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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 24 avril 2024
Sa note : 12/20

LINE UP

-Pandu Herlambang
(chant)

-Ako Aryo Widodo
(guitare)

-Yohanes Mahatmo Suryo Widiasmoro
(basse)

-Rama Maulana
(batterie)

TRACKLIST

1) The Obscure Realm
2) Dogma Weakened Souls
3) Malicious Catastrophe
4) Obliterate the Sanctified
5) Preaching Above Depravity
6) Demonic Paradise
7) When the Darkthrone Reigns
8) Pseudo Salvation
9) ...of Condemnation
10) Delusions of the Unholy

DISCOGRAPHIE


Anthropophagus Depravity - Demonic Paradise
(2024) - brutal death - Label : Comatose Music



Décidément, l’Indonésie semble avoir un GROS problème avec la douceur. Les sorties metal en provenance de l’archipel semblent en effet donner la grosse part belle à la brutalité sévère. Et ce n’est absolument pas ce Demonic Paradise qui me contredira. Porté par une volonté de se défaire du bien, cet album va vous défoncer (les cages à miel).

Défonce en ordre ou dans le bordel généralisé ? Les connaisseurs de la scène indonésienne sauront d’avance que les productions touchant terre en Occident sont portées par des prédispositions techniques solides, et celle qui nous concerne ne fait pas exception. La batterie cogne dur, fort et en rythme. Les riffs sont gras et riches, le chant caverneux au possible (et plat...). Bref, nous sommes en présence d’un adepte de Suffocation. Sans en posséder (évidemment) tout son raffinement, Antropophagus Depravity se permet des compositions agréables à défaut d’être variées. Le lourd passage sur "Malicious Catastrophe" ressort d’autant plus de la masse qu’il est isolé. La très grande majorité du reste du temps, blasts et roulements de double pédale confondus par des riffs supersoniques s’échineront à assassiner vos oreilles.
Pour un amateur de brutal death, la potion passera bien, même si on regrette un manque flagrant de diversité tout autant qu’une production certes très grasse et adaptée au genre, mais a tendance faire sonner la grosse caisse particulièrement métallique (si si) selon votre système d’écoute. De manière générale la batterie est trop en avant, coucou madame caisse claire, l’intelligibilité de la guitare en prenant un coup. Pour le reste, RAS au SAV. Le quatuor s’acquitte de sa tâche avec brio, maîtrise ses codes. N’en attendez donc pas autre chose qu’une sérieuse rasade de brutal death, limitée à trente-et-une minutes, ce qui n’est pas idiot tant le style peut trop facilement se transformer en abattoir mental sur un intervalle de temps très restreint. Et sorti de ça… ben sorti de ça rien. Voilà. Queud. Un album qui se contente de son carcan, cela a son charme et ses amateurs. Et bien plus ses détracteurs, surtout dans un sous-genre dont la brutalité consubstantielle ne permet pas la flânerie hasardeuse.


Solide et brutal, Demonic Paradise remplit les cases minimales. Il n’ouvre aucune porte nouvelle, fait preuve de sérieux sans génie dans son application du dictionnaire brutal death, et de fait s’aliène quiconque n’entend rien au genre.





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