20094

CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 22 janvier 2026
Sa note : 15/20

LINE UP

-Julie Katt
(chant)

-Iggy Vail
(guitare)

-Jimmy Michaels
(basse)

-Vic Roxx
(batterie)

TRACKLIST

1) Intro
2) Sweet Party
3) Get It
4) Testing Rehearsing
5) Don't Shoot
6) Vain
7) Am I Free?
8) It's Nothing
9) I Drive
10) Shame
11) Sleazy Party

DISCOGRAPHIE


Sleazy Sweet - Sleazy Party
(2025) - hard rock glam - Label : Autoproduction



Ne pas juger un album à sa pochette - ok. Parfois, quand même, c’est tentant. La photo des musiciens qui illustre celle du premier LP de Sleazy Sweet fleure bon le manque de moyens et l’absence de direction artistique. Un peu cringe, pas hyper clair au niveau du message mais parfaitement limpide quant au genre abordé - chevelures destroy, bustier en skaï et bas résilles : c’est du glam.

Intitulé Sleazy Party - le message est clair - l’enregistrement débute par un glissando rappelant "Running with the Devil" en ouverture du premier Van Halen. Un riff autoritaire prend le relais et lance un chant à la fois fougueux et maîtrisé. Dédaignant la stridence, Julie Katt module dans des intonations médium au pouvoir de séduction immédiat, du moins pour qui apprécie le rock à tendance heavy qu’elle et ses comparses servent avec conviction. Le refrain est un peu plat mais le solo bravache et l’amusant intermède téléphonique (précédé d’une sonnerie vintage, évidemment) font de "Sweet Party" une plaisante entrée en matière. Le quartet accélère à partir de "Get It", délicieux single augmenté d’une accélération décisive, et ne lèvera plus le pied, ou presque, jusqu’à la chanson-titre en clôture.
Toutes les pistes sont bonifiées par une énergie réjouissante, mise en valeur par une production qui fait la part belle aux inflexions sexy de la meneuse sans que celle-ci ne phagocyte le spectre sonore, qu’elle partage avec le co-fondateur du groupe Iggy Vail. Le guitariste fougueux se montre aussi à l’aise dans l’art de tricoter un riff percutant qu'au moment de lâcher un solo incisif. Il contribue à vivifier "Testing Rehearsing" au chorus un brin répétitif ou encore "I Drive" qui aurait peut-être gagné à s’achever sur le coup d’accélérateur initié à mi parcours. Les refrains ne sont pas tous transcendants ("Am I Free?") mais dopés par un dynamisme ravageur, incarné notamment par les chœurs en contrechant sur "Don't Shoot" et "Shame". Celui de "Vain" bénéficie d’une inspiration supérieure qui en fait une sorte d’hymne paroxystique et un temps fort de la réalisation. Et la ballade ? Présente. Amorcée par des arpèges acoustiques à la Skid Row- Cinderella, "It's Nothing" coche toutes les cases – couplets mezzo vocce, refrain en tension, solo héroïque – pour ce qui ressemble à un exercice de style, certes. Mais un exercice de style réussi.


Hirsutes et déterminés, Julie Katt, Iggy Vail et leurs comparses signent une entrée enthousiasmante dans le monde du sleaze. Leur premier recueil gorgé de guitares mordantes au service de mélodies explosives révèle une chanteuse épatante, dans la lignée des pionnières (hard) rock du tournant des années quatre-vingt. Certaines compositions irrésistibles laissent entrevoir un bel avenir pour le gang de Varsovie, que l’on espère voir persévérer dans la voie vertueuse qu’il emprunte avec gourmandise.



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