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CHRONIQUE PAR ...

106
Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 29 juin 2024
Sa note : 13/20

LINE UP

-Guinnea Pig Champion
(chant+guitare)

-K. Lexau Alter
(guitare)

-Betty
(chant+basse)

-S. W. Macleod
(batterie)

TRACKLIST

1) In Cold Blood
2) Kings Of The Road
3) Rain Fire
4) Aces And Eights
5) Aftermath
6) Hell In My Head
7) Mainline Rock N' Roll
8) Bring Down The Hammer
9) Edge Of The Knife
10) The Fourth Horseman

DISCOGRAPHIE


Deathwish - The Fourth Horseman
(2024) - punk thrash metal - Label : Beer City Records



Quand on fait du thrash et qu’on nomme son album The Fourth Horseman, c’est couillu. Heureusement, le groupe est autant thrash que punk ou hardcore, ce qui le distingue vite de Metallica. En revanche, les gars, s’appeler Deathwish quand on officie dans votre style, c’est juste l’horreur. J’ai trouvé sur internet plein de groupes qui s’appellent comme vous en thrash, punk ou hardcore… Par contre, vous trouver vous, impossible.

Deathwish propose une sorte de death thrash rock’n’roll. C’est très enlevé, on pense parfois à du Motörhead en plus extrême, d’autant plus avec cette voix qui se déchire les cordes vocales (et un peu nos tympans par la même occasion, avouons-le). Il y a un côté punk dans cette énergie, dans certains riffs ou avec l’aspect revendicatif. Pour ma part, cela me rappelle les New Bomb Turks, un groupe de garage punk des années quatre-vingt-dix (pas sûr que cela vous aide comme référence). La musique est à la fois entraînante et agressive comme sait le faire le punk-rock. C’est surtout le chant qui nous rappelle le metal extrême (thrash ou black, pas facile à dire tant le mec semble se racler la chair pour chanter). En cela, le contrat de l’énergie est rempli pour la petite demi-heure que nous propose le groupe (soit dix morceaux, autant dire qu’on ne perd pas de temps pour palabrer).
Une fois le contexte posé, qu’est-ce que vaut réellement ce The Fourth Horseman ? Il faudra faire abstraction du chant (et du timbre) pour apprécier l’ensemble. Car cette voix semble sortie des Enfers, mais pas dans le bon sens du terme. Elle insuffle de l’énergie, mais cela sonne vraiment amateur et mal maîtrisé. En cela, le chanteur porte bien son surnom. Mais, en soi, le groupe fonctionne bien. Les chansons sont bien construites et efficaces. On a envie de bouger le crâne au son des riffs incisifs qui groovent bien comme il faut. La rythmique tient la barre et le son est tout à fait correct. Suffisamment crade pour le style, mais puissant pour tabasser nos oreilles. Le côté punk est assumé par la rareté des leads, mais les solos sont réussis, bien rock’n’roll, apportant un plus indéniable aux pistes. Reste un manque de refrains marquants et des morceaux qui se ressemblent trop pour vraiment nous faire adhérer.


The Fourth Horseman est un album bien foutu, bourré d’énergie. Il faudra accepter ce chant, véritable point noir sur cette galette. Dans la galaxie du thrash crossover, Deathwish a choisi un côté punk et rock’n’roll qui fonctionne bien, finalement plus original que la majeure partie des productions du genre.



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