CHRONIQUE PAR ...

140
Thierry
le 14 janvier 2026




SETLIST

Manigance :

Héritier
Le Bal des Ombres
Mourir en Héros
Haute Trahison
Damoclès
Arrêt de Mort
Volte-Face
Solo Batterie
Larme de l'Univers
Envahisseur
L'Ultime Seconde

Rappel :
Sang-Froid
Pur Sang

Rappel 2 :
Sans Fard

Existance :

Wolf Attack
Legends Never Die
Dead or Alive
Existance
Still Alive
Burning Angel
Marilyn (Icon of Desire)
Brighter Days
From Hell

Legba :

The Crossroad
Faster Faster Louder
Kingdom of the Blind
Devil's Blues (Part Two)
Baron Swings
Creepy Voodoo Dolls
Mistress of De-Stress
Hard'N Gone
Oilers

AFFILIÉ

23 octobre 2025 - Le Haillan - Salem


Manigance_-_Existance_-_Legba_Le_Haillan_-_Salem_20251023

C'est avec un grand plaisir que je retrouve le chemin du Salem, sympathique petite salle à quelques minutes de Bordeaux, où j'avais pu assister à un très bon concert de KingCrown en 2022. D'autant plus de plaisir que les travaux concernant le tramway sont désormais terminés et que la salle est désormais parfaitement accessible. Le rendez-vous était pris avec Manigance pour l'interview à 19h00, ce qui m'a laissé environ une heure avant le début du concert pour une petite bière et une inspection méthodique du stand merchandising, particulièrement bien achalandé... Tiens, ils sont allés jusqu'à mettre en vente une guitare ? Sympa, et elle... ah non, c'est juste François Merle qui avait posé sa gratte là et qui est rapidement venu la récupérer. Drôle.

