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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 25 avril 2024
Sa note : 15/20

LINE UP

-James McClellan Dorton III
(chant)

-Eric Alper
(guitare)

-Kee Poh Hock
(guitare)

-Zak Baskin
(basse)

-Joey Ferretti
(batterie)

TRACKLIST

1) Bloody-Tongued and Screaming
2) The Center that Cannot Hold
3) Living Hell
4) A Fine Manipulation
5) The Helix Unravels
6) Drag Yourself Along the Earth
7) Inglorious Impunity
8) The Ghost in the Mirror
9) Hoard the Trauma Like Wealth
10) Transfixed on the Work
11) Uncontrolled and Unfulfilled

DISCOGRAPHIE


Replacire - The Center that Cannot Hold
(2024) - death metal technique et rythmique - Label : Season Of Mist



Replacire, vous en conviendrez aisément, est un nom assez étrange. Remplacer ? Le feu ? La cire ? (bien que ça fonctionne beaucoup moins bien en anglais) Que nenni populace salace ! Eric Alper, à l’envers, et vous y êtes ! Si simple, si égocentrique. Mais ça a le mérite d’éveiller la curiosité tout autant que créer un mot tout à fait crédible pour le dictionnaire. D’ailleurs, que signifierait ce mot s’il y figurait ?

Content que vous posiez la question, car en voici une proposition de définition : du death technique à forte orientation rythmique. Ne vous attendez pas aux mélodies, ou aux solos enflammés auxquels le genre nous a habitué. Ici la star du show s’incarne dans le riff bourru. Il paraît que la volonté initiale du groupe pour la composition était d’enflammer les parterres à grand coup de moshpit. Ok, pourquoi pas. Mais ils précisent aussi que fabricants de death technique qu’ils sont, tout ne s’est évidemment pas limité à cette seule assertion. Et oui, on imagine bien l’enfer chaud dans lequel pourra se transformer la salle avec un public acquis à sa cause (ce que semble attester une première tournée en tête d’affiche en préparation). Pour autant, avec le déluge de changements de rythmes qui nous assaille, il faudra que tout le monde soit attentif en parallèle. Dure vie de mosheur.
Et sans mélodie, comment faire pour accrocher les auditeurs ? Déjà, on en met quand même un peu de temps à autre. Comme ça, un peu cachée. Dans les détours des chansons. Prenez "Drag Yourself Along the Earth", de menues mélodies résident dans les replis rythmiques. Et c’est bien. Mais court. Donc partez prévenus, le chemin vers la fin est ardu, tordu. Tout comme n’espérez pas des solos pour vous récompenser. Certes, comme les mélodies, ils se terrent, tapis derrière les méandres des syncopes, mais jamais ils ne représenteront un aspect fondamental de The Center that Cannot Hold (quel titre bien étrange soit dit en passant). Et se faisant, notre esprit vagabonde. Ah ! Et si… Gorod ? Oh oui, Gorod ! Non pas une copie des Bordelais, tâche colossale et effrayante pour ses exécutants, mais un sentiment diffus qui nous les rappelle. Donc oui Gorod, un peu, entre ses rythmiques appuyées, proches de la syncope et les atours des mélodies et solos fugaces.
Puis pourquoi pas une louchette de Textures également, ou d’autres groupes djent inconnus à ma culture. Non point que Replacire place la barre aussi haute dans la syncope, on reste dans le royaume du death metal, à distance respectable du slam également. Mais pareil que pour Gorod, en plus ténu encore, des pointes, des humeurs pointues de-ci de-là. Cela concourt parfaitement à la description de death technique et rythmique accolée en début de texte, merci monsieur le chroniqueur pour votre cohérence. Ajoutez à cela un élément, non pas totalement inattendu et encore moins inédit, mais qui finalement se faisait attendre car il met trois bonnes pistes avant d’arriver dans la conversation : le chant clair. Ackerfeldtien/ Schmidtien (Disillusion) dans son timbre, pas exactement au niveau néanmoins, il revient régulièrement à défaut d’être fréquent. Une aération certainement bienvenue pour de nombreux païens du death, mais pas nécessairement indispensable à l’ensemble tant la lourdeur rythmique exigerait un confinement strict au growl rageur de James Dorton, parfaitement adapté au style pratiqué, éructeur en chef avec conviction.


Eric Alper tape fort et bien. Les nombreuses péripéties liées au covid (l’album aurait dû être enregistré en 2020) ne l’ont pas empêché de rendre une superbe copie à laquelle on demandera simplement d’être encore plus intense pour prétendre à plus haut. Et une pochette aux couleurs douteuses… Bravo.





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