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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 18 novembre 2023
Sa note : 16/20

LINE UP

-Omega
(chant+guitare)

-Kharon
(guitare)

-Svart
(basse)

-Damian
(batterie)

A participé à l'enregistrement :

-Völva
(chant)

TRACKLIST

1) Ceux qui viennent d'en-haut
2) Litany of Iah
3) An Ancient Age
4) The Passenger of Nout
5) The Eternal Confinement
6) Apophis

DISCOGRAPHIE

Litany of Iah (2023)

Obsidyen - Litany of Iah



Minuit, du côté du château de Penne. Un spectre se dresse devant les amateurs de sensations fortes.
- Ben alors, tu dis pas « Ouououh je suis le fantôme ! » ? Vas-y quoi ! Fais-moi peur ! En tout cas, essaye ! Parce que des spectres comme toi… j’en ai vu à la pelle !
- Euh… c’est le spectre d’Obsidyen là… je serais toi, je ferais g…
- Allez quoi, viens là, ectoplasme à deux balles !
Pam !
- Mais ! Il m’a mis une droite le con ! Ça vaut pas, ça !
- Je t’avais prévenu…

On associe souvent, et naturellement, black atmo et/ou post-black avec blasts à n’en plus finir et clusters de guitares dont la monotonie débouche sur une sensation d’ennui et de manque de consistance - qui a dit Der Weg Einer Freiheit [ndlr : personne.]? C’est pas moi, je vous jure ! Fort heureusement, il y a de belles exceptions et les Albigeois d’Obsidyen en font partie. Si le patron récurrent de la musique entendue sur Litany of Iah, leur deuxième méfait, ne s’écarte pas radicalement de la recette « blast+mur de guitares », Obsidyen se différencie néanmoins du groupe de black atmo lambda par plusieurs aspects. Le quatuor sait se montrer massif et tranchant, car il incorpore des vrais morceaux de riffs dans certaines de ses compositions. Varié également. Plus l’on s’enfonce dans cette Litanie, plus les guitares nous montrent l’étendue de leur possibilité, allant de l’arpège délicat au riff incisif, donc, en passant par des accords dissonants. La batterie n’est pas en reste. Loin de se cantonner à un blast à la con, Damian et sa double pédale nous gratifient de patterns plus complexes et de breaks intéressants. Bref, ici, « atmo » ne rime pas avec « chiant », mais qu’on ne s’y trompe pas : le but principal de l’œuvre est bien la création d’une ambiance spéciale. Occulte, mystique et incantatoire. Elle rappelle en cela The Great Old Ones - l'album se clôt d’ailleurs sur des paroles en français qui rappellent l’ouverture de Tekeli-Li via "Je ne suis pas fou".
Une petite odeur de poulpe géant nous titille les narines durant tout l’album mais, en comparaison avec les Bordelais, Obisdyen varie plus son propos. Litany of Iah est constitué de deux parties. Les morceaux de la première sont relativement faciles d’accès. L’orientalisant "An Ancient Age" s’avère accrocheur, à la manière du Melechesh des bons soirs, mais cette première grosse moitié atteint son point culminant avec le remarquable "The Passenger of Nout". Le plus accessible des titres de l’album, et, comme souvent, le plus efficace, est constitué de mélodies prenantes et monte peu à peu en pression pour devenir bouillant et très séduisant au fil des minutes. La seconde partie de Litany of Iah ne comporte que deux titres mais dure vingt minutes. Vous l’aurez compris, "The Eternal Confinement" et "Apophis" nécessitent plus d’une écoute pour l’apprivoiser, mais la persévérance vaut la peine puisque leur richesse se dévoile progressivement à l’auditeur patient. On notera le faux fade-out du premier nommé, où les musiciens font semblant de manquer d’inspiration pour la fin du titre, avant de plaquer quelques notes reprenant le motif principal du morceau mais en version soft et dark. Autre détail intéressant : l’usage parcimonieux et judicieux des vocaux féminins que l’on retrouve périodiquement tout au long de l’œuvre. Ils contribuent à créer ce climat spécial et dérangeant dans lequel baigne l’ensemble de cette belle litanie.

Obsidyen sort un deuxième album personnel, dans lequel les Albigeois se sont attachés à créer une ambiance inquiétante, coller quelques mandales riffesques et varier leur musique. Le résultat s’avère probant. Si vous cherchez du black-metal construit, costaud et pictural, foncez sur Litany of Iah, vous ne le regretterez pas !





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