20152

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 20 mars 2026
Sa note : 17/20

LINE UP

-Hellequin
(chant+guitare)

-Grimr
(guitare)

-Stilleben
(basse)

-Cutirons
(batterie)

TRACKLIST

1) Intro
2) Re Mida
3) Nigredo
4) Albedo
5) Citrinitas
6) Rubedo
7) Lapis
8) Outro

DISCOGRAPHIE


Mascharat - Ars Aurea Mortis
(2026) - black metal - Label : Remparts Productions



Lorsque deux des grands sujets qui animent votre vie sont le black metal et le tennis, actuellement, il est dur d’ignorer l’Italie. Les groupes à corpsepaint et les énervés de la raquette poussent comme des champignons de l’autre côté des Alpes. S’agit-il d’une coïncidence ou vais-je voir Jannik Sinner à mon prochain concert de Ponte del Diavolo ? Quant aux membres de Mascharat, ma nouvelle découverte, impriment-ils un lift démentiel à la petite balle jaune ? Mystère…

De toute façon, avec Mascharat, tout est mystère, oui. Comme l’identité du quatuor. Comme l’aura et l’atmosphère dans laquelle baigne Ars Aurea Mortis, le deuxième album de la formation, à l’imagerie alchimique tout à fait de circonstance. Pourtant, et contrairement à la voie à emprunter pour arriver au Grand Œuvre, les ingrédients musicaux employés par le groupe pour arriver à ses fins ne sortent pas réellement de l’ordinaire. Mascharat nous propose un black atmosphérique sobre, chiche en arrangements, un tantinet spectral mais pas trop, où le frappeur de fûts maintient une cadence globalement rapide, mais où Grimr le six-cordiste, sait faire quelque pauses acoustiques façon Dark Medieval Times. On a déjà entendu ça beaucoup de fois, mais dans le cas d’Ars Aurea Mortis, il faut saluer, d’une part, le mixage « en retrait » de l’ensemble des instruments, mixage créant une sorte d’écho et de distance entre l’auditeur et l’œuvre, et, d’autre part, le parfait équilibre entre toutes les parties composant le tout.
Les passages acoustiques mentionnés plus haut sont toujours posés à bon escient, tandis que l’unique arrangement symphonique du corps de l’album saisit le fan par surprise sur l’excellent "Citrinitas". Quant aux quelques éléments dissonants d’"Albedo", ils s’intègrent parfaitement dans l’ensemble. Mention spéciale également au chant et à la batterie. Pleines de vilaines promesses, les imprécations en italien d’Hellequin, parfois susurrées, parfois martelées - ah ce « Re Mida ! » répété à l’envi sur le titre du même nom… - contribuent grandement à l’ambiance menaçante et un peu sournoise de l’album. Quant à Cutirons, le batteur est le feu qui crépite en permanence et chauffe l'athanor, celui qui nourrit l’ensemble, même lorsque la guitare et la basse ont baissé d’intensité. Autre élément qui rajoute à l’aspect envoûtant de cette pièce : le fait que tous les titres soient reliés par une vibration sourde. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup. Ars Aurea Mortis est un album plein et il est difficile d’en ressortir un titre concret, néanmoins la première piste s’avère aussi saisissante qu’un plongeon dans une eau froide et sombre. Et puisque la boucle doit être bouclée, je soulignerai aussi l’agressivité et le côté majestueux du dernier morceau, splendide outro comprise.


Ars Aurea Mortis est un modèle de black atmosphère équilibré et menaçant. Tout a été soigneusement pensé et parfaitement exécuté. Si les Mascharat continuent sur cette voie, peut-être arriveront-ils un jour à la perfection musicale, qu’en bons alchimistes, ils rêvent certainement d’atteindre. C’est ce que je leur souhaite en tout cas.





©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Latex Dresses for Prom,Latex catsuits in the goth subculture latex clothes The potential dangers of overheating and dehydration while wearing latex catsuits,The ethics of wearing and producing latex clothing sexy latex clothing
Trefoil polaroid droit 7 polaroid milieu 7 polaroid gauche 7