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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 30 octobre 2022
Sa note : 14/20

LINE UP

-Dave
(chant)

-Emanuele "Ema" Biondi
(guitare)

-"John" Pino Lisi
(guitare)

-BT
(basse)

-Federico "Penta" Leone
(batterie)

TRACKLIST

1) Flare
2) Experiment 1
3) Excrete
4) Frost
5) The Desert of Shadows
6) Void
7) The Ashes of Annihilation
8) Darnkess Lead to Light
9) Fire from Inside

DISCOGRAPHIE

Of the Sun (2022)

CultØ - Of the Sun



Culto ? Nocturno ? Cessez donc avec ces blagues vaseuses. Portez haute la vareuse plutôt et accueillez CultØ les Italiens au sein de la communauté metal. Fier d’un premier album, voilà le quintet prêt à en découdre. Le message qu’il a à passer se fait par l’entremise d’un death metal mélodique, qui pourra se comprendre à la fois comme issu de la scène death mélo suédoise mais également comme du death metal classique à tendance mélodique.

Car c’est un fait, le chroniqueur que je suis est dans une période death metal depuis de nombreux mois désormais et mon insatiable désir de découverte du genre me pousse à chiner parmi les promos que nous recevons dans le genre. Lorsque les Transalpins tombèrent dans le creux de mes tympans, l’écoute rapide me dit deux choses. La première, voici du death metal, la deuxième, la qualité immédiate perçue ouvre la voie à sélection. Death metal… un terme derrière lequel on accroche par habitude guitares grasses, voix caverneuse et violence musicale. En première analyse oui, une écoute distraite et rapide peut amener à ce genre de conclusion. Pourtant, lorsqu’on se penche un peu plus sérieusement sur la question, il devient évident que le groupe fricote avec la bordure mélodique du style. Et regarde même vers le nord ses copains Scandinaves.
Car ne vous y trompez pas, le substrat de base de Of the Sun puise son origine dans les In Flames, At the Gates et consort. La cohorte des mélangeurs de death et NWOBHM se voit affublée ici d’un nouveau rejeton, dont la seule surprise réside dans l’origine géographique. Sauf que j’ai fait part supra d'une assimilation à une musique plus typiquement death metal classique. Ça reste vrai. Certains passages sont clairement plus death que death mélo ce qui valide la thèse d’un death metal d’obédience mélodique présent par bribes tout le long des compositions. La manifestation la plus évidente en sont les blasts qui ne se font pas timides. Mais vous devrez ajouter à ceci des riffs assassins typiques des plus anciennes entités à la Morbid Angel ou Deicide.
Alors certes oui, la majorité se situe dans le death mélo göteborgien, mais ces émanations plus traditionnelles apportent une touche de fraîcheur (décadente) tout à fait bienvenue. Le chant pour sa part s’adonne à l’écorché rendu célèbre par les deux références suédoises susmentionnées. Sorte de mixture entre du death et des éraillements core, il représente parfaitement les canons du style pratiqué… et s’essaie même à des poussées plus growlées typiques. L’ensemble se tient bien à défaut d’émerveiller en continu et c’est ainsi que l’écoute avance sans volonté de faire pause. La lourdeur de "The Desert of Shadows" et sa mélodie aux relents orientaux pour souligner son titre sont aussi de bonnes idées. L’amateur notera un son de grosse caisse un poil creux, dommage car la basse a un beau droit de cité.


CultØ ménage son monde. Jamais terrassant, bien souvent facile à écouter, les Italiens pratiquent un death metal mélodique à même de plaire à ceux qui recherchent cet attribut, que ce soit sous sa forme suédoise ou par l’entremise d’une approche plus classique. L’originalité n’est pas de mise, en revanche il convient de saluer un travail bien fait qui, s’il ne révolutionne rien, donne du bon temps.





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