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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 12 septembre 2026
Sa note : 10/20

LINE UP

-Ida Haukland
(chant+basse)

-Marius Silver Bergesen
(guitare)

-Tor Ole "T.O." Byberg
(guitare)

-Kenneth Tårneby
(batterie)

TRACKLIST

1) Premonition
2) Of Tyrants
3) Oceans Above, Stars Below
4) Monster’s Ball
5) Through the Phantom Wall
6) Shorelines
7) Lightning in a Bottle
8) Encore
9) Embers
10) Orpheus’ Bane
11) Cadence of Chaos
12) Gjenklang

DISCOGRAPHIE


Triosphere - Oceans Above, Stars Below
(2026) - power metal - Label : Frontiers Records



Dans la mouise. Se dit d’une personne dans une situation mal embarquée. Moins souvent d’un chroniqueur embourbé dans un disque spontanément et volontairement choisi. Synonyme : « mais quel crétin ! »

Car que dire entre le fan de black metal (et désormais death) que je suis et ce power norvégien. Alors ok, la Norvège, pourquoi pas, bien tenté. En fait, je vous vends la mèche (et pub gratuite pour des compères au passage) : AMG. Ils mettent franchement pas souvent 5/5, alors sur du power, c’était trop tentant lorsqu’il apparut dans les promos. D’autant que quelques échanges rapides avec mes comparses éternels semblaient corroborer ces dires à un certain niveau. Mais quel fourvoiement ! J’imaginais un monde merveilleux fait de riffs incisifs, de mélodies surpuissantes, d’orgies instrumentales à s’en crêper le chignon.
Ben non. Enfin, pas comme je l’anticipais. Pourtant les débuts sont intrigants, intro orientalisante, mise en bouche réussie. Et bam. Débarque le premier riff. Finesse de mammouth. Réminiscence d’un Grave Digger. Ne vous méprenez pas, j’adore la trilogie anglo-saxonne du groupe. Mais là… ça dépareille. Sans l’inspiration. Sur un sommet annoncé du genre. Friture sur la ligne. Ma ligne hein. Triosphere fait ce qu’il sait faire et ne trompe personne. Riffs acérés, carrés, puissants, variés. Chant féminin enrôleur (probablement pour le commun des mortels, perso il me laisse totalement froid, je le trouve sans émotion). Mélodies… mais quand même pas tant que ça scrogneugneu !
Et l’orgie tant attendue reste à quai. Rattrapée par cette volonté bien trop marquée de bien jouer dans les clous, quitte à perdre la puissance de l’inattendu. Autre point qui m’égare, tout est a/en-tendu. Point de place à la surprise malgré la richesse volontaire dont font preuve les compositions. Que les choses soient claires, Triosphere s’ingénie à proposer des rythmiques diverses tout comme des riffs n’hésitant pas à piocher dans du heavy, thrash si nécessaire (point d’exploration des territoires plus extrêmes) au point de flirter avec les délices prog. Encore, cela fait pschitt dans mes oreilles malheureusement. Chemin trop balisé. Et le son. La production. Elle est vraiment trop propre, intensément précise, elle contribue à même hauteur que le respect des temps surjoués à rendre l’ensemble mécanique.


Oui je sais, vous serez en désaccord. C’est la vie, ça arrive. C’est même sain. Surtout quand c’est avec un type qui n’entend que peu ce genre de metal.



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