20282

CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 18 août 2026
Sa note : 16/20

LINE UP

-Tim Shaw
(chant+guitare+claviers+basse+programmation)
 
A participé à l’enregistrement :

-Ian Finley
(batterie)

TRACKLIST

1) The Green Men
2) Sacred Water
3) Dispossession
4) The Forger
5) Wither

6) Exile
7) Uhtceare
8) The Free Man

DISCOGRAPHIE

The Free Man (2026)

Fyrdsman - The Free Man
(2026) - black metal - Label : Autoproduction



Pendant que les papys de Deep Purple empilent les sorties à l’automne de leur carrière, leur compatriote Tim Shaw prend une douzaine d’années pour proposer une suite à Omen in the Sky, son intrigant premier album paru sous le nom de Fyrdsman. Renforcé par un (vrai) batteur, le Britannique entend renouer avec son projet « ancré dans la réalité et le mythe ». Compte tenu de ce qui a précédé, la proposition est alléchante.

Un motif épico-dramatique égrené à tempo moyen, un chant forcé, deux modulations – la deuxième rehaussée de chœurs masculins remarquablement harmonisés : intitulée "The Green Men", l’amorce de The Free Man s’inscrit effectivement dans la droite ligne de ce qu’a réalisé le Bristolien d’adoption. Presque trop fluide, malgré un solo incisif, l’occurrence liminaire n’est pas la plus représentative de l’enregistrement. Partie sur les mêmes bases, "Dispossession" est cependant dynamisée par une séquence fervente au mellotron, alors qu’à l’inverse "Sacred Water" manque d’un temps fort final après l’accroche d’une mélodie délivrée aux claviers sur fond de blasts. Le solo est une fois encore remarquable d’intensité, marquant un progrès par rapport au recueil précédent. Le chant rugueux de Shaw a pris de la profondeur tandis que les instruments sonnent plus ample, mais toujours âpre.
Quant aux chœurs, ils contribuent plus que jamais à l’identité du one man band. Convoqués sur toutes les pistes, à l’exception du joli carillon "Uhtceare", ils offrent un contrepoint galvanisant aux inflexions rudes de Shaw, notamment sur le single "The Forger", lancé sur des accords toxiques rappelant les compatriotes d’Hybernoid, puis relancé par un riff héroïquement désespéré dans la veine d' "Isøders dronning" d’Enslaved. La construction étagée des morceaux est tout aussi maîtrisée que sur Omen in the Sky, gagnant même en clarté, comme sur la chanson-titre, conclusion un peu abrupte mais dotée d’une savoureuse accélération lancée par un break à la basse, à l’instar de "Wither", valorisé une fois encore par la chorale magique qui incarne le thème principal. Les voix dédoublées transcendent la pièce centrale "Exile", composition étourdissante et rollercoaster émotionnel – ce solo à la David Gilmour ! – qui laisse l’âme essorée et les sens en extase (et vice versa).


Tim Shaw a bien fait de revenir. Améliorant chaque composant de sa création Fyrdsman, il propose avec The Free Man un album de black metal héroïque qui confine par séquence à une certaine forme de beauté. Les mélodies sont superbe, les compositions intenses. Le black metal a un nouveau héros.





©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Latex Dresses for Prom,Latex catsuits in the goth subculture latex clothes The potential dangers of overheating and dehydration while wearing latex catsuits,The ethics of wearing and producing latex clothing sexy latex clothing
Trefoil polaroid droit 3 polaroid milieu 3 polaroid gauche 3