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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15/20

LINE UP

-Nergal
(guitare+chant)

-Inferno
(batterie)

-Havok
(guitare)

TRACKLIST

1)Sculpting the Throne Ov Seth
2)Demigod
3)Conquer All
4)Nephilm Rising
5)Towards Babylon
6)Before the Æons Came
7)Mysterium Coniunctionis (Hermanubis)
8)Xul
9)Slaves Shall Serve
10)Reign ov Shemu-Hor

DISCOGRAPHIE

Demigod (2004)
The Apostasy (2007)
Evangelion (2009)
Ezkaton EP (2009)
The Satanist (2014)

Behemoth - Demigod



Septième album pour nos amis Polonais de Behemoth, qui ont mis dans ce Demigod toute la puissance et la précision qu’il était possible de mettre, bien sûr jusqu’à la prochaine fois. Cet album se caractérise par une production ultra soignée de la part de Daniel Bergstrand (In Flames, Soilwork…). Dans la lignée du dernier Zos Kia Cultus, Demigod est plus vindicatif, sans réelle pose, avec un feeling correct. Il s’agit selon le groupe de leur album le plus extrême réalisé jusqu’à aujourd’hui.

Le black originel de Behemoth s’est un peu métamorphosé en death à l’esprit black, sur le plan musical comme sur celui du son et du chant de Nergal, compromis agressif plutôt bestial entre les deux styles. Les premières notes de "Sculpting The Throne Ov Seth" jouées à la guitare sèches mettent les mélodies en bouche pour la suite. Suite puissante et très rapide, avec une double pédale qui ne s’arrête jamais. Le style de Behemoth est bien respecté sur cet album: les riffs découpés et précis s’enchaînent au rythme d’une batterie au jeu changeant; les mélodies sont facilement palpables et permettent de distinguer les titres. "Before Aeons Came" ne ressemble par-là à aucun autre titre de Demigod: une hargne bien particulière s’en dégage à coup de rythmiques puissantes et accrocheuses.

Malgré l’évidente maturité technique du groupe, qui n’hésite pas à en faire ouvrage, une ambiance noire proche du black metal se détache singulièrement de ce disque, plus que sur les deux albums précédents (cf. "Xul"). La production très soignée donne aussi de l’ampleur aux sonorités agressives des guitares, au chant sorti d’une tombe, et au jeu écrasant de la batterie, primant sur la brutalité sonore du groupe depuis Satanica. Selon Nergal lui-même, cet album serait la troisième pierre d’une longue discographie avec le premier And The Forests Dream Eternally et le surprenant Satanica. Demigod ne révolutionne pas la musique que nous a jusqu’à présent offert le groupe, mais elle met un point d’orgue sur la capacité de celui-ci à se régénérer à chaque album pour offrir une musique plus agressive et mature.

Le titre "Slaves Shall Serve" possède les ingrédients qui font de Behemoth un groupe extrême, à l’inverse de "The Reign Ov Shemsu-Hor", martial du début à la fin avec quelques nappes de claviers discrètes. Zos Kia Cultus laissait planer une ombre heavy notamment avec des titres comme "As Above So Below". On retrouve dans Demigod cette touche, plus rare mais bien exploitée ("Conquer All" ou "Xul"). Les passages à la sèche viennent de temps en temps aérer les compositions, notamment sur "The Nephilim Rising", avant de repartir sur de gros riffs puissants, communs à l’ensemble des titres. Un conseil: il faut quelques écoutes pour pénétrer en profondeur dans le monde de Behemoth, même si la première écoute apporte déjà sont petit effet… A noter, l’apparition en guest de Karl Sanders (Nile) sur le titre "Xul".


Au final, Demigod est un bon disque qui risque de dépoter une fois sur scène. Outre une musique devenue mature et plus complexe, la fierté des membres se ressent sur cette galette et dans les visuels accompagnant sa promotion. Une belle pièce où mélodies extrêmes se croisent avec un feeling sombre pour ravir les cheveux longs.


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