20120

CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 15 février 2026
Sa note : 14/20

LINE UP

-Al Jourgensen
(chant+guitare+claviers+batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-Stephen George
(batterie+percussion)

-Marybeth O'Hara
(chant 2 et 4)

-Shay Jones
(chant 3)

-Antonia De Portago
(chant 4)

-Ziv Gidron
(chant 6)

-Doreen Chanter
(chant 7)

-Walter Turbitt
(guitare 3)

-Robert Roberts
(claviers 2, 3, 4 et 9)

-John Davis
(claviers 3, 4 et 9)

-Vince Ely
(claviers+percussion 4)

-Minsitry of Horns
(horns 6)

-Bob Suber
(saxophone 7)

-Martin Sorenson
(basse 3)

-Brad Hallen
(basse 5 et 6)







TRACKLIST

1) Effigy (I'm Not An)
2) Revenge
3) I Wanted To Tell Her
4) Work For Love
5) Here We Go
6) What He Say
7) Say You're Sorry
8) Should Have Known Better
9) She's Got a Cause





 

DISCOGRAPHIE


Ministry - With Sympathy
(1983) - pop electro synthwave, new wave, top 50 - Label : Arista



Petit test d’aptitude à la lecture de la présente chronique. Si je vous dis « Baltimora, Kazino, Dead or Alive », vous…
a)  … vous demandez bien de quoi je veux parler. Inapte. Surtout si vous aiñez bien Psalm 69. Restez ignorants.
b)  … n’avez plus qu’un objectif en tête : me casser la gueule pour avoir osé vous rappeler de telles horreurs. Recalé également. Et j'ai un garde du corps.
c)  … vous remémorez avec plaisir le splendide sourire de Marc Toesca. Vous alternez d’ailleurs l’écoute de Dissection, Napalm Death et Julie Piétry. Vous êtes déclarés APTE et je vous fais un bisou sur la bouche.


Malgré le passage de toutes ces années, je ne sais toujours pas ce qui me surprend le plus : le fait que l’auteur de With Sympathy ait pu composer "Jesus Built My Hotrod" et "Breathe", ou le fait qu’un nord-américain ait pu écrire des titres sonnant à ce point anglais, ou a minima, européen. Boy George était-il un objet de culte outre-atlantique ? Les natifs de Chicago vouaient-ils une adoration particulière à "Thaï na na" de Kazero ? Faute de réponse, énonçons juste des faits. Un : Al Jourgensen a réussi à produire un titre encore plus cheap que l’infame "You’re Under Arrest" de Gainsbourg – si vous n’avez pas passé le test et que vous êtes en train de lire cette chronique, ne venez pas vous plaindre de la nausée dont vous êtes victime là maintenant ! Les claviers pouet pouet de "What He Say" n’ont d’égal que l’horreur des chœurs afro-américains à deux centimes et l’espèce de vibe funky ultra-factice que l’on peut entendre sur ce titre electro-pop nous ramenant directement à la musique que l’on entendait dans C’est encore mieux de l’après-midi, chez Dechavanne.
Même les cocogirls auraient qualifié ce morceau complètement raté de « titre too much ». Néanmoins, "What He Say" a le mérite de clairement séparer le premier Ministry en deux. D'"Effigy" à "Here We Go" (qui frôle tout de même le carton rouge avec ses claviers Play Skool), j’ai le regret de vous annoncer que l’ensemble me plait fortement. Al nous offre de l’electro pop ultra-kitsch et ultra-goûtue, totalement inscrite dans son époque. Mélodies putassières, beats softs ambiance boîte de nuit, parfois matinés d’éléments funky -l’intervention de Shay Jones sur "I Wanted to Tell Her" est, à ce titre, un régal-, Monsieur Ministry nous fait la totale. "Revenge", synthpop à souhait, un poil plus froid que la moyenne, est même un petit bijou qui n’a pas pris une ride. Après "What He Say" toutefois, Al donne l’impression de s’être rendu compte qu’il était allé trop loin. Il devient alors timoré et les trois derniers titres sont écoutables, mais beaucoup plus sages et ne présentent au final que peu d’intérêt. With Sympathy s’avère donc clairement déséquilibré mais si vous êtes encore en train de me lire, c’est que vous aussi avez des goûts de m… particuliers. Vous pouvez foncer, vous ne serez pas déçus !


Je peux concevoir très facilement qu’Al ait, pendant très longtemps, fait des cauchemars en repensant à ce premier album. Dire qu’il est éloigné du Ministry que tout le monde connait aujourd’hui est un euphémisme de la taille de l’ego cumulé de Prince, Julio Iglesias, Michael Jackson et Gainsbarre. Avec With Sympathy, ne déconnes pas : méditez bien le proverbe anglais « Curiosity killed the cat. » avant de vous lancer. Si vous vous dites « miaou ! », abstenez-vous absolument.
   




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