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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 01 juin 2021
Sa note : 06/20

LINE UP

-JC
(chant)

-Thorn aka RM
(guitare+clavier+basse)

TRACKLIST

1) Nothing is Sacred
2) Lay Fire
3) Blood Runs Not
4) Seek to Betray
5) Upheaval & Arson
6) Of Quivering Doves
7) Deicidal Usurper
8) In Exitium Caeli

DISCOGRAPHIE


Plague Weaver - Ascendant Blasphemy
(2021) - black metal - Label : Independent



Honnêtement, des fois on se demande comment marche le monde du metal. Comment telle sortie a-t-elle pu arriver dans votre fournée de promo alors qu’il en existe tant de milliers d’autres ? Ce hasard primesautier qui aligne les astres, enfilade perlée de coïncidences improbables de prime abord. Prenez Plague Weaver. Il fallait que je fus à la fois à court de promo, en motivation de contenu et intrigué en première écoute.

Et pourtant… Il y a immédiatement beaucoup de choses à dire sur cette sortie indépendante. Car oui, bien d’autres essais possèdent une production plus maîtrisée (prenez donc ces guitares au son approximativement synthétique, ça sonne très amateur), des compositions autrement plus incisives et… une vraie batterie ! Je me demande encore comment j’ai pu ne pas tiquer sur ce point lorsque je fonçai tête baissée sur cet album. Sa programmation est honnête, mais le son est tout sauf naturel. Bref, les atours initialement attirants (??) se transformèrent bien vite en corbeaux vilipendeurs. J’entends ces riffs tout à fait convenus à la personnalité déficiente. Cette symphonie persifflant l’inachevé. Ascendant Blasphemy finalement va supporter toute son originalité sur un seul point : le chant dual. Il est présent en quasi permanence, et c’est effectivement une fenêtre ouverte vers un courant d’air frais.
Seul souci, l’utilisation systématique de l’artifice annihile la bonne volonté et l’effet. Il eut été nettement plus pertinent de limiter ses apparitions afin, comme bien souvent, d’en renforcer la portée. Dommage. D’autant que les deux chants proposés n’ont rien de particulièrement fameux… Alors suis-je un odieux chroniqueur blasé en manque de saque ? Oui bien sûr. Néanmoins, Plague Weaver appuie sur les points sensibles. Car si on prend un peu de recul, on se rend bien compte que rien n’est vraiment absolument affreux. Les compos sont confondantes de conformisme, cependant elles ne répugnent pas. Le son est amateur, mais ne repousse pas. Pourtant, l’amalgame de tous ces ingrédients et un monde bardé d’albums qui se battent pour exister en viennent à questionner la prévalence de celui-ci sur n’importe quel autre. Rien ne le justifie au final.


Appelez-moi vieux con aigri, mais les sorties comme celles-ci fatiguent. La prédominance absurde de l’absence de talent, sans pour autant égaler les odes à l’abscons que représentent des Anal Cunt ou des Hell Icon (sinistre souvenir), décourage de donner quelque compliment que ce soit. Alors non, ne vous attardez pas sur Ascendant Blasphemy et détournez vos tympans vers des choses meilleures.



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