20057

CHRONIQUE PAR ...

100
Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 20 décembre 2025
Sa note : 14/20

LINE UP

-Jared Piñeiros
(chant+basse)

-Freddy Chacon
(guitare)

-Víctor Mejía
(batterie)

TRACKLIST

1) Thrash de asalto
2) Epidemia
3) Rastro infeccioso
4) Futura extinción
5) Elite del caos
6) Sádica posesión
7) MxPx
8) La peste
9) Brutalidad policial
10) Lobotomía

DISCOGRAPHIE


Toxic Soul - Visiones putrefactas
(2025) - thrash metal - Label : Punishment 18 Records



« Un, dos, tres, thrash ! » Est-ce l’amélioration des conditions d’enregistrement ou l’envie d’exprimer sa colère au sein de sociétés inéquitables ? Toujours est-il que des sections de thrash metal de qualité en provenance d’Amérique Latine déferlent depuis quelques années comme les fakes news dans un média d’extrême-droite. Le Chili, terreau fertile, fournit une grosse part de la cohorte, mais Toxic Soul prouve qu’en Équateur aussi, on a du savoir-faire en matière d’agression musicale.

Groupe formé à Guayaquil en 2010, Toxic Soul aura mis quinze ans à sortir son premier long format, à l’intitulé et au visuel trompeurs. Visiones putrefactas n’est pas une réalisation de death old school mais bien un manifeste de thrash metal, ainsi que l’indique sans ambiguïté "Thrash de asalto" en amorce quasi instrumentale : plans se succédant à toute blinde, guitares qui pilonnent du riff à la façon d’une machine-outil hors de contrôle, batterie mate qui appuie là où ça fait mal. La production est conforme aux standards contemporains, à la fois ronde et tranchante (si), sans réverbération excessive.
Le coup d’envoi est donné pour quarante minutes anaérobiques où les prises de respiration sont rares : l’exposition solennelle de "Futura extinción", les dialogues et les rires déments sur le final "Lobotomía" et une annonce anxiogène à l’entame de "Elite del caos", sur lequel le trio réussit l’exploit d’accélérer sur le refrain. Enfin, « refrain » est sans doute un terme abusif puisque la vitesse d’exécution est telle qu’il est souvent difficile de les distinguer des couplets, d’autant que le chant de Jared Piñeiros ne se distingue pas par un abus de modulations.
"Rastro infeccioso" et "Sádica posesión" déboulent tels des dragsters lâchés dans une pente à cent-vingt pour cent, tandis que "La Peste" se voit affublé d’un drôle de passage en harmoniques faisant songer à du thérémine. Quand ils existent, les solos sont brefs et chaotiques à la Rick Rozz, notamment sur "MxPx", le guitariste Freddy Chacon étant plus à son aise lorsqu’il aligne saccades et rafales sur les parties rythmiques. Avec ses deux compères, dont l’infatigable Victor Mejia derrière la batterie, il consent à ralentir légèrement l’allure sur les refrains de "Futura extinción", "Brutalidad policial" rescapé de la première démo et "Epidemia", le plus audible de la série - le titre hurlé trois fois de suite.


La nuance ? La délicatesse ? Les compromis ? Ces mots n'existent pas dans le langage vociféré par Toxic Soul. Le gang de Guayaquil ne fait pas dans la demi-mesure et y va à fond pour sa véritable entrée dans le grand bain bouillonnant du thrash latino. Sorte de croisement entre Vio-lence et le Kreator des eighties, les trois énervés offrent un recueil sous forme d’uppercut permanent, avare en mélodies mémorables mais suffisamment bien produit et virulent pour accrocher sans assommer. Si le résultat ne va pas sans une certaine uniformisation, il se révèle particulièrement percutant et devrait faire le bonheur du fan de violence vintage en concerts, a priori réservés au public local.



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