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CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 01 juin 2022
Sa note : 14/20

LINE UP

-Gabriel "Keyes" Kallander
(chant)

-Martin "Sweet" Hosselton
(chœurs+guitare)

-Peter "London" Lundén
(chœurs+basse)

-Eric Christofer "Young" Gjerdrum
(batterie)

A participé à l'enregistrement :

-Ralph Michael "Starr" Saenz
(chant sur "Powerline")

TRACKLIST

1) Automaton
2) Together Whatever
3) Shine On
4) No Man's Land
5) Darker Minds
6) Dead Crusade
7) Powerline
8) Resurrection Of The Damned
9) We Die Hard
10) Shell Shock
11) Unbroken
12) I Can't Move On (Without You)

DISCOGRAPHIE


Crashdïet - Automaton
(2022) - hard rock glam - Label : Crusader Records



Rust, cinquième album classieux de Crashdïet, avait confirmé les capacités de la section suédoise à se maintenir dans le peloton de tête de la mouvance sleaze, et pourquoi pas à en prendre le commandement. Trois années ont passé, pas faciles pour tout le monde (sauf les profiteurs habituels, peu d'artistes dans le lot semble-t-il), au cours desquelles le groupe s'est plié à la mode des concerts à distance où les harangues type « are you ready, motherfuckers? »  sont remplacées par « thanx for sharing this video » - tristesse. Les gars de Stockholm ont profité de la période pour signer avec une nouvelle maison de disque : y aurait-il du changement dans l'air ?

Les guitares contenues de Rust faisaient regretter que Crashdïet n'ait pas poussé les réglages vers le haut pour dynamiser davantage leurs ritournelles exquises. Bonne nouvelle, de prime abord : sur Automaton, LP n°6 de l'escouade, le son s'est étoffé, renvoyant à son ADN glam metal. Si parler d'un retour aux sources serait abusif – la berge n'a jamais été loin – le redressement du cap se traduit par une certaine emphase qui fonctionne très bien sur "Together Whatever", entrée en matière accrocheuse typique des meilleures compositions des ébouriffés. Gimmick imparable sur le couplet, refrain séducteur et solo soigné se succèdent à une allure soutenue pour une entame prometteuse. La suite n'est pas mal non plus avec le très bon "Shine On", bien qu'un peu moins percutant avant d'engendrer les premiers doutes sur "No Man's Land". La mélodie principale, entêtante à souhait, débouche sur un refrain vigoureux scandé par une chorale joufflue pendant que le titulaire du micro assure le contre-chant, à l'instar de la recette payante en vigueur chez le rival H.E.A.T.. Néanmoins, la variation qui semblait s'imposer pour justifier la tension accumulée ne vient pas, comme si le quartet était pressé de revenir au thème principal, qui en devient redondant.
Or, la réussite de Rust résidait en partie dans les modulations visant à conditionner l'auditeur à l'apothéose, éléments quasiment absents d'Automaton. Par ailleurs, la production clinquante, si elle dope la guitare de Martin Sweet, tend à mettre sous l'éteignoir ses dispositions mélodiques, l'assignant le plus souvent à un rôle de tapissage sonore. Certes, la puissance est au rendez-vous - "Resurrection Of The Damned" rappelle le Skid Row de 1991 – mais au détriment de la nuance. La ballade "Darker Minds" n'a pas la subtilité de "In the Maze" sur Rust et son homologue "I Can't Move On (Without You)" en clôture s'apparente à un pastiche respectueux mais sans passion apparente de ce qui se pratiquait dans les années quatre-vingt. De cette période, la troupe donne l'impression d'avoir surtout retenu l'obsession pour les hymnes de stade, en donnant la priorité absolue aux refrains qu'il emballe dans des chœurs virils, conçus pour être repris par une foule en délire.
La technique permet d'atténuer l'aspect pataud de "Dead Crusade" pourtant amorcé sur un superbe flanger à la "Hard as Steel, Hot as Hell" des compatriotes de Bewitched, mais finit par soûler sur le répétitif "We Die Hard", malgré la prestation remarquable de Gabriel Keyes, tout en maîtrise. Le chanteur au timbre flûté a calmé ses ardeurs stridentes, même s'il n'est pas devenu John Tardy, bonifiant la plupart des morceaux, tels l'empesé "Shell Shock", qui, une fois n'est pas coutume, bénéficie d'un break qui relance l'attention. L'énergique vocaliste vivifie également "Unbroken", pas inoubliable mais bien aidé par un tempo enlevé, et reçoit le soutien de Michael Starr, son impayable confrère de Steel Panther sur "Powerline", saillie à la fougue intermittente illustrant idéalement le recueil.


Aguicheuse et bruyante, la nouvelle réalisation de Crashdïet évoque sans surprise mais de manière affirmée le glam metal eighties dans lequel la section scandinave puise son inspiration. Celle-ci est loin d'être tarie, toutefois le choix de tout miser sur la rengaine à entonner dans des arénas bondées – ou plus vraisemblablement dans des clubs aux spots flashy - révèle les quelques faiblesses d'écriture plus qu'il ne les masque. Les fans de la première heure seront sans doute ravis de retrouver sur Automaton la morgue de leurs idoles, tandis que celles et ceux qui espéraient une offre plus diversifiée risquent d'être un peu déçus. Mais un peu seulement, tant ces messieurs sont à leur affaire. Un bon millésime.



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