20095

CHRONIQUE PAR ...

21
Wineyard
Cette chronique a été mise en ligne le 22 janvier 2026
Sa note : 17/20

LINE UP

-"Frau Percht" Julia-Christin Casdorf
(chant, Fiddle (bladder), Percussion)

-"Moosmandl" Christian Höll
(dulcimer, chant (backing))

-"Loda" Chris Knoll
(guitare)

-"Gsell" Lukas Massinger
(guitare)

-"Walscher" Fabio D'Amore
(basse, clavier, Programmation)

-"Håscht" Simon Schnückel
(batterie)

Ont participé à l’enregistrement :

-Florian Magnus "Morean" Maier
(chant titre 5)

-Katja Reisenbauer
(chœurs)

-Comitissa Claudia Ciresa
(chœurs)

-Maria
(chœurs)

-Felix
(chœurs)

-Laurenz
(chœurs)

-Darius
(chœurs)

-Theresa Wopfner
(cithare+dulcimer)

-Dr. Ranklstein
(percussions sur "Wehenkanon")

TRACKLIST

1) Vom Verlånga
2) Ois wås man san
3) Heiliges Bluat
4) Hebamm
5) D'Muata
6) Wehenkanon
7) Ausbruch
8) Långtuttin & Stampa
9) Mei Dianä Mei Bua

DISCOGRAPHIE

D'Muata (2024)

Perchta - D'Muata
(2024) - black metal folk pagan - Label : Prophecy Productions



En voilà une « wineyardise » qu’elle est belle ! Mais, heu, c’est quoi une « wineyardise » ? Merci de poser la question monsieur Elkabbach. Nan, ce n’est pas du black doom gras, ni du black prog mélo, ni du black lithurgique. Ce n’est pas du doom folk russe, non plus, et ce n’est pas oriental (car je suis sentimental, comme le chantait le grand Enrico), non. C’est tout le contraire, c’est austro-alpin, très folk et un peu teutonique, très pagan et un peu tribal, très énervé aussi, mais avec une magie assez incroyable qui réside essentiellement dans la folie vocale de sa chanteuse. Oui, chanteuse, encore une après Bianca. Quand je fais une fixette, moi, ça dure un peu, voyez…

Allez, débarrassons-nous de la partie culturelle. Le folklore transpire du nom : « Perchta », ou « Berchta » ou « Frau Percht » - pseudo de la vocaliste – entre autres noms variant en fonction de la région, est une fée germanique et slave des régions alpines comme la Bavière, l’Autriche, l’Italie du Nord, la Suisse, la Slovénie aussi. Elle parait pendant les douze jours de Noël et revêt deux aspects très différents, parfois belle jeune femme en blanc, parfois vieille femme vêtue de haillons. Elle récompense les femmes travailleuses et punit la paresse et les transgressions alimentaires le jour de sa fête. Elle punit en ouvrant le ventre de ses victimes avec un couteau, le remplissant de pierres et jetant leur corps dans un puits ou une mare. Vous comprenez pourquoi je fais cette chronique, maintenant ? Je ne peux pas céder à la paresse, elle me fait peur, Frau Percht…
Et elle en joue vocalement, alternant growl et voix claire avec une caractéristique constante : elle est habitée, pas de pose, pas de jeu, pas de feinte, elle incarne ce qu’elle chante et cela se sent à plein nez. Bien servie par les compositions, elle distille sa rage en la fractionnant de passages aériens d’une douceur folle et/ou d’une mélodie imparable à faire pousser les poils. "Vom Verlånga" surprend avec son refrain qui m’a fait immédiatement penser à Pat Benatar, quand "Ois wås man san" se fait proche de la Myrkur de Folkesange. Mais surtout, je suis tombé amoureux du refrain de "Mei Dianä Mei Bua" qui m’a ramené directement à Huldre. D’Muata commence très fort puis ralenti un peu avec des titres intermèdes plus tribaux et folks ("Heiliges Bluat", "Wehenkanon", "Ausbruch", "Långtuttin & Stampa") entrecoupés de morceaux très bien faits comme "Hebamm", plaisant sans être aussi incarné, ou l’éponyme, bien construit sans offrir un refrain aussi percutant, pour finir en apothéose sur "Mei Dianä Mei Bua".


Le metal folk à chanteuse n’est pas toujours un gage de réussite, qu’il soit extrême ou pas ; souvent surjoué pour mettre en valeur une voix un peu lyrique et sans âme, pour une prouesse vocale qui sent le propre, la redite, et par conséquent le contresens et in fine, l’ennui total. Perchta, surtout sur cet album où le groupe parvient bien mieux à doser ses élans de pur folklore que sur son précédent, réussit un coup inattendu, où sa fée maléfique ondule, mord ou caresse dans la même minute avec une inspiration à faire rougir d’envie les masochistes. Un vrai voyage auditif et sensoriel.





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