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CHRONIQUE PAR ...

106
Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 23 septembre 2026
Sa note : 14/20

LINE UP

-Lokesh Patil
(chant)

-Emil Jökull Sverrisson
(guitare)

-Magnus Werner Ottesen
(guitare)

-Bjørnar Schei Hyldbakk
(basse)

-Fredrik Kjensberg
(batterie)

TRACKLIST

1) Ophiophagus
2) Vengeance
3) Hecatomb
4) Black Tooth Grin
5) Dead End
6) Resurgence
7) Rotten
8) Legacy Falls
9) Without Judgement
10) Circles 
11) Gift of Hate

DISCOGRAPHIE


Diavola - Without Judgement
(2025) - thrash metal un peu death - Label : Autoproduction



J’écoute beaucoup de post-rock ces dernières semaines. Ça me rend un peu triste, car j’ai l’impression de m’éloigner du metal. J’attendais un messie, un truc pour me redonner la foi. Et voilà que Diavola me propose son premier album avec un an de retard. Tant pis, je l’écoute et, surprise, ça me fait du bien. Ça tape dans la moelle épinière. Sur Metal-Archives, ils parlent de groove metal, de metalcore, je pense plutôt à du thrash, mais c’est peut-être un peu tout ça à la fois. Voilà donc le premier opus de cette formation norvégienne intitulé Without Judgement (du coup, on va quand même juger le bousin).

Après une première minute d’introduction, Diavola attaque les choses sérieuses avec un thrash rentre-dedans. Les riffs percutent autant que la voix rageuse. Le son est suffisamment bon pour nous frapper au cœur. Ça tabasse. Tout ça transpire le thrash vindicatif, du genre à aller gueuler en haut des barricades. Davantage mid-tempo qu’ultra-rapide, la vélocité est laissée aux guitares qui font un travail remarquable, tant dans les riffs que dans les solos. Ça virevolte, les gratteux ne prennent pas le temps de se reposer. Ces rythmes plus posés proposent de bons passages à headbang. Mais, surtout, ça groove pas mal ("Black Tooth Grin"). Dans leur style, Diavola a des similitudes avec Devildriver. C’est d’autant plus vrai lorsqu’ils intègrent de timides éléments mélodiques ("Resurgence", "Circles").
Le groupe montre ainsi aucun point faible. Le chant s’articule parfaitement sur les riffs, personne ne piétinant les platebandes de l’autre. Quant au batteur, il organise le tout avec autorité. Et, incroyable, on entend même la basse, ce qui ajoute du corps et de la percussion à la musique. On notera qu’au milieu de cette joyeuse violence, le morceau éponyme, acoustique, rappelle les interludes à la In Flames ou At The Gates. Le tout passe crème, même si quelques ratés laissent une impression d'inachevé (le refrain de "Circles", poussif à souhait comparé au reste du morceau).


Le dernier Devildriver était moyen, le Diavola est sans doute plus accrocheur et efficace. De la rage bien canalisée, des guitaristes qui savent jouer et un hurleur en chef qui les mène tous à l’abattoir. Ce n’est finalement pas si mal comme programme. Alors, ce n’est pas forcément génial, original ou incroyable, mais pour un premier album, il y a suffisamment de qualités pour s’extraire de la mêlée. Vivement une suite pour voir ce que les Norvégiens vont donner.


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