À 21h00 (soit une demi-heure de retard sur l'horaire prévu), LEGBA fait son entrée sur scène, musiciens tout de blanc vêtus, ce qui fait son effet. La (petite) scène est décorée de têtes de mort et de bougies pour créer une ambiance de style vaudou qui colle parfaitement à la musique du groupe, un hard rock terriblement mâtiné de blues. Le groupe n'a qu'un album à son actif (Oscuro) mais parvient à nous proposer trois-quarts d'heure de très bon son qui rappelle parfois les Guns sur certaines intonations du chanteur, une bien belle découverte. Le public, qui arrive gentiment dans la salle, ne s'y trompe pas et transmet son énergie. La messe occulte fait son œuvre, les têtes dodelinent et tout le monde ressort plein d'entrain. À noter que plusieurs titres joués ce soir ne sont pas sur l'album mentionné plus haut. Une nouvelle offrande au culte vaudou en préparation ?
Le niveau monte d'un cran avec l'arrivée des Franco-Belges d'EXISTANCE (non, il n'y a pas de faute de frappe). Une déferlante ! Des riffs tranchants qui rappellent HammerFall, Helloween ou Iron Maiden sur certains soli (excusez du peu !), une section rythmique qui tabasse et un chanteur qui a un timbre et un coffre à faire pâlir quantité de cadors du genre (un peu d'abus sur la réverbe, peut-être?). Le public suit et l'affluence atteint son plus haut niveau de la soirée, une centaine de personnes. Le groupe déploie une sacrée énergie pendant les quarante-cinq minutes de son set, et il faudra une grande prestation de la tête d'affiche ce soir pour éviter de se faire voler la vedette. Je n'avais jamais entendu une note de ce groupe avant ce concert (et quelques titres écoutés vite fait avant de partir), et je me demande comment et pourquoi ! On est to-ta-le-ment dans ma zone de confort. Avec le recul, je réalise que Julian Izard avait participé aux deux derniers albums de Manigance, donc c'est de ma faute, je n'avais qu'à être un peu plus curieux. L'erreur est réparée vu que je rentre à la maison avec les trois albums du groupe (allez hop !) et la ferme volonté de suivre leur actualité, avec un quatrième album en préparation pour très bientôt. La salle se vide en direction du bar (qui propose une sélection de bières locales à un tarif tout à fait raisonnable) et de l'entrée et... tout le monde ne reviendra pas pour le concert de Manigance. Je n'ai pas d'explication... Problèmes dus aux transports en commun (le retard initial de trente minutes n'a pas été épongé, mais on ne peut pas dire que ça ait trainé entre les groupes), fatigue du métalleux qui avait travaillé ce jour ou qui embauchait tôt le lendemain ou désintérêt ? Toujours est-il que c'est bien dommage et que Manigance ne méritait pas ça.
J'écoute MANIGANCE depuis 2002 à peu près (souvenir d'avoir entendu leur reprise de "Messager" dans l'émission Killing Machine sur Radio Campus Lille...) et depuis mon dernier concert (Toulouse, 2015), on peut dire qu'il s'en est passé, des choses. Exit Didier Delsaux, chanteur emblématique remplacé par Carine Pinto et renouvellement de la totalité des musiciens autour de François Merle, seul membre fondateur restant. Et forcément, un questionnement : que vaut ce Manigance nouvelle formule ? Leur dernier album, L'Âme de Fond, est un disque de réenregistrements de titres iconiques chantés originellement en voix masculine et cette mini-tournée de trois dates en fait la promotion tout en permettant au groupe de fêter son trentième anniversaire.
J'avais été très convaincu par la performance de Carine sur ces anciens morceaux (que j'adore pourtant dans leur prime version, ce qui m'était amené au tout départ à un sentiment de défiance vis à vis de cette idée de réenregistrement. Il y aurait à dire dans une chronique, mais j'ai déjà trop d'articles en retard, je vais finir par me faire taper sur les doigts...) et je l'attendais de pied ferme affronter l'épreuve du live. Et bien coupons court à toute forme de suspense : Carine, en live, c'est du très haut niveau. Charisme, communication avec le public et surtout le principal : justesse et puissance vocale sont de mise. François Merle, sans surprise, est très à l'aise que ce soit sur ses soli ou ses parties rythmiques. Le mix (très bon sur toute la soirée au demeurant) ne nous permettra que deviner ses chœurs sur "Envahisseur" par exemple.
Les autres musiciens ne sont pas en reste, Lionel Vizerie à la guitare et Stéphane Laborde à la basse se démènent comme de beaux diables. Quant à Joe Fillatreau, comme j'avais pu le percevoir lors de l'interview, c'est un personnage. Son solo de batterie, loin du passage obligé auquel nous avions été habitués par une majorité des groupes jouant en tête d'affiche dans les années 2000, était une démonstration de technique empreinte de poésie (oui, la batterie peut être poétique, je l'ai dit.) Je regrette en revanche l'absence d'un claviériste sur scène, certaines parties étant remplacées par quelques samples.
La setlist était évidemment axée sur l'album L'Âme de Fond, tout en laissant une belle place au précédent Bal des Ombres sur lequel officiait déjà Carine, avec des performances remarquables sur "Haute Trahison" (qui ne m'avait que moyennement marqué sur album, mais dont le refrain me hante depuis le concert), "Le Bal des Ombres", "Arrêt de Mort" ou encore "Sang Froid". Nous aurions pu espérer un featuring de Julian Izard sur "Haute Trahison" comme sur album, mais il n'en sera rien. Cet évènement sera réservé au concert de Pau deux jours plus tard. 
Ce "nouveau" Manigance (pour moi en tout cas) ne fait pas pâle figure en comparaison de ses illustres aînés. Les anciens morceaux continuent à vivre à travers la voix de Carine et de la performance maîtrisée (un peu moins sur "Envahisseur" peut-être ?) des musiciens. Les morceaux du Bal des Ombres se sont parfaitement mêlés aux anciens pour un concert très pêchu qui montre que le heavy/power chanté en français des Aquitains a encore de belles heures devant lui. Les quelques dizaines de personnes dans le public auront donné suffisamment de voix pour que "Sans Fard", qui n'était pas prévue, soit jouée. Jouer ce titre issu de la première démo pour une tournée anniversaire, la boucle est bouclée.


Il n'est pas loin d'une heure du matin quand les dernières notes s'estompent dans la nuit bordelaise. Le groupe se prête volontiers au jeu des dédicaces, aux côtés des membres de LEGBA et EXISTANCE. Une dernière discussion avec Carine et plusieurs fans, un message sympa de Lionel (qui m'a quand même demandé si l'interview m'avait convenu... un comble !) et il était grand temps de rentrer. C'était une bien belle soirée, j'espère que Manigance trouvera son public sur les dates à venir (janvier 2026 à Lyon et Grenoble) et surtout qu'ils repasseront dans le secteur !


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