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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 09 septembre 2026
Sa note : 14/20

LINE UP

-Gregor Pikl
(chant)

-Aaron Tuck
(guitare+claviers+orchestration)

-Morris Ewings
(basse)

-Rory Amoy
(batterie)

TRACKLIST

1) What Was lost
2) The Departed
3) I never Ceded
4) Ghost Gums
5) A Grave Ascent
6) A Stone Shall Come to Rest
7) And What Is Yet to Lose

DISCOGRAPHIE


Lumen ad mortem - A Grave Ascent
(2026) - black metal - Label : Hypnotic Dirge



En provenance d’Australie du sud (pouvons-nous être au sud du sud ? Vous avez cinq secondes), Lumen ad mortem fait fi des convenances et… Non attendez. Le quartet revient après un premier album, ce qui rend celui-ci deuxième. Après cette démonstration implacable de talents mathématiques, temps de chronique ?

Oui s’il te plaît. Arrête cet odieux spectacle ridicule pour te mettre en scène. Du black metal, voici la proposition des Aussies. Et convenu, oui, la perche tendue dans l’intro ne le fut pas sans dessein. Convenu ok, mais le black metal est vaste, alors quelle direction préférentielle ? Immense suspense. La bio mentionne Emperor, Dissection ou Immortal. Bref, un peu de tout tant que c’est scandinave et légendaire. Faut-il choisir absolument un nom, Dissection pour le côté plus riffé et mélodique. Néanmoins la mention Emperor se comprend pour les claviers orchestraux en appui des compositions. Pour Immortal il faudra chercher plus loin (en l’occurrence derrière la porte car j’y suis).
Pour la convenance, cela fait partie de l’ADN d’un groupe qui s’appuie sur les Grands Classiques, sauf qu'on peut objecter qu’il tente sa voie propre. Sans frapper les esprits de ses excentricités, A Grave Ascent dispose dans sa manche d’un sérieux atout : l’inspiration. Car l’inspiration (des modèles) n’empêche pas l’inspiration (musicale). Lumen ad mortem ne manque pas le coche et capte l’attention par des riffs mélodiques de premiers choix. Agressifs ce qu’il faut, produits avec la morsure froide adéquate, A Grave Ascent a compris l’équilibre nécessaire entre le polissage et l’authenticité. Message rehaussé de l'adjonction d'un chant raclé de belle tenue, à la tessiture rugueuse et stridente délicieuse. Amusant de constater une véritable maîtrise des humeurs nordiques de la part d’un groupe géographiquement aux antipodes.
Cela sert excessivement bien le groupe qui ne se laisse pas démonter instrumentalement. Complu dans ses années quatre-vingt-dix bénies, Lumen ad mortem évite la sanction en combinant bonnes idées et bonne production. Muni de ces deux atouts maîtres l’album sait qu’il ne se plantera pas. Insuffisant pour tutoyer les cimes annuelles car on veut toujours plus. Mais bien assez pour repaître les bêtes noires que nous sommes, avides de viande fraîche, congelée à dire vrai, battue par le blizzard. Ceci les Australiens l’accomplissent avec passion et aisance.


L’amateur de black metal mélodico-symphonique en prendra pour son grade. Ni trop mélo, ni trop grandiloquent, A Grave Ascent reste dans les cases, au milieu du gué pour ne pas dépasser ou dépareiller. De cette prudence il retire une appréciation indéniable.





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