20070

CHRONIQUE PAR ...

124
Shamash
Cette chronique a été mise en ligne le 31 décembre 2025
Sa note : 16/20

LINE UP

-Doug Moore
(chant)

-Matt Mewton
(guitare)

-George Paul
(guitare)

-John McKinney
(basse)

-Christophe "Chris" Grigg
(batterie)

TRACKLIST

1) Slaughter the Gerontocrats
2) Stripmined Flesh Extractor
3) Freshkills Poltergeist
4) Sulphrous Winds (Howling Through Christendom)
5) Scourged by the Wings of the Fell Destroyer
6) The Devouring Dust
7) Carnage at the Margins
8) Necrobotic Enslavement
9) Death Never Sleeps

DISCOGRAPHIE


Glorious Depravity - Death Never Sleeps



Avec Death Never Sleeps, Glorious Depravity s’inscrit dans une démarche claire : proposer un death metal frontal, solidement ancré dans ses racines, sans chercher à masquer ses références ni à les surjouer.

Fondé en 2017, Glorious Depravity repose sur une ossature expérimentée, et cela s’entend immédiatement. Au chant, Doug Moore impose une présence vocale dense mais loin des excès démonstratifs, privilégiant une articulation lourde et des growls profonds. Les guitares de Matt Mewton et George Paul constituent le véritable socle de l’album : riffs tranchants, souvent construits sur des motifs simples mais redoutablement efficaces, évoquant tour à tour le death metal américain du début des années quatre-vingt-dix et certaines aspérités thrash plus sèches. La section rythmique, menée par John McKinney à la basse et Chris Grigg à la batterie, apporte une assise solide, tandis que la batterie, précise et sans fioritures, soutient efficacement les variations de rythme. L’on songe tout au long de ces trente-quatre minutes à des formations telles que Deicide, Cannibal Corpse ou Monstrosity.
La production joue ici un rôle central dans l’efficacité du disque. Le travail réalisé par Joe Cincotta confère à Death Never Sleeps un son à la fois puissant et lisible. Le mastering de Ryan Williams apporte la touche finale nécessaire, accentuant la profondeur sans lisser les aspérités. Cette approche sonore permet au groupe de développer une identité claire, où chaque instrument trouve sa place sans jamais dominer outrageusement les autres. En proposant un artwork signé Dan Seagrave, à qui l’on doit un nombre important de pochettes des classiques du death, le groupe va jusqu’au bout de cette logique. Proposer un album qui rappellera les effluves des années quatre-vingt-dix. Le côté thrash qui vient ça et là pointer le bout de son nez montrera pour sa part l’amour des États-uniens pour le travail de Vader. Quel intérêt allez-vous me demander de sortir ce style d’album en 2025 ?
Là où Death Never Sleeps se distingue, c’est dans sa capacité à éviter la nostalgie stérile. Glorious Depravity ne cherche pas à reproduire un âge d’or fantasmé, mais à s’inscrire dans une continuité logique, en rendant hommage à une scène qui a fait les beaux jours du metal extrême, tout en lui redonnant un lifting bienvenu. Doug Moore adapte intelligemment son chant aux variations d’intensité, passant de registres plus caverneux à des attaques plus brutes selon les besoins des compositions. Les guitares, souvent épaisses et mid-tempo, laissent parfois respirer les morceaux par des accélérations maîtrisées, maintenant l’attention de l’auditeur, comme sur "Carnage At The Margins" ou "Slaughter the Gerontocrats". Cette approche rappelle que le death metal, lorsqu’il est exécuté avec rigueur et conviction, peut encore se montrer percutant sans avoir recours à des artifices modernes ou à une surenchère technique.


Sans prétendre bouleverser les codes du genre, Death Never Sleeps s’impose comme un album solide, bien construit et cohérent, porté par des musiciens expérimentés qui savent exactement ce qu’ils veulent proposer. Glorious Depravity livre ici un très bon disque de death metal classique, honnête et efficace, qui trouvera aisément son public.





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