20146

CHRONIQUE PAR ...

106
Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 17 mars 2026
Sa note : 16/20

LINE UP

-Romain Negro
(chant)

Ont participé à l'enregistrement :

-André Bogado Merlin
(guitare+basse)

-Nicolas Muller
(batterie)

TRACKLIST

1) Devouring the Past
2) Fragments from a Misty Journey
3) Testimony of an Obsolescent World
4) Shining Amidst the Lights
5) Smells Like Dead Autumn Fire
6) Black Flame Reviver
7) De Feu et de Cendre
8) Peregrination Towards Childhood Memories

DISCOGRAPHIE


Apolaustic - No Plenitude Without Suffering



Stortregn est un des groupes les plus brillants de ces dernières années. Les Suisses semblent capables de repousser les limites de leur musique à chaque nouvel album. Mais voilà que leur chanteur a quitté la formation… Ce dernier est le premier à dégainer en proposant son projet Apolaustic et un premier album intitulé No Plenitude Without Suffering. Romain Negro s’est entouré de musiciens de session pour mener ce travail, s’occupant du songwriting et même de la pochette. Il y a forcément un mélange de curiosité et de circonspection à l’écoute. On va vite être rassuré…

Quand j’ai écouté la première fois cet album, je ne savais pas qu’il était issu d’un projet d’un ex-membre de Strotregn. Et pourtant, dès le deuxième morceau "Fragments from a Misty Journey", j’ai été sorti de mes pensées en me disant « mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? » C’était trop bon pour être honnête, d’un niveau bien supérieur aux disques que l’on nous envoie habituellement. De prime abord, nous nous trouvons toujours dans la sphère death mélodique. Mais en quelques écoutes, les différences sont évidentes. Là où Stortregn pousse de plus en plus loin le côté prog et technique, Apolaustic est moins extrême. Certes, les morceaux sont riches et plutôt complexes, mais pas aussi frénétiques. Alors, oui, ça va vite, on bouffe du blast beat, mais les cassures sont moins nombreuses et les guitares virevoltent moins, gagnant en potentiel mélodique. En cela, on se rapproche davantage de Singularity, deuxième album des Suisses avant qu’ils ne lâchent complètement les chevaux.
Les guitares se révèlent plus mélodiques que techniques. Finalement, on opère davantage dans une galaxie black/death mélodique à la Dissection. Pas de passage de prog pur, pas de rythmiques alambiquées, la musique est plus simple et, sans doute, plus accessible. On ne retrouvera pas la maîtrise technique dingue de la rythmique malgré quelques belles parties de basse et un batteur qui, évidemment, tient la route et enrichit l’ensemble. Finalement, on comprend d’autant plus le départ de Romain Negro, car les enjeux semblent différents chez Apolaustic qui se révèle autre chose qu’un clone de son groupe précédent (ce qui est toujours le risque avec ce genre de départ). Et s’il y a des chances que les fans de Stortregn s’y retrouvent quand même, car ils y retrouveront les mélodies et l’énergie, les leads de guitare comme deuxième voix et leur chanteur, ceux qui étaient allergiques au groupe devraient s’essayer à celui-ci, tant il est moins sujet aux migraines (je cite les détracteurs).


Comme petit bonus, on aura même droit à un morceau chanté en français, "De Feu et de Cendre" (avec peut-être le meilleur riff de l'album) ! Il est difficile d’écouter cet album sans penser à Stortregn, surtout lorsqu’on est un grand fan du groupe. Apolaustic a cependant une personnalité et ne singe pas du tout cette formation. On y retrouve un black death maîtrisé, bourré de leads de guitare et de breaks acoustiques très réussis. Et même des cuivres sur "Black Flame Reviver". À écouter pour tous les fans de ce genre de musique, c’est de la très bonne qualité !





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