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CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 20 mars 2026
Sa note : 15/20

LINE UP

-Maurizio Dottore
(tout)

TRACKLIST

1) Wasteland
2) Endgame
3) Oblivion
4) Liberation
5) Continuum
6) Phoenix
7) Love You to Death (Type O Negative cover)
8) Death
9) Reborn
10) Elysium

DISCOGRAPHIE

Death (2026)

Black Reuss - Death
(2026) - doom metal à chant clair - Label : Autoproduction



Dernier volet d’une tétralogie entamée en 2021, Death est l’aboutissement d’une réflexion personnelle sur le cycle de la vie menée par Maurizio Dottore, seul maître à bord du projet Black Reuss, né dans les vallées alpestres du Liechtenstein. Il y aborde la mort non comme destruction mais comme transformation, abandon et renaissance possible. Pour résumer : on n’est pas chez Steel Panther et c’est du doom metal.

Un indice a été glissé dans la tracklist : une reprise de "Love You to Death" de Type O Negative. Version single, fidèle à l’originale, incluses les inflexions d’outre-tombe et la guitare compressée. Si Dottore ne se montre pas aussi suave sur le reste du recueil, ses modulations médium plongeant régulièrement dans les graves, non saturés, renforcent l’atmosphère gothique dans laquelle évolue l’album. Cette configuration s’inscrit dans la droite ligne des longs formats précédents, y compris la mise en musique des poèmes de R. W. Brunhart parue en 2022.
Hormis sur "Liberation", les morceaux s’enchaînent sur un tempo mesuré mais jamais pesant, à l’image des deux titres finaux, "Reborn" et "Elysium", l’un guidé par un sitar lumineux, le thème presque joyeux du second évoquant To/Die/For, sans les excès mais avec le piano romantique. L’ensemble demeure très homogène, ce qui conviendra sans doute aux fans du doom death des nineties. Les thèmes évoquent un mélange entre Paradise Lost, Anathema période Eternity et Katatonia avant que la formation suédoise n’entame son processus de sublimation (au sens physique du terme). L’ouverture "Wasteland" pose les bases : un riff dramatique sur fond de synthés, une voix légèrement déclamatoire à la Lindemann, sans toutefois rouler les r ni volonté de punir. Les couplets s’étirent alors que le refrain avec chant dédoublé témoigne d’une volonté de se faufiler vers les synapses, pour s’y installer durablement.
La profondeur du son est remarquable s’agissant d’une autoproduction. Une progression harmonique compense l’absence de solo, ce qui pourra gêner les personnes espérant une acmé qui ne viendra pas. C’est à prendre ou à laisser, les cassures, intermèdes et autres surprises ne sont pas invités sur l’enregistrement. Quelques pistes saillantes se distinguent néanmoins, "Endgame" menée à allure enlevée sur fond de claviers spectraux, le refrain épique de "Continuum" à rendre jaloux Fernando Ribeiro de Moonspell, la syncope libératoire de "Phoenix". Et si "Oblivion" semble inspirée d’un peu trop près par Katatonia période Discouraged Ones et que la chanson-titre déçoit un peu par manque d’audace, ces occurrences ne versent pas dans le pathos exacerbé et s’inscrivent avec fluidité dans l’ensemble de l’œuvre.


D’une cohérence sans faille, le cinquième LP de Black Reuss confirme la haute tenue des chapitres précédents. Parcourue de bout en bout par une ferveur maîtrisée, la réalisation porte avec panache les oripeaux ravivés du doom metal gothique des années quatre-vingt-dix. Et si l’originalité n’en est pas le maître-mot, la qualité de la production et de son interprétation rend justice aux compositions se consumant au brasier fertile de l’intimité.



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