20124

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 21 février 2026
Sa note : 17/20

LINE UP

-Sébastien Pierre
(chant+claviers)

-Jari Lindholm
(chœurs+guitare+claviers)

Ont participé à l'enregistrement :

-Giannis Koskinas
(basse)

-Marcelo Rúben Aires
(batterie)

TRACKLIST

1) Shimmering
2) Heartbliss
3) Where the Sunrise Is Felt
4) Distant Glow
5) The Moment
6) The Purity of Emptiness
7) Soar to Fall
8) Reignite

DISCOGRAPHIE

Elevation (2026)

Enshine - Elevation



« La lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont point reçue. » Paradoxe de notre musique, un de ses sous-genres peut s’appeler « le metal de la mort et du destin fatidique » et abriter en son sein des albums d’une luminosité incroyable. Dernier exemple en date : Elevation d’Enshine les bien nommés.

Sans doute inspiré du mot « enshrine » - « conserver précieusement » en anglais-, le nom du duo composé par Jari, la tête pensante, et Sébastien, le growleur, dont les contributions à des références françaises du genre comme Inborn Suffering ou Lethian Dreams ne font pas de lui le premier venu, illustre parfaitement ce qui attend le doomster tentant l’aventure Elevation. Avec son doom-death « moderne » ultra-mélodique, teinté de sonorités presque post-metal par moments, Enshine brille, oui, et renvoie à d’autres contrées musicales que la Suède ou la France, pays d’origine des membres du duo. L’ensemble sonne suffisamment mélancolique pour rappeler certaines formations finlandaises comme Insomnium ou The Bleak Picture, tandis que la facilité que possède Jari pour créer de la musique accessible, prenante et gentiment éthérée peut aussi nous évoquer le pays des kangourous où le metal extrême se combine facilement avec des mélodies que d’aucuns qualifieront de sucrées, Mesarthim et Midnight Odyssey en tête - l'instrumental "Distant Glow" possède même quelques accointances avec Voyager...
Le grand risque que rencontre toute formation cherchant la musicalité avant tout, c’est de pénétrer dans le terrible royaume des Choupinous, où il est très facile de s’enliser dans de grandes étendues de guimauve. Demandez à Insomnium, ils connaissent bien ce problème… Fort heureusement, et même si le chant clair de "Soar to Fall" rend ce dernier titre dangereux pour les diabétiques, Enshine se joue parfaitement de l’écueil. Elevation sonne cristallin, grâce à une parfaite utilisation des claviers multiformes et de guitares acoustiques toujours judicieuses, mais pas niais. La formation privilégie certes la création d’une atmosphère à la castagne mais elle sait tout de même dynamiser l’ensemble quand il le faut. "Where the Sunrise is Felt", entamée par le ronflement d'une basse très entraînante et "Reignite" au riff nerveux se combinant à merveille avec la guitare acoustique le temps d’un break remarquable, électrisent l’auditeur. Plus classique dans son approche, l’excellent "The Moment" séduit, lui, par son leitmotiv mélancolique fort efficace. Si "Heartbliss", un poil longuet et "Soar to Fall", pour la raison évoquée plus haut, me semblent un ton en-deçà du reste de l’album, ces deux titres n’entachent en rien la beauté de cette troisième œuvre, qui me donne envie de foncer connaître les deux travaux précédents.


Elevation est ma première grande joie musicale de 2026. Enshine a réussi à faire de l’abondance des mélodies une ode à la pureté et pas un hommage à la niaiserie, et ce n’est pas rien, étant donné le nombre de formations dont le (doom-)death ultra accessible sonne comme une pub Coca Cola. Cristallin, parfaitement construit et exécuté, le nouvel album du duo franco-suédois est beau. Tout simplement. Merci à eux.





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