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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 18 avril 2011
Sa note : 02/20

LINE UP

-Mortifier
(guitare+chant)

-Tacodaemon
(basse)

-Appolyon
(batterie)

TRACKLIST

1)Odium Irae Involumentum

DISCOGRAPHIE


Hell Icon - Odium Irae Involumentum
(2011) - inclassable rien - Label : Devotional Hymns Records



« Improvisational in nature, driven purely by Hatred, Disgust and Darkness. Think Abruptum and demo-era Necromantia ». Faire une promo en ces termes vous impose un groupe déjà. Ensuite, vous enchaînez sur « Not many have encountered this beast as the forces behind Hell Icon do not feel the necessity of sharing their malice with the human flock. It is only due to the endurance of the endarkened few that Hell Icon is presented here ». Et là, vous avez un aperçu de la dureté du métier de chroniqueur.

Pour les plus anglophobes, sachez ceci : les mecs revendiquent ressembler à des démos, à Abruptum (un des pires groupes de la Création), d'improviser et de ne jamais sortir de leur taverne pour partager leur malice avec le troupeau (bovin) des Hommes. Notez bien, ils revendiquent tout ça. Non seulement ils affirment ne pas dépasser le niveau d'une démo obscure mais ils se permettent aussi d'afficher fièrement qu'ils ne composent même pas ! Fort. Très très fort. Le mieux dans cette affaire, c'est que cela décrit parfaitement la « musique » de ces dangereux criminels sonores. Rarement un discours promo n'aura été aussi honnête. Faut dire qu'il pousse le bouchon loin dans la bêtise humaine. Respectons cette honnêteté bienvenue. Car le reste n'est qu'un immondice de merde, autant être franc. Plus on promet le mystique ... Ils évoquent Abruptum ? Ils font bien. Vous connaissez ce groupe qui n'a vaguement que produit du bruit au meilleur de sa forme et une sorte de rien fondamental au pire ? C’est ça, mais en probablement pire. Et dire que certains groupes ne trouvent pas de label ...

J’avoue, je n'ai pas poussé la comparaison à connaître ces 2 groupes sur le bout des doigts. Journaliste musical est un métier, pas une dévotion, merci pour mes oreilles. En plus, ils ont cru bon d'être encore plus fondamentalistes que le ... ahem ... maître en pondant 1 seul titre de 37 minutes. Merde, imaginez, 37 mi-nu-tes !! C’est proprement surhumain et insupportable. Là où ça dépasse l'entendement, c'est que je me sacrifie pour vous en l'écoutant 2 fois. Que se passe-t-il durant ces 37 minutes (sûrement composées et enregistrées en moins de 20 minutes, comprenne qui pourra) ? Rien. Du bruit même pas organisé. Un chant minable intensément distordu croyant masquer sa vacuité improbable, une pauvre guitare vaguement grattée sans rythme, sans riff, sans mélodie, sans accord. Être underground a souvent été l'excuse ultime pour ne pas savoir jouer. Là il s'agit du pinacle d’une telle assertion pour détourner les tympans du fait qu'il ne sait même pas tenir une guitare. La batterie est une blague à la hauteur du reste tant elle ne sert à rien. Imaginez un bambin s'entrainant sur sa playskool, salissez le son et vous obtiendrez le même résultat.


Pas la peine d'aller plus loin, Hell Icon redéfinit la notion de médiocrité pourtant déjà écrite et réécrite. Je vous passe les photos promo d'un ridicule effarant et le titre en latin de rigueur, pour sauter directement aux derniers mots de cette chronique : une bouse sans nom doublée d'une très mauvaise blague.


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