20171

CHRONIQUE PAR ...

106
Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 11 avril 2026
Sa note : 18/20

LINE UP

-Moriah Rose "Poppy" Pereira
(chant)

-Jordan Keith Attwood Fish
(guitare+claviers)

-Johnuel Hasney
(guitare+basse)

-Julian Lawrence Gargiulo
(guitare+basse)

-Stephen Harrison
(guitare sur 6 et 13)

-Isaac Michael Hale
(guitare sur 6)

-Ralph Alexander
(batterie)

TRACKLIST

1) Public Domain
2) Bruised Sky
3) Guardian
4) Constantly Nowhere
5) Unravel
6) Dying to Forget
7) Time Will Tell
8) Eat the Hate
9) The Wait
10) If We're Following the Light
11) Blink
12) Ribs
13) Empty Hands

DISCOGRAPHIE

Empty Hands (2026)

Poppy - Empty Hands
(2026) - pop metalcore - Label : Sumerian Records



J’avais vu une vidéo sur l’histoire de Poppy et son personnage. C’était assez fascinant et effrayant, mais ça ne m’avait pas poussé particulièrement à m’intéresser à sa musique. Puis un featuring chez BabyMetal suivi de la sortie d’un nouvel album m’a donné l’envie d’y jeter une oreille. Et voilà une excellente décision. Ce Empty Hands est un sacré album d’une efficacité à toute épreuve, au point de me pousser à m'intéresser au reste de sa carrière.

Poppy officie dans un metalcore au sens large, moderne, donc surproduit. On retrouve les inévitables guitares sous-accordées tendance djent et l’alternance chant clair, chant core. La particularité réside dans l’importance donnée aux mélodies, franchement pop par moment. Mais là où beaucoup de formations tombent dans le mielleux, Poppy maîtrise vraiment l’art de la composition en nous touchant sans être sirupeuse ("Unravel", "The Wait"). Là où tant de formations appliquent mécaniquement l’alternance classique de l’utilisation des voix (hurlements en couplet, clair en refrain), l’album se révèle plus subtil. Ainsi, certains morceaux n’ont quasiment pas de growl alors que d’autres l’utilisent à 100%. On est davantage bousculé. Non seulement la voix de Poppy est travaillée (dans le sens de modifiée), mais la musique varie dans ses intentions. Passer du très touchant "Unravel" au furieux "Dying to Forget" peut se révéler perturbant… Ou plutôt percutant ! L'album commence d'ailleurs par de mystérieux bruits d'usine sur "Public Domain".
Cette variété dans les approches est le point fort de l’album. Rage, douceur, légèreté, mélancolie… Poppy joue de tout avec une forme d’homogénéité surprenante. Alors, évidemment, la musique n’échappe pas aux clichés du metalcore. Les breaks, les hurlements qui explosent au moment où on s’y attend, les petits passages électro… Mais ce Empty Hands se tient et, qui plus est, gagne en qualité au fur et à mesure des écoutes. Sa richesse de composition, notamment mélodique, séduit l’auditeur au fur et à mesure des écoutes. Si on sort un peu de l’analyse (et c’est difficile pour moi), cet album regorge de bangers à tout-va. "Unravel" nous prend aux tripes pendant que "Dying To Forget" nous les arrache. Il n’est pas rare d’être capté par une mélodie. "Time Will Tell" nous poussera à chanter son refrain avec passion… Si je sais que l’on parle beaucoup d’univers pour Poppy, ici, sa musique parle d’elle-même. À elle seule, elle suffit à convaincre.

Pour une première approche de Poppy, c'est réussi. L'album foisonne de morceaux réussis, tout en parvenant à concilier variété et cohérence à la fois. La fusion du metalcore et de la pop atteint ici un niveau très intéressant, sans qu'aucun ne laisse complètement sa place à l'autre. Voilà une artiste des plus intéressantes à découvrir pour ceux qui, comme moi, ne l'avaient jamais écoutée.





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