Tyrant Fest 2023


Tyrant Fest

UN REPORTAGE DE...




SOMMAIRE

Jour 1 : 21 octobre 2023
Jour 2 : 22 octobre 2023

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Jour 1 :21 octobre 2023



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L’automne est de retour. Il marque la fin de la saison des festivals, le retour à la vie active, ce qui peut générer une certaine mélancolie. Mais, fort heureusement, tout amateur de metal des Hauts-de-France sait que cette saison est aussi celle du Tyrant Fest. Une fois encore, le 9/9 bis de Oignies permet aux amateurs de brutalité de prendre leur dose de violence avant d’affronter l’hiver. Le festival a été quelque peu avancé, ce dernier étant traditionnellement programmé au milieu du mois de novembre. Ce sera donc en cette fin d’octobre que nous irons découvrir la nouvelle édition avec une affiche alléchante.
C’est donc avec grand plaisir que je me rends dans ce lieu si particulier, permettant aux festivaliers de prendre la mesure du passé minier de la région. Une fois encore, le patrimoine est mis en valeur, avec cette année la présence de médiateurs, qui prennent le temps d’expliquer l’histoire de l’endroit aux curieux. Des visites de ces vestiges de ce carreau fosse, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO sont également organisées les deux jours.


Je débute le festival par un tour au merch, toujours de qualité, avec des artistes et labels reconnus. L’auditorium, du fait de sa capacité réduite, ne me permettra pas d’assister au show de Witching. Je me rends donc au Métaphone pour voir PÉNITENCE ONIRIQUE. Le black metal mélodique des Chartrains se révèle puissant sur scène. Le groupe est affublé de masques, chose devenue commune dans ce style de musique. Mais l’ensemble est des plus cohérents et se laisse apprécier sans sourciller. Le public aura droit à des titres de Nature Morte, nouvel opus alors à sortir. Le temps défile rapidement, preuve que le concert est agréable, l’aspect hypnotisant de la musique délivrée y étant également pour beaucoup.

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Après une petite attente, je peux entrer dans l’Auditorium, plein à craquer, pour assister à une partie de la prestation de NATURE MORTE (oui, oui, comme le nom du dernier Pénitence Onirique). Les Parisiens proposent un post black metal racé. Les passages mélodiques sont nombreux, laissant ensuite éclater la rage de leur chanteur bassiste Chris Richard. Il me faut avouer ne pas être un fanatique de ce style, mais ce que j’ai pu apercevoir du trio était somme toute sympathique. Et finalement bien adapté au côté intimiste imposé par la salle.

À peine entré sur la scène du Métaphone, KARRAS envoie sans préliminaire une salve de violence contrôlée. Le trio a en effet pris le parti d’offrir une musique puissante, énergique et brutale. Le death mâtiné de grind et de powerviolence fonctionne à merveille, permettant au public de se réveiller. Pas assez au goût de Yann Heurtaux, oui, le guitariste de Mass Hysteria, qui profite de Karras pour s’amuser avec une musique bien plus agressive. La foule haranguée plusieurs fois se lancera donc dans des mosh pits plus virulents. Quelques passages plus lourds, comme sur "Lutheran Blade" montre la capacité du groupe à écraser la tête de l’auditoire à grands coup de riffs puissants. La musique des Parisiens est cependant marquée par l’urgence, la plupart des morceaux n’excédant pas deux minutes. "Demons Got Rythm" et ses huit secondes témoignent de l’amour du grind de la part de ses géniteurs. Karras est donc la bonne surprise du jour. L’album est sympathique, mais les compositions s’avèrent plus ravageuses en live.

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Changement radical d’ambiance dans l’Auditorium. MÜTTERLEIN, le projet solo de Marion Leclercq, est en effet à mille lieues de la virulence énergique de Karras. Pour qui n’est pas familier avec cette entité, il est bon de rappeler qu’il s’agit d’une formation où seule officie Marion, connue pour avoir été bassiste chez Overmars. Entourée de serpettes, elle va délivrer une musique très particulière, darkwave et metal se mélangeant habilement. La configuration de la salle ne permet pas de bien voir la jeune femme, mais l’on entend avec plaisir sa prestation sombre et puissante. Mütterlein s’avère aussi froide qu’hypnotique. Le public a apprécié ces titres et s’est laissé embarquer dans l’univers de Marion. La pause repas obligatoire pour déguster les délicieux burgers de VG’ Terriens me fait rater Otargos.

C’est donc le ventre bien rempli que je peux me préparer pour CULT OF FIRE. Le groupe est somme toute assez rare en live et la salle est bien remplie pour les accueillir. Il faudra patienter de longues minutes le temps que se prépare la troupe derrière un rideau noir. Une fois ce dernier tombé, l’on découvre le décorum fourni, qui, je le concède, peut prêter à sourire. Les deux guitaristes sont lovés à l’intérieur de deux gigantesques cobras (ils tiendront d’ailleurs cette position saugrenue durant tout le show), le batteur est costumé, tout comme le chanteur, portant notamment d'immenses cornes. Leur univers qui emprunte visuellement à l’hindouisme et au bouddhisme, prend musicalement la forme d’un black metal mélodique d’excellente facture. Le concert est dans les faits un rituel orchestré par le chanteur, qui utilise divers objets posés sur une table cultuelle. Pas d’interaction avec le public, qui est accepté comme spectateur de cette cérémonie. Rapidement, je me laisse convaincre par la prestation des Tchèques, qui joueront entre autres, les récents "Om Kali Maha Kali" et "Jai Maa!", ou encore "Zrození výjimečného". Le concert passe très vite et montre le talent du collectif à instaurer une ambiance singulière. J’attendais beaucoup de ce concert, je n’ai pas été déçu.

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Il reste à la tête d’affiche de ce samedi de prendre place sur scène, afin de clore comme il se doit cette première journée. ENSLAVED est donc attendu par nombre de personnes, qui espèrent voir la formation en grande forme, venue présenter son dernier-né Heimdal. Autant l’avouer sans ambages, je n’ai pas été conquis par cet album. Une fois encore, Enslaved fait ce qu’il sait faire depuis des années, à savoir du black mâtiné de prog, mais je ne suis pas attiré par ces dernières sorties. Pourtant, les Norvégiens sont en forme. Heureusement pour moi, Gruttle et ses copains ont choisi de présenter deux titres de Below The Lights qui fête ses vingt ans. L’occasion de faire un clin d’œil à la région, qui est celle du label qui les a soutenus durant de nombreuses années, Osmose Productions. L’enchainement "The Dead Stare"/ "Havenless" avec ses chœurs nordiques, fut l’un des moments forts du set. Ivar, toujours aussi placide, n’en demeure pas moins efficace, tandis que son comparse à la guitare, Ice Dale est des plus démonstratifs. La bonne surprise viendra du final, "Allfǫðr Oðinn" datant de 1993, qui rappellera à tous qu’Enslaved savait écrire de sacrés titres de viking metal, avant de s’éloigner de plus en plus de ce style.


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La première journée s’est donc close et les bons moments sont déjà nombreux. Quelques heures de sommeil et il faudra enchainer avec un prometteur dimanche.


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