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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 27 mars 2024
Sa note : 16/20

LINE UP

-Andrii Pechatkin
(chant)

-Mykhailo Bogaichuk
(guitare)

-Oleksii "Zlatoyar" Kobel
(basse)

-???
(instruments folk)

-???
(batterie)

TRACKLIST

1) Descending
2) The Era of Stagnant Gods
3) Todestrieb
4) Opulent mirage
5) The Mortality Archway
6) Ascending
7) Lightkeeper
8) Celestial Shrine
9) Dissolving

DISCOGRAPHIE


Waidelotte - Celestial Shrine
(2024) - death metal black metal Folk urbain - Label : Debemur Morti Productions



Sorti des steppes ruthènes, Waidelotte compte bien apporter de l’air frais au paysage black metal (et death) qui semble comme sclérosé depuis plusieurs années. Armé pour cela d’une approche folk tout autant que touche-à-tout avec des membres ayant traîné leurs guêtres dans rien moins que Soen, White Ward, Naoni Orchestra (rien moins qu’un orchestre ukrainien de renom !), Тінь Сонця (étonnamment, du power/folk) et Solar Kollapse (du rock alternatif), le collectif ukrainien semble inarrêtable.

C’est-à-dire qu’en matière de CV imposant, on est pas mal là. Nous connaissons déjà les super-groupes, congrégations d’artistes tous établis dans leur genre via des formations préalables et qui se mettent ensemble pour jammer/capitaliser sur leurs noms/produire de la mauvaise musique (ne rayez aucune mention inutile). Ici, pourquoi pas évoquer la notion de super-groupe, ok, mais ce qui frappe surtout c’est la diversité totalement improbable des passifs. Du black tendance post, du metal/rock prog, on gère. Du rock alternatif ou du power/folk, on digère. De l’orchestre, on sidère ! Bref, une initiative qui rend curieux de base sur le papier. Surtout que la forme prise par l’incarnation musicale, du black metal mêlé de death, intrigue. Comment des musiciens aux origines aussi diverses, et pour certains totalement hors de la sphère metal vont-ils digérer les affres de l’extrême ? D’autant que Waidelotte n’y va pas avec le dos de la cuillère sur la brutalité.
Très rapidement, nous comprenons une chose : Oleksii "Zlatoyar" Kobe bassiste de son état est le compositeur principal et cela s’entend très nettement. Amateurs de l’instrument noblement profond, le jour de gloire est arrivé ! Imaginez un croisement entre les envolées des lignes de !T.O.O.H.! et Pavor dans un ensemble plus black. C’est proprement merveilleux ! Il est enthousiasmant d’entendre une basse aussi sèche, précise et virtuose d’autant qu’elle a la contenance de ne pas s’étaler uniquement pour se mettre en lumière, elle cherche la mélodie. Gros gros marqueur et point fort de l’album. Quasiment aussi rapidement, nous comprenons un autre point : l’orchestre. Non, il n’est pas présent par dizaines, mais les apparitions fugaces d’instruments folk parsèment les compositions. Et c’est là que le Naoni Orchestra prend sa saveur et sa justification s’il était besoin.
Ces touches folk orchestrales rapprochent de fait les Ukrainiens de leurs cousins honnis russes par l’entremise d’un Grima ou d’un Arkona. Et donc Waidelotte s’il fallait le définir apparaît comme un croisement inattendu entre !T.O.O.H.! et Arkona. Rien que ça. Sauf que l’addition n’est pas complète. L’approche moderne des riffs ne cadre pas totalement avec les groupes russes. Il faut ajouter dans la balance une composante locale, plus mélancolique et urbaine : Dymna Lotva. Voilà. Vous avez l’étendue du spectre couvert. Musicalement, le tout se tient fièrement même si bien sûr il faudra faire montre d’une persévérance conquise afin de digérer tout ce qui nous est proposé car les sautes de registres au sein d’une même chanson sont monnaie courante, les incartades folk et acoustiques faisant partie de l’ADN de la troupe. Ajoutez à ça que vous ne serez pas aidé par le chant qui oscille entre black, death, clair, féminin, déclamé, susurré. Bref, le bordel.


Vous aimez le bordel de toute façon, non ? Alors si oui, alors oui. Mais si non, un bon gros non. Caché au milieu de tout ça, il y a réellement un élément de pure réjouissance à entendre une musique aussi peu endimanchée à la recherche des limites de la bonne tenue. La basse est formidable et les interventions plus locales parviennent à presser le cœur.





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