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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 28 avril 2024
Sa note : 16/20

LINE UP

-Sabrina "Andromeda Anarchia" Penalva
(chant)

-Darren Hanson
(guitare)

-Zachary Ilya Ezrin
(guitare)

-Laurent David
(basse)

-Brendan McGowan
(batterie)

TRACKLIST

1) Anno Domina
2) Leck mich!
3) Die Unterwerfung
4) Küss mir die Füsse!
5) Algolagnia
6) Herrin der Schwerter
7) Das Peitschengedicht
8) Venus in Furs (The Velvet Underground cover)

DISCOGRAPHIE

Weibermacht (2024)

Folterkammer - Weibermacht
(2024) - black metal - Label : Century Media



-Chérie, à tout à l’heure, j’ai mon cours d’allemand !
-Mmmm… comme c’est étrange, ce soudain intérêt pour cette langue…
-Première puissance européenne… Et puis Madame Andromeda est une professeure exigeante…
-Exigeante…
-Très sérieuse, oui ! Nous étudions Aristote d’ailleurs en ce moment…

Mon niveau d’allemand est pauvre - ah toutes ces années d’études de la langue de Goethe en vain…- mais je jure que sur "Die Unterwerfung" - « La soumission », en français - Andromeda Anarchia prononce plusieurs fois le mot « Aristoteles » ! En revanche, soyons honnête, ce ne sont pas les mots qui m’ont le plus interpellé… Il faut me comprendre, je ne suis pas fait en pierre… Alors déjà, quand le fouet retentit à la fin d’ "Anno Domina", je me trouble un peu… Mais quand une dame, pas forcément hideuse, vous hurle dans les oreilles "Leck mich!" ou "Kiss mir die Füsse!" - je vous laisserai le soin de traduire, par souci de préservation de nos plus jeunes lecteurs - ça vous secoue… Surtout que, musicalement, Folterkammer, tient la route. Même si l’attraction principale de l’album, est, comme sur le précédent, Andromeda, une sorte de Myrkur pas sage, qui mangerait du Nina Hagen tous les matins au petit déjeuner. Le black metal mélodique développé par le quatuor d’instrumentistes est intéressant. Propre, un peu trop même, USBM oblige, mais accrocheur. Sur "Leck mich!", par exemple, les envolées lyriques de la chanteuse/hurleuse sont brillamment mises en avant par le jeu de la guitare lead, ainsi que par de discrets et judicieux chœurs. Il s’agit, avec "Algolagnia", du titre le plus abouti de l’album. Mais "Algolagnia"... parlons-en… Il s'agit, sans aucun doute, du point culminant de l’album.
Le temps de ce morceau, les vocalises maîtrisées d’Andromeda font place à… autre chose. Des hurlements reléguant ceux de Mark Osegueda sur "Mistress of Pain" - "Maîtresse de la douleur"… un hasard ? nous sachons ? - au rang de gentils souffles asthmatiques à la Jane Birkin. Commencé par la basse seule, ce titre prend de l’ampleur et la mélodie très myrkurienne se marie parfaitement aux cris suintant la folie. On n’est plus dans les bisous sur les pieds, là… La cadence rapide de l’ensemble donne le vertige et, lorsque la chanson se termine, on se demande ce qui nous est passé dessus… mais l’on saisit également ce que l’album aurait pu être et n’est pas. Même en passant sous silence "Das Peitschengedicht", en-dessous du reste, et la cover de "Venus in Furs", absolument pas adaptée aux furieux vocaux de notre démone en chef, la question se pose : dans quelle dimension serions-nous entrés si d’autres morceaux de l’album -pourtant globalement très bon - avaient atteint le degré d’incandescence d’"Algolagnia" ? Nous ne serions pas en train de  parler d’une œuvre maîtrisée et même brillante par moments, mais d’une pièce de tout premier choix, une ode à la folie égalant ce que les Virgin Prunes ont pu faire dans un autre registre… La maîtresse de cérémonie est-elle vocalement capable de pousser son organe dans les extrêmes le temps de trois ou quatre titres ? Alors que les fouets me lacèrent la peau et qu’elle a posé la pointe de sa chaussure sur mon nombril, je me prends à rêver à des demains encore plus douloureux…


Encore. Plus haut, plus vite et surtout, plus fort. Weibermacht met en appétit, "Algolagnia" déclenche même une faim gargantuesque. Folterkammer peut faire encore plus fou, sans sombrer dans le n’importe quoi, j’en suis persuadé ! En attendant l’avènement d’un BDSMBM total, je me contente de cette œuvre déjà bien folle. Comment ? M’accroupir ? Si c’est demandé aussi gentiment…





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