de l’humour noir et du sarcasme (confiance pleine et entière accordée à ces termes, je ne parle aucunement finnois ou suédois).
Puis soudainement l’éclat de génie. "Sieluvaras". Sorti en single auparavant, et autant l’avouer, gros craquage de votre serviteur. Riff à la The Dillinger Escape Plan version Ire Works croisé de Ancient sur Night Visit. C’est mélodique, facile, ça pue. Et il y a même un poil de blast. C’est fatalement bien tout ça qui fonctionne admirablement sur votre dévoué. Les quatre minutes défilent avec un riff superbement supporté par des seconds rôles au niveau. Fantastique réussite. De fait, passé ce sommet de l’album les Finlandais redescendent dans des sphères plus communes. Pourtant ils ont la classe de le faire avec discernement, s’obligeant à talonner le bon goût en permanence. Pour cette raison, Pedon synty ne sombre pas dans le pétard mouillé et s’affirme comme une réussite bienvenue. À même de plaire à toute une frange du public metal partant du heavy au black si tant est que le conditionnement black ne rebute pas.


Vous l’aurez compris, il y a coup de cœur. Un album qui sans redéfinir les limites du metal parvient à les flouter avec brio. Pas franchement black metal, pourtant encore moins heavy ou gothique, Pedon synty happe par sa maestria à produire des atmosphères captivantes et à bâtir un monde cohérent dans sa qualité. Une discographie à creuser à l'envers.





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