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CHRONIQUE PAR ...

106
Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 01 novembre 2026
Sa note : 13/20

LINE UP

-Marv Kinkel
(chant)

-Robin Lee Simon
(chant+guitare+basse)

-Jean Bormann
(chant+guitare)

-Andy Posdziech
(guitare)

-Maik Feldmann
(batterie)

TRACKLIST

1) Intro
2) Forsaker
3) Breakout
4) Reflect
5) Adrenal
6) Intoxicated
7) Odyssey

DISCOGRAPHIE

Forsaker (EP) (2026)

Doomcrusher - Forsaker (EP)
(2026) - metalcore - Label : Arising Empire



Difficile de trouver des informations sur Doomcrusher au moment de l’écriture de cette chronique. Devant ce manque d’historique, j’en déduis que le quintet (merci les photos) présente avec Forsaker son premier EP. Le tout est publié chez Arising Records et c’est presque un événement puisque je ne vois quasiment passer que des premiers enregistrements en autoproduction… De là à dire que le label croit en la formation, il n’y a qu’un pas… Alors, ça vaut quoi ce Doomcrusher (pas de panique, malgré le nom, ce n’est pas du doom).

Après une courte introduction (justement appelée "Intro"), les choses sérieuses commencent avec le morceau éponyme. Ça attaque dur avec un metalcore tendance indus. Ça tabasse, il y a du riff avec ce son moderne qui tape dans les graves. Le tout est efficace, avec un jeu de batterie très fourni. Le break électro amène une touche de surprise bienvenue. Avec la suite, Doomcrusher rentre davantage dans le rang. Le chant clair fait son apparition pour s’occuper des refrains. La voix n’est pas géniale et c’est souvent l’occasion d’une baisse de tension. Attention, il n’y a pas tant à jeter, loin de là. L’agressivité est bien présente, il y a un certain groove apporté par la section rythmique qui rend des passages franchement entraînant. On penserait presque à un Electric Callboy qui se prend au sérieux parfois ("Adrenal", "Odyssey").
Doomcrusher produit une musique assez proche d’Orbit Culture. Un côté bas du front assumé, mais qui fait son effet. C’est certes assez bourrin, mais bien foutu et avec un growl entraînant. La production étant au niveau, ça balance du décibel survitaminé. Le chant clair contrebalance le tout, sans démériter. Certains refrains font mouche (sans pleinement rester en tête). Alors, forcément, c’est un EP et la durée se révèle assez courte. Malgré cela, la formule s’essouffle vite. Le groupe ne propose pas de leads de guitare et peu de claviers. D’ailleurs, c’est quand le groupe se lâche (et balance un solo) qu’il atteint le pic de sa performance ("Intoxicated"). Bref, les gars ne déméritent pas, mais restent loin de l’efficacité des Suédois d’Orbit Culture (qui ne sont pas non plus des génies, n’exagérons rien). Tout ça manque un peu de force émotionnelle (oui, même pour du metalcore).


Doomcrusher propose un Forsaker convaincant, bourrin dans son ensemble, avec des refrains mélodiques plus ou moins réussis. Il y a un côté violence gratuite assez agréable par moment, surtout quand le rythme groove et donne envie de bouger son corps (et ses cervicales). Si c’est bien leur premier EP, Doomcrusher se positionne quand même comme un groupe à suivre. Il leur suffirait de pas grand-chose pour exploser.



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