20041

CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 12 décembre 2025
Sa note : 17/20

LINE UP

-S
(chant+guitare+basse)

-D
(batterie)

A participé à l'enregistrement :

-Melissa "Jaded Lungs" Gray
(chant sur " And You Shall Know Perdition As Your Shrine")

TRACKLIST

1) So Spoke the Silent Stars
2) Slithering Serendipity
3) And You Shall Know Perdition As Your Shrine
4) The Womb of the World

DISCOGRAPHIE


Qrixkuor - The Womb of the World
(2025) - death metal occulte et orchestral - Label : Invictus Productions



« Lettre Q, fait ! »
Merci à Qrixkuor, grâce à leur divine intervention, voici mon alphabet métallique plus complet. On ne le répètera jamais assez, le Q malgré son incroyable sonorité est une lettre trop délaissée des langues européennes. Au-delà de ce menu détail, opaque, obscur, chape.


Qrixkuor appartient à la caste des groupes difficiles d’accès par l’épaisseur insoutenable de leur musique. Y apparaissent des entités aussi occultes que Teitanblood, duquel Qrixkuor est rapproché. À cause d’un son mat, dénué de détourage précis et insaisissable, la musique des Anglais échappe à nos sens. Pareillement elle nous plonge dans les abîmes du mal-être. Le malaise devient un langage en soi, le vecteur de communication d’une entité spectrale qui se refuse aux facilités de l’existence. Alors Teitanblood, mais nuances. Sur l’aspect technique. Le son de The Womb of the World est loin d’être rutilant, toutefois il s’éloigne à des kilomètres de la nasse dégueulasse que forment les artefacts sonores des Espagnols. Dense et intense, l’enveloppe sonore proposée bénéficie de suffisamment de définition pour ne pas sombrer dans l’agressivité pure.
En manque cependant. De tenue, de puissance, de dynamisme. The Womb of the World malgré ses intentions et l’intensité dégagée par ses compositions ne peut s’imposer par sa simple production, bien trop étêtée. Mal récurrent du monde du metal, on la regrette amèrement quand on constate les hauts et les bas qui construisent les quatre looooongues chansons de l’album. Elles auraient clairement gagné à plus de contrastes. Dommage, on l’espèrera sans trop y croire pour un prochain album. Car il ne s’agit pas d’un simple death metal occulte misant trop sur ses manquements dans la captation sonore. C’est du death metal sombre, crade mais bien trituré, multi-couches et presque progressif dans ses structures. The Womb of the World (ironie de l’Histoire, le titre rappelle The Dead of the World, et plus étrangement, The Eye of the World dans la littérature fantasy) empile les rythmes, varie les propos, distribue les orchestrations, excellemment tenues par S. D se contentant d’un rôle efficace à la batterie marqué par une agréable richesse dans le jeu, à défaut de s’asseoir sur une puissance implacable (coucou la production).
En cinquante minutes et quatre chapitres seulement, vous entrevoyez rapidement votre souffrance à venir au terme d’un grimoire privilégiant le jusqu’au-boutisme intellectuel à la raison et l’accessibilité. La combinaison death occulte et orchestrations rappelle qu’il existe toujours de nouvelles possibilités dans le metal extrême malgré la profusion de groupes et de sous-genres déjà existants. Et crée la nouveauté. Insoutenable ligne de crête qui se mérite étant donnée la mise en forme, toutefois nouveauté quoiqu’on en pense. Sans révolutionner les recettes, l’amalgame de sous-genres exigeants dans un tout méticuleusement arrangé crée la surprise tout en sonnant délicieusement rétro. Car il faut se fier aux apparences et Qrixkuor vous replonge immédiatement dans le début des années quatre-vingtèdix par l’absence de beau de la production. Priorité est faite à l’effondrement de votre psyché.


Ni virtuose ni extrémiste parmi les extrêmes, The Womb of the World impose un concept, une vision du metal extrême. Scélérat dans le bon sens du terme (y en a-t-il un ?) cet album siphonne votre raison pour la remplacer par l’essence de la folie. Pour public averti.





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