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CHRONIQUE PAR ...

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Eudus
Cette chronique a été mise en ligne le 29 avril 2020
Sa note : 17/20

LINE UP

-Hans Jürgen "Hansi" Kürsch
(chant)

-John Ryan "Jon" Schaffer
(chœurs+guitare+mandoline+claviers+basse)

Ont également participé à l'enregistrement:

-Jake Dreyer
(guitare)

-Jim Morris
(guitare)

-Ruben Drake
(basse)

-Brent Smedley
(batterie)

TRACKLIST

1) Diabolic
2) Invincible

3) Wolves in Winter
4) Final Warning
5) Timeless Spirit
6) Dark Side of Her Majesty

7) Midas Disease
8) New Dawn
9) Universal Truth
10) Split
11) Children of Cain

DISCOGRAPHIE


(2020) - power metal un peu sympho et un peu prog - Label : Century Media



Demons and Wizards... C'est la sortie, que je n'attendais pas, ce disque d'un « groupe » que je ne connaissais que de nom, qui fait plaisir aux spectateurs de festivals, mais c'est tout. De plus, je n'ai jamais plongé dans la discographie d'Iced Earth et je suis assez hermétique à Blind Guardian, je préfère le brave Hansi en guest chez d'autres groupes (car le Monsieur a quand même une Voix). Mais voilà, ce chapitre III, m'a complètement retourné, et me retourne encore.

Pourtant, ce n'était pas gagné. Si j'aimais l'ambiance de "Diabolic" (premier single), je trouvais le choix étonnant pour un premier extrait. "Midas Disease", mouais mouais mouais. Quant à "Wolves in Winter", c'est efficace, on est d'accord. Ainsi, je ne comptais pas aller plus loin. Sauf qu'un membre de notre éminent forum a monté au panthéon "Children of Cain" (joebar, je parle de toi) du coup je me suis lancé dans la bataille. III est une œuvre à part entière, qui s'écoute comme une globalité, ce qui sublime clairement les œuvres qui la composent. "Diabolic" crée une ambiance, met l’auditeur en condition pour savourer ensuite un trio power metal redoutablement efficace, mais qui me questionne encore sur le choix de l'agréable "Wolves in Winter" comme promotion de l'oeuve. Oui, "Invincible" est pour moi le tube facile et ultime de ce troisième volet, rythme, chant, refrain, tous les ingrédients sont là. "Final Warning" prend plus son temps pour découler sur un final quasi orgasmique. Si le propos est moins speed qu'à l'accoutumé, Schaffer a encore ce sens du rythme, du morceau efficace et taillé pour fonctionner en live. Ceci dit, il perd un peu le mojo sur un titre comme "New Dawn", un peu trop « entre deux » et qui peine à décoller, tout en étant agréable, grâce notamment à un Hansi variant son chant. "Universal Truth" se révèle plus efficace, d'une simplicité déconcertante, mais que voulez vous, les « oh oh oh oh » fonctionneront jusqu'à la fin des temps.
Si III est une œuvre magnifique c'est parce qu'elle alterne ce côté power metal efficace vu ci dessus avec un metal plus posé, plus mid tempo, qui va élever l'opus au rang de coup de cœur. Bon, si je ne déteste pas la proposition, "Midas Disease" reste un chouillat en dessous des titres qui vont suivre. Le triptyque phénoménal. "Timeless Spirit", "Dark Side of Her Majesty" et "Children of Cain". La seconde fait très metal sympho, avec son orchestration, ses chœurs imposants, son riff principal, son refrain. Quant aux deux autres citées, elles se démarquent par leur longueur, environ dix minutes. Elles possèdent une touche metal prog, elles prennent leur temps, développent une ambiance, sans être trop longue, trop ballade trop culcul. "Timeless Spirit" se distingue par un Hansi à la voix tiraillée et vivant la chanson (ce final entre cette voix habitée, le solo de Jake et les chœurs...). Enfin, "Children Of Cain", mid-tempo lorgnant sur la ballade, d'une simplicité extrêmement touchante, point d'orgue final à ce troisième effort. Guitare acoustique, voix douce (que personnellement je n'ai pas l'habitude d'entendre chez Hansi) dans son premier tiers, l'émotion est palpable. Et si le rythme s'accélère légèrement, l'émotion n'est jamais loin, notamment quand le combo voix torturé d'Hansi et solo de Jake se met en marche pour un deuxième tiers poignant. "Children of Cain" est de ces morceaux d'une structure presque banale, mais interprété à l'unisson par le combo. Remarquable.


Avec III, Demons and Wizards livre une œuvre quasi parfaite (il est dommage que "Split", pas si mauvaise mais totalement hors de propos vienne susciter la confusion), faite de morceaux plus qu'efficaces, ainsi que de propositions relevant du génie. Et si quelques pistes sont en deçà, cela ne gâche en rien le ressenti général, à savoir qu'on tient là, et bien que révélé dès janvier, l'un des albums de l'année qui aura peu de concurrents. Bravo !


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