18899

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 01 juin 2022
Sa note : 17/20

LINE UP

-Waldorf
(tout)

TRACKLIST

1) The Night Winds of Avila
2) Into Wooded Hollows
3) Eternal Unrest
4) Moon Isabelline
5) The Silent Passing
6) Emebered Waters
7) Lucille's Gate
8) Empyreal Nightsky

DISCOGRAPHIE

Griseus (2011)
Bellum I (2021)

Aquilus - Bellum I



« Vas y, essaye encore… » Je serre les poings de rage. Hé quoi ? La messe est dite depuis longtemps ! L’attente n’a pas valu le coup, ce Bellum I est un échec. Après Requiem Pianissimo, nouvelle grosse déception venant des antipodes. Le comeback de Waldorf est un putain d’échec. Point.

J’éteins la lumière. Un échec, oui. Une œuvre qui ne rime à rien du tout ! Quelle déception ! « Vas-y, essaye encore… » C’est chaotique, illisible ! Quand je repense à Griseus, cette splendeur ! Là, c’est tellement… complexe ! « Insiste… Vas-y ! » Alors, oui, c’est stylé, léché, varié. Oui, la comparaison avec une version vampirique d’Opeth est toujours d’actualité, mais qu’est-ce que je retiens de cette nouvelle écoute ? Aucune mélodie - elles sont toutes tarabiscotées ! - ne se grave en moi. Et pourtant, il s’agit de l’écoute numéro… soixante-trois ? « Vas-y ! » Pourquoi donc y revenir sans cesse ? « Parce que dans le fond, ça te plaît. » L’atmosphère ? Peut-être, oui, tiens, l’atmosphère. Fiévreuse et glacée en même temps. « C’est bien, ça. Les oxymores, c’est très Aquilus. » Mais tout de même : le début est rêche ! Technique, abrupt, sans transition entre les plans ! On dirait presque du Ne Obliviscaris, tellement c’est pas bon ! « Ne t’égare pas, continue ! » Il y a certes de magnifiques chœurs mais… J’allume la lumière. Une femme à la fenêtre ?
J’éteins à nouveau. Isabelline ? Oui. C’est possible. C’est peut-être à partir de "Moon Isabelline" que l’ensemble prend sens pour moi. Cette pièce de piano, à laquelle répond en fin d’œuvre "Empyreal Nightsky", me fait comprendre que, même si je ne comprends pas Bellum I - je ne le comprendrai jamais -, sa beauté difficilement saisissable me plaît. Griseus s’offrait à moi comme une catin, Bellum I me fuit. « Coucou ! Tu es là ? Viens ! Tu ne m’attraperas pas ! » Un metal classieux et cinématographique. J’aime les catins et j’aime qu’on me résiste. Voilà, ça doit être ça. J’aime les contrastes. Et les oxymores. Les arpèges de "The Silent Passing", immédiatement suivis par des saccades rageuses. Soixante-huit écoutes ? Sérieusement ? J’allume la lumière. Encore une femme, devant la porte. C’est Lucille. J’aime sa fausse indolence, elle va s’insinuer en moi, la vicieuse... La plus inquiétante de toutes, celle-là… Je fais un énorme effort. J’allume à nouveau la lumière et ne l'éteins pas. Où en étais-je ?


La messe est dite depuis longtemps ! L’attente n’a pas valu le coup, ce Bellum I est un échec. Après Requiem Pianissimo, nouvelle grosse déception venant des antipodes. Le come back de Waldorf est un putain d’échec. Point. « Ne l’écoutez pas, il a sa fierté. Il ment comme un arracheur de dents. Bellum I est un poison magnifique et Waldorf un compositeur d’exception. »





©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 4 polaroid milieu 4 polaroid gauche 4