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CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 27 juin 2026
Sa note : 15/20

LINE UP

-Callum John Cant
(chant+guitare)

-Alistair Harley
(chœurs+guitare+basse)

-Richard Codling
(chœurs+guitare)

Ont participé à l’enregistrement :

-Alasdair Dunn
(chœurs+batterie)

-Scott John McLean
(claviers)

TRACKLIST

1) Violent Inheritance
2) Orbus Non Sufficit
3) Seize the Stars
4) Flesh Eternal
5) Reignfall
6) Mournhold
7) Back to Grey

DISCOGRAPHIE

Mournhold (2026)

Tyrannus - Mournhold



Le premier album de Tyrannus était convaincant. Du black death sous influence Lovecraft, véhiculant une menace sourde et une rudesse raffinée. Les quatre années de gestation de son successeur, Mournhold, font espérer que la formule a été peaufinée.

La pochette naïve pouvait faire craindre une improbable bascule vers le dungeon-synth ou le black-sympho de bas-étage : il n’en est rien. Point d’orchestre ou de synthés qui débordent mais des guitares qui saturent dans une densité maîtrisée. L’enregistrement a été confié une nouvelle fois à Scott McLean d’Ashenspire. Le son a gagné en profondeur, au bénéfice de l’ensemble de la réalisation, à commencer par l’enchaînement "Violent Inheritance" - "Orbus Non Sufficit" - "Seize the Stars" en ouverture. Fondé sur le contraste, entre accélérations et lourdeurs, égrenages cristallins et blasts offensifs, le mode opératoire qui prévalait sur Unslayable semble dans un premier temps reconduit à l’identique.
Les morceaux se terminent tous sur le thème principal éructé par Callum John Cant – parler de refrain serait abusif – à l’exception de "Flesh Eternal", première entorse à un schéma certes sophistiqué mais peut-être trop bien huilé. Les arpèges liminaires évoquant "Badlands" de Metal Church introduisent une dose de mélodie plus consistante qu’à l’accoutumée. La tendance se confirme sur "Reignfall", amorcé par un riff incisif entre "Don't Touch Me There" de Tygers of Pan Tang et "Hammerhead" d’Overkill que n’aurait pas renié un groupe de New Wave Of Traditional Heavy Metal. Pas de blasts pour une fois mais le morceau finit par plonger à son tour dans une ambiance sombre à la Voivod. Le refrain frustre contraste avec celui plus travaillé de la chanson-titre, un peu plus mélodieux que la moyenne, bien que l’âcreté du chant demeure prépondérante.
La propension à généraliser les passages instrumentaux pré et post solo se confirme également - pas aussi pénibles que chez Exodus dans les années 2010, mais nuisant au dynamisme général et faisant regretter que ce soit pas les solos, très bons, dans l’ensemble, qui bénéficient d’un allongement du temps d’exposition. L’entame solennelle de "Back to Grey" en clôture rappelle Kreator, les développements fluides évoquent Be’lakor et le surgissement d’une séquence frénétique est typique de… Tyrannus.


Tyrannus confirme, stylistiquement et qualitativement. Dans la droite ligne d’Unslayable, le second long format des Écossais est aussi virulent que cohérent, fluide et contrasté. Quelques insertions mélodieuses viennent aérer une œuvre dense, qui progresse dans les décombres visqueux de l’infra-monde avec l’assurance d’un professeur un brin verbeux, mais parfaitement maître de son sujet.





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