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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 01 juin 2022
Sa note : 13/20

LINE UP

-Roger "Rogga" Johansson
(chant+guitare+basse)

-Taylor Nordberg
(guitare)

-Jeramie Kling
(batterie)

TRACKLIST

1) The Dead and the Rotten
2) Cold Skeletal Grip
3) Plague Apocalypse
4) The Bone Church
5) Slash’s Night Out
6) Into the Morbid Pits
7) Good Hatchet Fun
8) Maggot Storm
9) Nocturnal Sanguinator

DISCOGRAPHIE

Crypt World (2022)

Ribspreader - Crypt World
(2022) - death metal - Label : Xtreem Music



Ribspreader. À la limite un bien plus salace Legspreader eut été source de sourires gras. Là, c’est convenu, gore comme il faut, sans abuser non plus. Bref, le nom du groupe en dit long sur la chair à saucisse musicale qui nous attend. Si vous pensiez à une prolongation des œuvres de Steven Wilson, je suis au regret de vous dire qu’on ne fait point ici dans le veganisme. Ni le prog.

Crypt World c’est surtout et avant tout une vision contemporaine de Eaten Back to Life de Cannibal Corpse serais-je tenté de vous écrire. Je l’ai d’ailleurs fait. Tout ce qui a pu sortir après, toutes les nouveautés, enrichissements, évolutions et tutti quanti ont semble-t-il totalement été effacés de la mémoire de Rogga Johansson, tête pensante du groupe. À ce sujet, matez le CV du gusse. Car il est connu dans le milieu underground pour une raison bien précise : 42 – 18. Comme son nombre de groupes actifs (si, si, en activité !!!) et ses anciennes participations. À ce niveau, c’est le PIB metal de la Jordanie en un seul homme. Alors on peut au choix être admiratif devant un tel stakhanovisme ou furieusement inquiet d’un type qui semble poser sa gratte n’importe tout et enregistrer tout ce qui bouge. Les deux mon commandant !
Car dès la première phrase, le suspense fut brisé : quetchi d’originalité ici. Seule la production puissante, et étonnamment claire trahit son année, bien qu’elle ne révolutionne nullement les standards. Les riffs sont des, sinon repompes, inspirations directes de nos amis cannibaux, le mid tempo permanent en plus. Là où Ribspreader a un semblant de différenciation, c’est bien dans cette absence de blast qui nous rappelle encore plus le côté old school de l’affaire. Dès lors, sachez qu’aucune surprise ne parsème cette sortie, ce qui en soi-même n’est guère une surprise. Tout en est-il à jeter pour autant ? Certes non, car l’évocation du passé a toujours ses bienfaits, surtout lorsque la réalisation est à la hauteur.
Et fort heureusement pour nos esgourdes décharnées, la bidoche proposée par les Suédois est sanguinolente à souhait. Efficacité du riff, ratissage en règle des tympans par la batterie, growl profond. Les compositions brillant par leur classicisme, elles s’en réfèrent à une science death magnifiquement maîtrisée pour délecter l’amateur de gore qui se complaira dans son miasme putréfié. Et j’ai même été dur en affaire. Il existe un instant fun original : "Good Hatchet Fun" s’enivre d’un beat dansant et ça fait du bien.


« Fuck yeah », c’est bien ce qu’on dit outre-Atlantique ? Appliquez-le donc à la boucherie pas du tout halal que voici. Perdant quatre-vingt quinze pourcents de la population metal non acquise à sa cause, Crypt World saura contenter les simplets dont l’amusement provient d’un death à forte connotation death drapé d’une louche de death. Le tout sans oublier bien sûr, du death.





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