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CHRONIQUE PAR ...

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Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 09 décembre 2022
Sa note : 11/20

LINE UP

-John Michael "Ozzy" Osbourne
(chant+harmonica sur "Degradation Rules")

Ont participé à l'enregistrement :

-Andrew "Watt" Wotman
(chœurs+guitare+claviers sur 3,6 et 12+basse sur 4, 6, 7, 9 et 12+batterie sur 11 et 12)

-Jessica "Jess" Wolfe
(chœurs sur 12)

-Holly Laessig
(chœurs sur 12)

-Jeffrey Phillip "Zakk Wylde" Wielandt
(guitare+claviers sur 1, 5, 7, 8 et 9)

-Geoffrey Arnold "Jeff" Beck
(guitare sur 1 et 6)

-Anthony Frank "Tony" Iommi
(guitare sur 4 et 10)

-Michael David "Mike" McCready
(guitare sur 2)

-Eric Patrick Clapton
(guitare sur 5)

-Joshua Michael "Josh" Homme III
(guitare sur 12)

-James Jason Poyser
(claviers sur 5 et 7)

-Natalie Leggett
(violon sur 6 et 11)

-Neil Samples
(violon sur 6 et 11)

-Songa Lee
(violon sur 6 et 11)

-Charlie Bisharat
(violon sur 6 et 11)

-Alyssa Park
(violon sur 6)

-Jackie Brand
(violon sur 6)

-Jennifer Takamatsu
(violon sur 6)

-Nina Evtuhov
(violon sur 6)

-Mario DeLeon
(violon sur 6)

-Michele Richards
(violon sur 6)

-Phillip Levy
(violon sur 6)

-Roberto Cani
(violon sur 6)

-Sara Parkins
(violon sur 11)

-Kerenza Peacock
(violon sur 11)

-Andrew Duckles
(alto sur 6 et 11)

-David Walther
(alto sur 6 et 11)

-Zachary Dellinger
(alto sur 6)

-Paula Hochhalter
(violoncelle sur 6 et 11)

-Jacob Braun
(violoncelle sur 6 et 11)

-Ross Gasworth
(violoncelle (track 6)

-Roberto Agustín Miguel Santiago Samuel "Robert" Trujillo Veracruz
(basse sur 1, 3, 7, 9, 10 et 11)

-Michael Andrew "Duff" McKagan
(basse sur 2 et 5)

-Christopher A. "Chris" Chaney
(basse sur 8)

-Chad Gaylord Smith
(batterie)

-Oliver Taylor Hawkins
(batterie sur 3, 7 et 12)

TRACKLIST

1) Patient Number 9
2) Immortal
3) Parasite
4) No Escape from Now
5) One of Those Days
6) A Thousand Shades
7) Mr. Darkness
8) Nothing Feels Right
9) Evil Shuffle
10) Degradation Rules
11) Dead and Gone
12) God Only Knows
13) Darkside Blues

DISCOGRAPHIE


Osbourne, Ozzy - Patient Number 9



Ordinary Man, premier album en dix ans publié sous le nom d'Ozzy Osbourne, ayant rencontré un franc succès à sa sortie en 2020 - moindre en France, comme d'habitude - le Madman ne tarde pas à remettre le couvert, conscient par ailleurs que la Faucheuse risque à tout instant de mettre fin au délire, elle qui est déjà venue chercher Lemmy alors que l'homme à la Rickenbacker paraissait avoir l'immunité. Une nouvelle liste d'invités prestigieux est dressée (Clapton, Iommi, Jeff Beck, Josh Homme, Robert Trujillo, le regretté Taylor Hawkins ou encore Zakk Wylde, très présent) tandis que le même producteur est chargé de mettre sur pied un treizième LP intitulé Patient Number 9 - les fans de Tygers of Pan Tang et American Graffiti auront capté la réf. Quand la soupe est bonne, il serait dommage de changer la recette.

On le sait, Ozzy n'est que peu impliqué dans la composition des morceaux parus sous son pseudonyme fameux, déléguant l'essentiel de cette tâche à ses musiciens. Le résultat était globalement positif sur Ordinary Man, modulo un son compressé pas toujours du meilleur effet. Celui-ci n'a pas disparu sur Patient Number 9, loin s'en faut. Sûrement encouragé à enfoncer le clou après les ventes satisfaisantes d'Ordinary Man, Andrew Watt favorise outrageusement le chant de son patron, aussi filtrée que la photo de profil d'une instagrameuse. Le rendu synthétique saute aux oreilles dès la chanson-titre en ouverture, heureusement en partie compensé par un refrain entêtant et un solo assez classe, a priori exécuté par le vénérable Jeff Beck. Hélas, le son dévitalisé des instruments fait l'effet d'une pâte indistincte et peu ragoûtante dans lesquelles les basses ont été dissoutes.
Watt, qui a assis sa carrière en produisant essentiellement de la pop grand public (Miley Cyrus, 5 Seconds of Summer) a une manière particulière de traiter les guitares saturées avec lesquelles il n'est manifestement pas familier, celles de "Degradation Rules" et "No Escape from Now" sonnant comme des moteurs d'engins agricoles. Plus lourds que la moyenne, ces deux morceaux bénéficient de la patte de Tony Iommi, ambiance Black Sabbath recherchée, surtout sur le dernier cité débutant par un chant aquatique façon "Planet Caravan" et secoué par une accélération à la "Electric Funeral". Malheureusement, comme sur la quasi totalité du recueil, les mélodies retiennent peu l'attention, malgré quelques bons plans de ci de là, tels le solo nerveux d'"Immortal", celui bluesy vintage délivré par Clapton sur "One of Those Days", le final vigoureux de "Mr Darkness" et surtout le combo refrain lumineux/ riff stoner de "Parasite", sur lequel Homme n'est bizarrement pas crédité alors que c'est du early QOTSA pur jus.
L'ex-Kyuss délivre un solo en direct du désert qui ne parvient guère à animer le poussif "God Only Knows" (rien à voir avec le chef d'œuvre des Beach Boys), tandis que Wylde (se) fait certes plaisir en faisant rugir son instrument sur "Nothing Feels Right" mais sans faire oublier le manque de tension sur le reste du morceau. "Evil Shuffle" en mode stop and go n'en contient pas davantage en se révélant nettement moins percutant que le comparable "Straight To Hell" en ouverture d'Ordinary Man. Quant à "Dead and Gone" et "A Thousand Shades", leurs thèmes peu marquants sont lestés de cordes à la fois cheap et prétentieuses, un exploit en soi d'autant qu'il ne s'agit même pas de samples. Des décorations fake qui font bien pâles figures par rapport aux arrangements qui valorisaient "Diary of a Madman", quarante ans auparavant.


Difficile de masquer la misère quand les idées se font la malle. En dépit de quelques passages réussis, Patient Number 9 souffre d'un manque d'inspiration et d'un junk sound qui en dénerve les quelques séquences intéressantes. La voix trafiquée et surmixée donne l'impression qu'Ozzy est spectateur de ses propres chansons, mais peut-être est-ce là l'objectif : « moderniser » le son pour remettre une nouvelle fois la légende au goût du jour. À regarder les charts, la formule a l'air de fonctionner. Après tout, si le Prince des Ténèbres peut grand-remplacer Justin Bieber et Ed Sheeran, avec qui il partage le même producteur, ça sera toujours ça de gagné.



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