20010

CHRONIQUE PAR ...

3
TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 17 novembre 2025
Sa note : 15/20

LINE UP

-Sean Hickey
(chant+batterie)

-Dylan Wallace
(guitare)

-Nick Leslie
(guitare)

-Matt Leblanc
(basse)

TRACKLIST

1) A Moon Fused Key
2) Achromatopsia
3) Melancholia
4) A Turning Point
5) A Prellucid Prism
6) Sacred Swollen Glass
7) Blight
8) A Pale Palace
9) Vacant

DISCOGRAPHIE

Melancholia (2025)

Ancient Thrones - Melancholia
(2025) - death metal thrash metal - Label : Independent



O-bli-gé. Du genre, vraiment. Alors, comment il va Joey depuis tout ce temps ? Comment ça vous ne l’avez pas ? Mais merde, Matt Leblanc à la basse, quoi. La pure décharge de nostalgie. Pourtant Ancient Thrones n’en a probablement cure en ordre massif. On les comprend, car quel lien entre du death metal et Friends, si ce n’est cette mention de Carcass dans la saison sept ?

Melancholia, c’est avant tout un death metal hargneux, rapide, incisif. Pas brutal au sens qui va cogner le plus fort et le plus vite possible tout en hurlant à la mort dans tous les sens. Melancholia a ce sens de la rapidité sans forcer le côté brutal du metal extrême (ne vous inquiétez pas, le blast n'y est pas distribué à la légère pour autant). J’ai lu des rapprochements à un Vektor, mais nationalité mise à part, ce n’est pas pertinent… sauf si on met en parallèle, d’un côté, les dérives d’un chant volontairement accroché au registre criard repoussoir des patrons du thrash ultra-rapido-technique, et de l’autre, cette aspiration à enchaîner des riffs à toute berzingue dans une atmosphère parfois spatiale. Retenez toutefois que Ancient Thrones pratique une musique plus lourde même si moins véloce. Vous avez l’esprit au moins.
Surprise dans ce magma éruptif, les douceurs sont également de la partie. Pour preuve l’impeccablement polie chanson-titre qui survient après une double dose d’attaques franchement metal mortifères et pas franchement en volonté de vous épargner. C’est à porter au crédit d’un groupe qui non content de gérer lui-même sa sortie a passé cinq années à bûcher. Cela s’entend. Non seulement Melancholia démontre une horde en place instrumentalement, mais également parfaitement à l’aise dans ses compositions, maturées et mises à disposition à point. Suffisamment en confiance d’eux-mêmes pour assumer des incartades en dehors des clous, bien qu'on aurait préféré encore plus de folie instrumentale, objectif largement à leur portée étant donné l'étalage technique effectué.
À Vektor, il faudrait ajouter du Death période SymbolicThe Sound of Perseverance, avec un fort recours au tout dernier opus que les maîtres ont proposé à notre planète bien mal en point. Pour le chant, ce criard déjà évoqué bien que les rugosités death représentent bon an mal an la moitié des incarnations de la livraison. Et pour les riffs, ces enchaînements d’accords dont la technicité alliée à la quasi dissonance (mais jamais pleinement tapée) n’oublie jamais la mélodie. Car oui, les mélodies sont les grandes gagnantes inattendues de ce combat des chefs entre toutes les aspirations du quatuor. Présentes le long des quarante minutes et quelques (durée parfaite m’est avis) de la production, elles sont un véritable fil conducteur pour stabiliser la qualité et l’accroche d’une musique exigeante.


Difficile d’expliquer l’absence de label, si ce n’est un choix délibéré, pour un album à la production puissante et organique, aux chansons toutes aussi entraînantes les unes que les autres et diversifiées comme il faut pour emporter l’assentiment. Tout juste manque-t-il la micro-étincelle additionnelle qui ferait vraiment tout péter, mais c’est peanuts eu égard à l’ensemble des qualités accumulées.





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