CHRONIQUE PAR ...

77
Sven
le 22 septembre 2022




SETLIST

Obscura :

Forsaken
Solaris
Ocean Gateways
Emergent Evolution
A Valediction
Devoured Usurper
The Anticosmic Overload
Orbital Elements II
Universe Momentum
Akróasis
When Stars Collide

Rappel:
Septuagint
Incarnated

Persefone :

The Great Reality
Stillness Is Timeless
Prison Skin
Merkabah
Living Waves
Katabasis
Mind As Universe

Disillusion :

Am Abgrund
The Great Unknown
Alea
Driftwood (jouée pour la première fois en concert)
...And The Mirror Cracked
The Black Sea
Tormento

AFFILIÉ

Disillusion
Wacken
(04 août 2007)

Obscura
Paris - Trabendo
(25 novembre 2013)
Paris - Le Divan Du Monde
(26 octobre 2016)

19 septembre 2022 - Toulouse - Le Rex


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Bon, soyons clairs, la raison principale du déplacement Éternel du soir est surtout de voir Andy Schmidt en espérant entendre "Back To Times Of Splendor" et "The Liberation", j'avais déjà vu Obscura que j'étais ravi de revoir et je me fichais un peu de Persefone.

Premier contact avec le Rex : petite salle sympathique. Premier point négatif cependant : problème de tireuse, pas de bière pression. Jour de deuil national oui ! Mais voir des métalleux se régaler de mignonnettes de Heineken a un côté assez marrant cela dit... Le deuxième est la suite du premier: il y a un pub juste en face, le concert a débuté quarante-cinq minutes après l'ouverture des portes, j'aurais largement eu le temps de boire une pinte de bonne bière en face...
Entrée de DISILLUSION et énorme attente pour moi. Le concert débute par "Am Abgrund" un morceau du futur album que je n'ai pas encore eu le temps de parcourir. Le son est un peu moyen mais les musiciens notamment le généreux leader semblent contents d'être là. Enchaînement avec "The Great Unknown" un peu décevant, le morceau est un peu lent et pas évident à positionner sur un concert de première partie. Par contre la suite décollera franchement avec l'excellent "Alea", un inédit "Driftwood" joué en live pour la toute première fois et surtout l'ultime "And The Mirror Cracked" qui fait exploser le public et ma nuque ! Puis arrive sorti de nulle part "The Black Sea", opener du mal-aimé mais pourtant excellent Gloria qui fonctionne très bien en live. C'est déjà la fin du set avec "Tormento", encore un titre de l'album à venir. Le son s'est clairement amélioré au fil du set, Andy Schmidt est vraiment content d'être là, il le répètera à plusieurs reprises. En espérant revoir les Allemands sur une prestation plus longue (à l'image du fabuleux livestream d'avril 2020 !).
Entrent ensuite sur scène les Andorrans de PERSEFONE. Prestation plutôt solide mais peu intéressante pour moi, ne connaissant pas vraiment l'œuvre du groupe, et que j'ai trouvée un peu hermétique. Par contre les musiciens sont très bons, c'est très solide et le public apprécie franchement. Pas grand chose d'autre à dire de mon côté.
Les patrons du jour OBSCURA débarquent alors pour enfoncer le clou, menés par Steffen Kummerer également ravi d'être là. L'Allemand se met régulièrement en avant comme à son habitude, mais il mérite le bougre, tant la musique du groupe est convaincante et domine le game du death technique depuis des années. Petite déception cela dit, l'absence de Jeroen Paul Thesseling dont je ne pourrai admirer le travail sur sa basse sept cordes fretless (toujours plus !). Malgré tout son remplaçant un certain Alex Weber fait des prouesses sur sa magnifique fretless six. La setlist couvre toute la carrière du groupe. On débute sur les notes fretless de "Forsaken" et son death rapide et virtuose et la suite pourra éblouir par la variété de la musique du groupe. Des mélodies supersoniques de "Solaris", "A Valediction" ou "The Anticosmic Overload" au plus « proggy jazzy » tel que désigné par son compositeur "Akróasis" en passant par la lourdeur toute classic death de "Ocean Gateways" ou "Devoured Usurper". Le tout porté par une formation assez hallucinante en terme de qualité musicale, entre Christian Münzner et sa virtuosité incroyable, le chant versatile de Kummerer (et ses qualités guitaristiques), la basse déjà citée. Le seul petit reproche concerne la batterie de David Diepold parfois un peu trop forte et qui connaîtra même quelques ratés audibles. Une fois de plus, le leader remercie chaleureusement le public pour sa présence et avoue son plaisir d'être présent ce soir. Après "When Stars Collide" et son refrain en chant clair (sur bandes malheureusement, pas de guest de Speed Strid), le groupe fait un faux départ et revient pour un rappel. Celui-ci connaîtra un rebondissement plutôt rigolo avec un problème technique qui vient interrompre la prestation du batteur (et donc du groupe) sur "Septuagint" peu après son début. Et alors que le groupe introduit la fantastique et très Schuldinerienne "Incarnated", l'introduction de "Septuagint" retentit à nouveau créant l'hilarité dans le public. Malgré tout, après cet ultime rappel, c'est déjà la fin du concert et les lumières se rallument.


Excellente soirée de death technique et progressif au programme. Et quel plaisir de pouvoir enfin retourner voir des concerts en salle, malgré les quelques petits soucis techniques et la scandaleuse absence de tireuse à bière ! Vivement la prochaine !


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